Valdi : une réponse forte au recyclage des piles au cœur de la France

Le 31 mai 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Créé il y a 190 ans, le site de Commentry en Allier était tout d’abord dédié à la verrerie puis à l’aciérie avant de se spécialiser dans les aciers rapides durant les années 1950 avec Erasteel. Fort de cette haute technicité, le site de Commentry vit actuellement une étape majeure de son évolution en accueillant Valdi qui vient compléter ses activités. Le recyclage des piles, catalyseurs pétroliers et oxydes métalliques permettra au site d’avoir sur place une partie de ses matières premières pour la fabrication de ses aciers rapides. Dès 2017, Commentry aura la plus forte capacité de traitement en Europe reposant sur la pyrométallurgie (à savoir la fusion des piles, à haute température), seule technologie qui assure 100 % de valorisation des métaux issus des piles usagées.

Le recyclage des piles : une chance pour l’Allier, un enjeu en France

Actuellement, environ 38 % des piles intègrent le circuit du recyclage. 30 % sont mises de côté dans les foyers et le reste est encore mis en décharge. Atteindre 45 % de collecte des piles commercialisées en Europe, tel est l’enjeu actuellement posé par la directive européenne transposée en France en 2009.

Pour Emmanuel Toussaint Dauvergne, directeur général de SCRELEC, un des 2 éco-organismes chargé de la collecte des piles, « Valdi est un site pilote. Le recyclage des piles en France doit être majoré, plutôt que de faire partir les piles en Espagne. Valdi, par son expertise et son ingénierie, permettra de recycler français, dans de grands volumes ». Une préoccupation partagée par les SICTOMs présents lors de la visite : « Il est important pour nous que les déchets soient traités dans l’Allier : cela permet de réduire les temps de transport. Et plus largement, c’est bénéfique pour tous avec la création d’emplois : on est en plein dans l’économie circulaire » explique Sylvain Petit-Jean du SICTOM Sud Allier.

Valdi : un apport éco-responsable et social

Sur les 20 hectares du site, quasiment tous les espaces sont réaménagés, transformés pour accueillir des équipements dédiés au recyclage des piles. Dès son étude par les équipes d’Erasteel, l’ensemble des composantes environnementales a été pris en compte. 40 % du budget total des travaux est consacré à la maîtrise et à la réduction des impacts liés au bruit, aux poussières ou pouvant toucher l’eau.

A titre d’exemple, le bassin de rétention des eaux, en amont de la station d’épuration qui traitera l’ensemble des eaux du site, est dimensionné avec de grandes marges de sécurité pour permettre de réguler la sortie des eaux en milieu naturel, de s’adapter aux niveaux d’étiage de la rivière et donc de préserver son éco- système. « Pour un tel site, au cœur du recyclage et de l’économie circulaire, bénéficiant de l’expertise du groupe ERAMET, il nous semblait nécessaire d’aller plus loin, au-delà des obligations réglementaires » indique Raphaël Baret, chef de projet en charge de l’implantation de Valdi à Commentry.

Un article AuvergneRhoneAlpes.info

Révolution ?

Le 30 mai 2016, par Christophe Siébert

« Le terrorisme gauchiste et le terrorisme étatique, quoique que leurs mobiles soient incomparables, sont les deux mâchoires du même piège à con. »
(Jean-Patrick Manchette, Nada)

Je ne suis pas révolutionnaire dans la mesure où, si se déclenche une Révolution, je resterai chez moi car la violence physique me fait peur et que ce monde-là ne me déplaît pas suffisamment, et qu’un autre monde possible ne m’attire pas suffisamment, pour risquer de prendre des coups, risquer d’en donner, risquer de mourir, risquer de tuer. Autrement dit je suis un modéré, un tiède, ou un lâche.

Ce qui ne m’empêche pas d’observer avec beaucoup d’intérêt les gens qui en ce moment se battent contre une loi qui me semble, pour ce que j’en ai lu, injuste (mais qui ne me concerne en rien, moi qui suis écrivain, pas salarié), et qui est surtout le prétexte, la goutte qui fait déborder le vase plein de merde et qu’il était temps de vider.

Je ne suis pas non plus anti-flic car je continue de croire que la police est là pour empêcher toutes sortes de salopards de me faire du mal – pourtant quand je vois un policier en tenue, le premier sentiment que j’éprouve c’est de la méfiance, et j’aimerais que ça change, c’est-à-dire que la police choisisse d’être non plus la valetaille du pouvoir mais la protection du peuple.

Ce long préambule était nécessaire, afin que le lecteur comprenne qui je suis avant que je donne mon opinion sur LA VIOLENCE DANS LES MANIFESTATIONS.

Spectacle de la répression

Je vois toutes sortes de vidéos supposées montrer les exactions de policiers violents ou abusant de leur pouvoir ; j’en vois d’autres supposées montrer les actes violents de casseurs.

J’en ai visionné deux, récemment, qui me semblent emblématiques. L’une montre un policier tirant un projectile en direction de la personne qui filme, tandis qu’un manifestant répète à plusieurs reprises, de façon très audible : « tir tendu, c’est interdit ! », comme s’il se trouvait sur un terrain de sport et qu’il signalait, à l’attention de l’arbitre, une faute qu’aurait commise un joueur de l’équipe adverse. C’est touchant, j’ai l’impression de voir mon fils qui, se faisant bousculer dans la cour alors que l’instituteur a le dos tourné, prend conscience que les règles sont un consensus et pas une loi naturelle.

L’autre vidéo est très connue, il s’agit de celle qui montre une voiture de police se faire aborder et incendier, tandis que le policier qui en sort fait preuve de sang-froid face à la personne qui cherche l’affrontement avec lui, puis s’éloigne sans précipitation et en recueillant au passage des marques de sympathie de la part de quelques manifestants. Et on me présente ces vidéos comme des illustrations de la VIOLENCE POLICIÈRE dans un cas, de la VIOLENCE DES CASSEURS dans un autre. C’est quand je vois ça que je me dis que la Révolution n’est pas près de se produire, pas encore.

Actuellement, compte tenu de leur équipement et de leur armement, la riposte policière est d’une modération extrême – elle est très exactement à la mesure de ce que pense le gouvernement de ce mouvement populaire : un spectacle de répression, pour répondre à un spectacle de révolte, une manière de faire baisser la fièvre, un défoulement sans conséquence sérieuse, le monde continuera de tourner, chacun restant à sa place. Ceux qui sont dans la rue retourneront à leurs postes de travail et dans leurs maisons, ceux qui sont au gouvernement y resteront, ceux qui possèdent les moyens de production demeureront les maîtres, ceux qui doivent travailler pour vivre seront un peu plus inconsolables, un peu plus fatigués.

À la minute même où le gouvernement décidera que la récréation est finie, elle sera terminée.

Attaquer un policier armé et protégé comme pour aller à la guerre avec une baguette en plastique souple ?! Mais enfin, redescendez sur Terre ! Si ce policier effectue des parades à l’aide de ses avant-bras, c’est uniquement pour faire plaisir au jeune homme énervé qu’il a en face de lui ! C’est par sympathie pure, pour ne pas le vexer, comme quand mon père faisait semblant d’avoir mal quand nous jouions à la bagarre !

Romantisme ou insurrection

Non, je ne vois nulle violence dans les actions de ceux qu’on appelle les Casseurs, et qui selon moi méritent autre mot : INSURGÉS. C’est en tout cas ainsi que Hugo les appelait en 1848.

Tout ce que je vois pour l’instant, c’est de l’excitation, du romantisme. Quand ils utiliseront des fusils d’assaut, quand ils foutront le feu aux voitures de police non pas par inadvertance mais pour en faire sortir les occupants afin de mieux les massacrer à la hache, quand ils attaqueront les commissariats pour en piller l’armurerie, quand il casseront non plus des vitrines de banques mais des crânes de banquiers là, oui, on pourra parler de violence et ce sera, à ce moment-là, la possibilité de la Révolution.

Je dois quand même signaler que quelques vidéos, montrant des manifestant roués de coups, montrant surtout – c’est nouveau, je n’avais jamais vu ça encore – des policiers passés à tabac, frappés à coups de pieds dans la tête jusqu’à perdre conscience alors qu’ils sont à terre, laissent penser à une escalade, à un point de rupture qui approche, à la possibilité que la violence réelle éclate.

Mais l’élément déclenchant de la Révolution ne sera pas la mort sporadique d’un ou plusieurs policiers, parce qu’ils sont aussi remplaçable que les autres travailleurs, et que le gouvernement n’accorde pas un prix immense à leur vie. Les auteurs de meurtres seront bien sûr individuellement punis, et sans doute très sévèrement, mais ça n’ira pas plus loin, pas tant que les policiers demeureront obéissant et se laisseront tuer de temps en temps sans proposer de réponse proportionnée, c’est-à-dire du hachis de manifestant à l’arme lourde pour chaque flic mort.

L’élément déclenchant de la Révolution sera le moment où les policiers feront feu sur la foule pour protéger leur vie. Mais, pour que ce moment-là arrive, il faut que la foule progresse encore beaucoup en désespoir, en colère, en peur et en certitude de n’avoir plus rien à perdre.

R.I.V.E : des bougies uniques faites main à Lyon

Le 26 mai 2016, par Marie Cartigny

Et si la création d’une petite entreprise se racontait comme un conte d’Andersen ? Claire serait la princesse au petit pois… Tout simplement parce qu’un soir de Noël 2015, elle offre à sa famille et à ses amis des bougies, confectionnées par ses petites mains à base de boîtes de conserve de petits pois, récupérées dans ses placards. C’est l’histoire de R.I.V.E que PressNut va vous conter…

Claire m’a particulièrement touchée lors de notre interview, sa sincérité d’abord sur ses difficultés à trouver un emploi en tant qu’architecte après sa formation puis les ressources en terme de créativité et d’ingéniosité dont elle a tiré parties pour créer sa propre entreprise.

Évidemment, sans les encouragements de ses proches et le coup de pouce marketing d’Etsy, les bougies de Claire n’auraient pas connu le même engouement auprès de ses clients friands du concept fait main made in France.

Ses bougies sont fabriquées de manière artisanale à base de cire de soja végétale sans OGM, une qualité de cire à la fonte incomparable à celle de la paraffine. Mais l’originalité de ses bougies tient plus au graphisme qui vient décorer les fameuses boîtes de conserves de petits pois du départ. Claire s’amuse à personnaliser chaque série de bougies en y ajoutant un texte poétique, humoristique ou emblématique. C’est ainsi qu’en alignant trois bougies, nous pouvons lire cette petite phrase : « En attendant l’été, prendre le temps de faire un vœu »…

R.I.V.E : R pour réemploi, I pour inspiration, V pour vintage, E pour exclusive

Je comprends qu’Etsy, la communauté mondiale du fait main, ait choisi comme finaliste cette jeune entreprise lyonnaise pour être exposée d’abord au BHV du Marais puis tout le mois de juin 2016 aux Galeries Lafayette Haussmann à Paris. Ces deux opportunités ont permis à R.I.V.E, éloge au fleuve et aux berges du Rhône, de se développer et de proposer dans l’avenir une autre senteur (venue directement de Grasse) que celle de fleur de coton. Claire veut également que les adeptes des bougies s’approprient l’objet en le personnalisant eux-mêmes.

Parallèlement à son activité d’architecte, Claire, aidée de son compagnon et d’amis, a déjà confectionné dans son appartement lyonnais plus de 600 bougies pour faire face à la demande des deux grandes enseignes parisiennes. Pari réussi et ceci en partie grâce à Etsy. Après ce témoignage, je conseille aux jeunes créateurs de devenir vendeurs par le biais de cette plate-forme qui non seulement permet d’ouvrir une boutique en ligne à moindre coût et qui génère également des événements d’envergure permettant le développement d’une petite entreprise. Avis aux jeunes pousses créatrices !

Dans les coulisses d’un sex-shop en ligne

Le 25 mai 2016, par Thomas Fauveau

C’est un drôle de rendez-vous que j’ai aujourd’hui. J’avoue que je ne sais pas trop à quoi m’attendre car je dois rencontrer le webmaster d’un sex-shop en ligne. A travers les ruelles étroites de la vieille ville de Clermont-Ferrand, je trace mon chemin jusqu’à un immeuble en pierre de lave. C’est là, dans les bureaux situés au quatrième étage, que je rencontre un certain David. Ici est géré l’un des 10 sex-shop en ligne incontournables de France.

PressNut : alors, c’est ici que tout se passe ? Où sont donc les fouets, godes et autres accessoires BDSM ?

David : je te rassure tout de suite, ici nous nous occupons de la communication, du design et du marketing. Notre société possède également des bureaux dans le sud de la France d’où sont gérées toutes les expéditions ainsi que le développement informatique.

PressNut : en quelle année a été créé le site Rue des Plaisirs ?

David : il y a une quinzaine d’année, en 2001 avec l’essor du commerce en ligne. Notre société, qui est une agence de développement de e-commerce a repris le site en mars 2015. Nous avons trouvé rigolo de vendre des love toys sur Internet.

PressNut : vous vous positionnez comment ?

David : nous sommes l’un des dix sexshop en ligne français un peu incontournables. Quand nous l’avons repris, nous avons refondu tout le design du site et nous l’avons rendu responsive, car les ventes sur mobile et sur tablette représentent près de 50 %.

PressNut : vous avez enrichi la gamme de produits ?

David : oui, j’ai personnellement rentré beaucoup de lingerie. C’est un pôle que je voulais agrandir.

PressNut : tu es fétichiste de lingerie ?

David : on peut dire ça (rires). Mais c’est un poste qui me semblait intéressant car cela permet d’attirer des gens qui ne connaissent pas forcement les love-toys. En France c’est encore un peu caché. On est resté avec la vieille image du sex-shop planqué derrière un rideau miteux avec un panneau rouge qui clignote, alors que dans d’autres pays d’Europe, ce n’est pas du tout le cas.

PressNut : comment est la clientèle ?

David : elle est issue de toute la France et même des pays étrangers. Nous livrons beaucoup en Israël, au Canada, énormément dans les DOM-TOM et même dans les pays du Maghreb. Les belges et les Suisses sont, proximité oblige, de très bons clients. Enfin, par l’intermédiaire de certaines marketplaces nous vendons dans le monde entier.

Les love-toys bientôt remboursés par la sécu ?

PressNut : et la tranche d’âge ?

David : de 0 à 18 ans c’est 0% et heureusement car c’est réservé à un public adulte. De 18 à 25 ans, 8 %. De 25 à 35 ans, 27 %. de 35 à 50 ans 26 % et de 60 à 70 ans nous sommes à 10 %. Au delà de 70 ans nous sommes à 29 % mais je pense que ce sont des gens qui mentent sur leur âge ou alors nous sommes dans un pays où les retraités se portent plutôt pas mal.

PressNut : un sex-shop en ligne, ça se gère comme n’importe quel site de e-commerce ?

David : pas tout à fait. Il y a certaines spécificités que certains clients ne conçoivent pas toujours. Notamment les retours produits. Nous avons tous déjà commandé des vêtements et demandé la taille en dessous ou au dessus. Et bien nous avons certains clients qui nous disent « écoutez, le sex-toy que nous avons acheté, on l’a essayé, il est trop gros, on aimerait bien avoir la taille en dessous ». Malheureusement ce n’est pas possible car nous ne sommes pas dans un magasin de chaussures et la loi ne nous autorise pas à échanger ces produits qui sont considérés comme des produits pharmaceutiques. Mais nous faisons parfois des gestes commerciaux.

PressNut : quelle est la tendance du moment ?

David : incontestablement c’est le Womanizer, un vibromasseur, à priori plutôt pour les femmes clitoridiennes. Il ressemble à un petit aspirateur et son taux de satisfaction approche les 99 %. Enfin c’est ce qu’on m’a dit.

PressNut : et pour les hommes ?

David : là aussi ce sont les masturbateurs qui marchent bien. Certains sont moulés sur le corps d’actrices bien connues. Nous avons été stupéfaits par un produit que nous venons de rentrer le TwerkingButt Deluxe, un masturbateur très innovant et très moderne puisque l’utilisateur a un casque de réalité virtuelle sur la tête et un fessier moulé en silicone qui, parait-il, donne des sensations plus vraies que nature. Il est chauffant et il vibre au rythme de la musique.

PressNut : une anecdote pour finir ?

David : un jour un client voulait un produit que je ne connaissais pas. Je lui ai demandé un mail pour lui répondre et c’était un truc du style « lasuceusedeputeaux », le genre de mail qu’on n’utilise pas pour s’inscrire sur Pôle emploi, tu vois (rires)… Sinon nous avons aussi des clients très décomplexés qui nous appellent pour nous dire : « c’est génial votre truc ! Ça marche super bien ! » Ça fait toujours plaisir d’avoir des retours…

La vidéo de présentation du TwerkingButt Deluxe est tellement rigolote qu’on a souhaité vous la faire partager :

Thiers prend les rênes de la coutellerie mondiale

Le 24 mai 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

C’était un pari osé. Il est réussi. Les Rencontres Mondiales de la Coutellerie, baptisées « Thiers Meetings », ont généré d’excellents échanges entre la dizaine de pays représentés, tant sur le plan économique que culturel. La prochaine édition est d’ores et déjà prévu du 17 au 20 mai 2018. Explications

C’est à nouveau Thiers (Puy-de-Dôme) qui accueillera les 2èmes rencontres mondiales des capitales de la coutellerie, en 2018. En effet, la dizaine de villes ou de bassins couteliers réunis cette fin de semaine autour d’un temps d’échanges sur les pratiques professionnelles des métiers de la coutellerie a donné lieu à un satisfecit unanime. Tout comme la convention d’affaires internationale concernant la sous-traitance des métiers de la coutellerie, qui a généré 651 rendez vous.

Cet événement, qui n’existait nulle part à cette échelle, va donc s’installer comme une référence et permettre progressivement des flux commerciaux importants pour Thiers et les différentes capitales coutelières.

Réseau économique et culturel en devenir

Claude Nowotny, maire de la cité, se félicitait, en marge de la manifestation des retombées positives, sur le plan économique et touristique. Il a d’ailleurs signé un protocole d’engagement avec Zlatoust, en Russie, s’agissant de la formation des jeunes couteliers. Cette ville de l’Oural a en effet, marqué son intérêt pour le Centre de Formation par Apprentissage de Thiers.

Mais c’est aussi un réseau culturel qui va s’établir. Le musée de la coutellerie de Thiers envisage l’aménagement de vitrines d’exposition de pièces pour la République Tchèque, l’Italie et l’Espagne qui vont en faire autant de leur côté. Les délégations vont à leur tour recevoir la ville de Thiers cet été pour prolonger « Thiers Meetings ».

2018 en préparation

« Thiers Meetings » est déjà sur les rails pour 2018. La seconde édition aura lieu du 17 au 20 mai. L’ambition affichée est de doubler le nombre de pays représentés à Thiers. Pour les professionnels, de signer davantage de contrats. Et pour la ville, de transformer l’essai, en s’imposant comme LA capitale mondiale de la coutellerie.

Chaâba, du bled au bidonville, le 23 mai dernier sur F3 Rhône-Alpes

Le 23 mai 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Dans le dialecte sétifien, le mot « chaâba » signifie « endroit perdu, trou, nulle part, no man’s land… ». Mais le chaâba a été le lieu de vie de 1949 à 1967 d’une trentaine de familles algériennes venues en France métropolitaine au sortir de la seconde guerre mondiale pour travailler, participer à la reconstruction du pays.

Ce documentaire diffusé le 23 mai dernier après Soir 3 retrace l’histoire de ces primo-arrivants, de leur implantation dans la cité villeurbannaise pour mieux connaitre de l’intérieur l’histoire de ce bidonville.

Retrouver la mémoire de ces femmes et de ces hommes…

Pourquoi et comment sont-ils venus ? Comment ont-ils vécu cette histoire ? Comment ont-ils été accueillis ? Quelles relations entretenaient-ils avec la France métropolitaine ? Comment ont-ils vécu la guerre d’Algérie et l’indépendance ? Que reste-t-il aujourd’hui du mythe du retour et que reste-t-il du chaâba ?

Retrouver la mémoire de ces femmes et de ces hommes depuis leurs origines jusqu’à leur devenir actuel est une démarche patrimoniale, mais plus encore. Ce documentaire plaira sans doute à ceux qui ont apprécié la lecture du livre autobiographique d’Azouz Begag, « Le Gone du Chaâba », édité par Éditions du Seuil, en 1986. Et pour ceux qui n’ont pas lu le livre, précipitez vous sur ce documentaire en replay, puis dans votre librairie favorite !

Crédit photo : Le Gone du Chaâba / Capture d’écran du film réalisé par Christophe Ruggia en 1997, adapté du livre d’Azouz Begag

 

CPIP : les oubliés de la pénitentiaire disent stop !

Le 23 mai 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) en ont ras-le-bol et ils veulent le faire savoir. Le sentiment de ne pas être suffisamment représenté, les promesses non tenues des gouvernements successifs et leur exclusion des revalorisations salariales ont mis le feu aux poudres. En Auvergne Rhône Alpes, une délégation a été reçue par le directeur de cabinet de Laurent Wauquiez. PressNut a rencontré l’intersyndicale du mouvement*.

PressNut : quels syndicats représentez-vous ?

Intersyndicale CPIP : le SNEPAP FSU syndique des personnels de l’administration pénitentiaire. Au sein de la CGT pénitentiaire UGSP, qui était à la base multi-catégorielle, la filière insertion-probation possède depuis deux ans sa propre entité. Nous avions le sentiment de ne pas être suffisamment représenté et que nos revendications n’étaient pas assez portées, contrairement aux surveillants pénitentiaires.

PressNut : votre métier n’est pas très connu du grand public…

Intersyndicale CPIP : à l’origine il y avait les éducateurs de prison. Une première reforme a créé les comités de probation en milieu ouvert et les services socio-éducatifs en milieu fermé. En 1998, une réforme a créé le service pénitentiaire d’insertion et de probation. Ces services sont rattachés à chaque Tribunal de Grande Instance. Il en existe un par département. Aujourd’hui nous sommes 3 500 conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation au niveau national.

PressNut : c’est quoi votre job ?

Intersyndicale CPIP : nous sommes des fonctionnaires qui dépendons du ministère de la Justice et de l’administration pénitentiaire. Nous sommes là en tant qu’agents de probation mais aussi en tant que travailleurs sociaux pour accompagner les gens et empêcher la récidive. Il faut différencier le métier de CPIP en milieu ouvert et en milieu fermé. En milieu fermé, nous préparons la sortie et en milieu ouvert nous accompagnons la réinsertion. Un CPIP doit savoir faire les deux.

PressNut : oui mais plus précisément, quelles sont vos missions ?

Intersyndicale CPIP : nous maintenons les liens familiaux, nous luttons contre les effets désocialisants de l’incarcération. Nous mettons en place des actions collectives  telles que l’éducation à la santé, des animations autour de l’art ou encore la culture. Nous travaillons surtout avec les condamnés sur la peine qui doit avoir un sens. Nous sommes le lien entre la personne condamnée, l’extérieur et le juge d’application des peines. En milieu ouvert ou en milieu fermé, nous menons une réflexion avec le condamné : quel est son positionnement face à la victime ? Quelle perception a t-il de son avenir ? Quelles stratégies mettre en place afin d’éviter de commettre à nouveau des faits similaires ?

PressNut : pourquoi avoir initié un mouvement de protestation ?

Intersyndicale CPIP : on nous demande de nous former, ce qui demande du temps. Nous manquons cruellement de visibilité. Nous avons toujours eu le sentiment d’être le parent pauvre, le travailleur de l’ombre de l’administration pénitentiaire. Pourtant on nous demande beaucoup de choses. Nous sommes très volontaires pour effectuer de nouvelles missions mais nous n’avons aucun retour. Christiane Taubira a affiché des recrutements qui n’ont pas été menés complètement à leur terme. Il y a eu une revalorisation affichée de l’ensemble des personnels de l’administration pénitentiaire, or dans la réalité, les CPIP n’ont pas été concernés par ces mesures. La filière insertion et probation a été exclue des revalorisations. Ce qui a mis le feu aux poudres.

Les travailleurs de l’ombre

PressNut : quelles sont vos revendications ?

Intersyndicale CPIP : nous demandons une augmentation des effectifs, une reconnaissance statutaire et indemnitaire comme d’autres agents de l’administration pénitentiaire ont pu l’obtenir. Nous avons toujours le sentiment d’être les oubliés de l’administration pénitentiaire, alors que le CPIP a son importance dans le système judiciaire. Nous avons une position centrale dans la chaîne pénale. 250 000 personnes sont suivies par les CPIP en milieu ouvert et 58 000 en milieu fermé. Voilà la réalité du terrain. Les hommes politiques ont tendance à l’oublier. Pourtant, l’informatisation est arrivée, nous avons des rapports à rendre, l’administration veut avoir une meilleure visibilité de nos métiers. Tout cela demande du temps, sans compter les entretiens que nous avons avec les personnes que nous suivons. Nous sommes happés par une multitude de tâches.  C’est toujours important de se remettre en question, mais nous regrettons que cela se fasse au détriment des personnes suivies, faute de moyens.

PressNut : un CPIP suit combien de personnes ?

Intersyndicale CPIP : c’est très variable. Cela peut aller de 70-80 personnes, jusqu’à 180 personnes, ce qui est énorme. Forcement la vigilance du CPIP va être amoindrie en fonction de l’effectif en face de lui. La moyenne tourne plutôt autour de 120 personnes suivies. Pourtant un premier ministre à une époque, Jean-Marc Ayrault pour ne pas le nommer, dans un communiqué de presse, avait annoncé tendre vers une prise en charge de 40 personnes maximum. Nous en sommes loin. On voulait se calquer sur ce qui se passe au Canada, par exemple. C’est bien, mais ils ont des décennies et des décennies de mise en pratique que nous n’avons pas.

PressNut : vous avez interpellé les députés et les sénateurs, avez-vous eu des retours ?

Intersyndicale CPIP : absolument aucun. Sauf la sénatrice de la Loire qui a répondu à la demande de l’intersyndicale. Le directeur de cabinet de Laurent Wauquiez nous a répondu et un entretien a eu lieu. Mais nous n’avons pas eu de retour pour le moment**. Le ministre de la Justice a reçu l’intersyndicale mais il venait d’arriver. Nous notons que Monsieur Urvoas, actuel ministre de la justice, était par ailleurs la rapporteur de la loi sur le renforcement des CPIP. Sa réponse à nos revendications a été : « oui, mais il n’y a pas de budget. » Donc le mouvement perdure.

PressNut : avez-vous manifesté ?

Intersyndicale CPIP : oui, le 10 mai, partout en France. 1 000  agents sur 3 500 ont suivi le mouvement, soit 1/3 des effectifs, en prenant sur leurs congés car nous n’avons pas le droit de grève.

PressNut : quelles sont les prochaines actions que vous comptez mener ?

Intersyndicale CPIP : l’intersyndicale devait être reçue par François Hollande et cela a été reporté à une date ultérieure. Ce qui cristallise l’actualité, c’est la Loi Travail, les manifestations Nuit Debout, donc notre mouvement en pâtit.

PressNut : si vous arrivez à être reçu par le président, vous lui direz quoi ?

Intersyndicale CPIP : le succès d’un suivi judiciaire, c’est lorsque l’on ne revoie plus la personne dans le circuit judiciaire. Le bon résultat, on ne le voit jamais, si la personne ne récidive pas, et c’est tant mieux. Nous sommes plus confrontés à l’échec qu’aux personnes qui réussissent à s’en sortir. Il faut rendre les personnes suivies acteur de leur réinsertion. Il faut qu’ils s’approprient les mesures judiciaires prises à leur égard pour en tirer les conséquences et le bénéfice. Globalement, ce que les CPIP déplorent, c’est le manque de reconnaissance. Même s’ils ont une certaine autonomie professionnelle et une liberté pédagogique, ce qui fait la liberté de ce métier.

Propos recueillis par Marie de Luze et Ferdinand de Menditte

* Les deux agents que nous avons rencontré, s’exprimant au nom de leur syndicat, n’ont pas souhaité voir leurs noms apparaître. Ils figurent donc dans cet article sous l’appellation : « intersyndicale CPIP ».

** Contacté à ce sujet par la rédaction de PressNut.com, le cabinet de Laurent Wauquiez n’a pas apporté de réponse à ce jour.

L’association L214 interpelle les lyonnais sur les abattoirs

Le 20 mai 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Samedi 21 mai 2016, à 15h place de la République à Lyon, l’association L214 organise une action symbolique pour ouvrir le débat sur l’abattage des animaux pour la consommation alimentaire.

Le scandale des abattoirs remet-il en cause la légitimité de la viande ?

Les images filmées ces derniers mois dans les abattoirs d’Alès, du Vigan et de Mauléon, ont non seulement suscité l’indignation, mais aussi un questionnement quant à nos habitudes de consommation. Manger moins de viande est un objectif pour une part croissante de consommateurs, et selon un sondage Terra Eco, 10% des Français envisagent de devenir végétariens. Accompagnant cette tendance de fond, la grande distribution commence à répondre à ces nouvelles attentes en développant des gammes d’alternatives aux produits carnés.

Dans les abattoirs, les cadences soutenues du rythme d’abattage n’offrent que panique et souffrance comme derniers moments de vie. L’opacité des abattoirs nous empêche de voir ce qu’il s’y passe au quotidien. Pourtant, à chaque fois que des images sont diffusées, elles sont accablantes. Une commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs est en cours et L214 y a été auditionnée à la fin du mois d’avril.

Des milliards d’animaux tués sans nécessité nutritionnelle ?

Chaque année, 60 milliards d’animaux terrestres et plus de 1 000 milliards de poissons sont tués pour être consommés. Pourtant, l’Association américaine de diététique, la plus grande association au monde de professionnels de la nutrition, a établi que « les régimes végétariens (y compris le végétalisme) menés de façon appropriée seraient bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. »

Happening pour la fermeture des abattoirs

Samedi 21 mai, de 15h à 16h30 place de la République, pendant plus d’une heure, des militants immobiles tiendront solennellement des photos grand format d’abattoirs. Des cris d’animaux seront diffusés. Un « compteur humain » permettra de visualiser les 5 000 animaux terrestres tués toutes les 10 secondes rien qu’en France.

Lyon accueille la tournée française de l’Exposition universelle 2025

Le 19 mai 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Lyon accueille pendant 4 jours, du jeudi 19 au soir jusqu’au dimanche 22 mai 2016, sous une sphère de 12 mètres de haut (librement inspirée du projet de globe d’Elisée Reclus pour l’Exposition universelle de Paris en 1900), trois espaces pour présenter les grandes lignes du projet EXPOFRANCE 2025. L’inauguration a lieu ce soir, sur la place Bellecour, à partir de 17h.

Les stéréoscopes

À l’entrée, des totems porteurs de stéréoscopes offrent aux visiteurs la possibilité de découvrir des vues inédites des Expositions universelles grâce à des photographies en relief d’époque.

La projection immersive

Un film en 3D de 3 minutes projeté en continu retrace les grands enjeux mis en scène par l’Exposition 2025 : village global, technologie et innovation, nouvelles mobilités, nouvelles solidarités, etc.

L’espace connecté de soutien à la candidature française

Un espace collaboratif et connecté dont les murs affichent un photocall librement inspiré de l’œuvre de Raoul Dufy « la Fée Électricité », permet aux visiteurs de se prendre en photo et de témoigner, de façon ludique sur l’ensemble des réseaux sociaux, de leur soutien à la candidature de la France.

À l’extérieur, les murs de l’exposition sont couverts d’une fresque présentant, le long d’une échelle de temps, les grandes Expositions universelles passées et les progrès qu’elles ont apportés pour les pays organisateurs en particulier et pour le monde en général.

Chaque soir, sur la sphère surplombant l’exposition, un film de 10 minutes sera projeté en continu et présentera de manière onirique l’imaginaire du projet EXPOFRANCE 2025. Par ailleurs, les enfants des écoles sont invités à réaliser en amont des dessins figurant leur vision de l’avenir. L’ensemble de leurs œuvres sera ensuite intégré dans le spectacle nocturne diffusé sur la sphère. Ils pourront ainsi les faire découvrir à leur famille à la nuit tombée.

Crédit photo : © ATHEM & SKERTZÒ

Bruce tout puissant sur la scène auvergnate

Après un passage à Avignon puis à Lyon, Bruce Fauveau joue son spectacle « Bruce Tout-(im)puissant ! » à La Baie des Singes de Cournon-d’Auvergne ce 21 mai 2016. Rencontre avec un artiste qui mise tout sur la gestuelle pour capter son public.

PressNut : Bruce, tu t’es intéressé au théâtre bien avant de faire une école ?

Bruce Fauveau : Oui, à l’époque, je faisais plus du théâtre conventionnel et je m’apercevais que ce n’était pas tout à fait mon truc, notamment le registre dramatique. Il n’y a que plus tard que j’ai compris que ce qui m’intéresse c’est l’humour et plus spécifiquement le solo.

PressNut : Tu es rentré à l’école Jacques Lecoq. Quelle est sa particularité ?

Bruce Fauveau : On y apprend la gestuelle, ce n’est pas trop basé sur la technique. On y apprend à exprimer des choses avec autre chose que la parole.

PressNut : C’est pour ça que tu as choisi cette école ?

Bruce Fauveau : Oui, durant deux ans on ne travaille sur aucun texte. Il n’y a pas de metteur en scène. C’est le corps qui parle. On travaille avec des masques, ce sont des formes qui changent du théâtre classique. En plus, c’est une école internationale et comme j’ai eu une enfance loin de France, cela m’intéressait de retrouver cet aspect là et de pouvoir avoir des contacts un peu partout dans le monde.

PressNut : Tu savais que tu voulais t’orienter vers l’humour ?

Bruce Fauveau : J’avais déjà suivi des cours de one man show, d’écriture, d’interprétation et d’improvisation. Je me suis aperçu que c’était une piste pour moi. Même si je n’avais pas encore compris que c’est avec le corps que je veux bosser. C’est l’école Lecoq qui a permis de faire le lien entre tout ça.

Des débuts au Québec

PressNut : Quelles ont été tes débuts ?

Bruce Fauveau : Avec mon metteur en scène, rencontré à l’école, nous avons créé un premier spectacle en 2011 et décidé de le jouer au Québec. Les Québecois sont très ouverts à l’humour. Ça a bien fonctionné, je jouais dans un théâtre local et j’ai eu quelques passages télé. Et puis mon visa a expiré. Ce n’est pas simple d’émigrer là-bas en tant qu’artiste. Étant bilingue, j’ai pu jouer aussi mon spectacle au Canada anglophone et après en Angleterre.

PressNut : Tu es revenu en France depuis moins de deux ans donc ?

Bruce Fauveau : Oui, j’ai repris mon spectacle et je viens de démarrer en janvier 2015. J’ai passé quelque temps à Avignon et j’ai rencontré des Lyonnais qui m’ont fait venir à un festival. Dans la foulée j’ai joué à l’Espace Gerson. Un passage télé m’a permis d’obtenir une salle en Auvergne. Voilà, ça se passe pas mal. Je suis un peu le seul dans mon créneau.

PressNut : Est-ce que justement tu t’es inspiré d’anciens humoristes qui ont beaucoup basé leur travail sur le corporel ?

Bruce Fauveau : Michel Courtemanche était vraiment très fort dans ce domaine. Et Jim Carrey, avant de faire du cinéma est aussi une source d’inspiration. Gad Elmaleh dans ses premiers spectacles a été salué pour ses performances de mime. Ce sont des gens que j’admire, bien sûr.

PressNut : Quelle est la réception de ton public à ton spectacle ?

Bruce Fauveau : Ça marche plutôt bien. J’essaie d’offrir quelque chose de différent avec un peu de stand-up et puis j’incarne des objets, des animaux… A chaque début de sketch le public peut s’attendre à tout… Le spectacle en lui-même évolue au fur et à mesure, parfois au gré de l’actualité. Je reste aussi ouvert à tout ce qui peut se passer dans le public. Si un spectacle n’évolue pas, il se renferme un peu sur lui-même…

PressNut : Aujourd’hui tu vas jouer en Auvergne, quelle image as-tu du bougnat, de l’auvergnat moderne si tu devais le caricaturer gentiment ?

Bruce Fauveau : Écoutes, j’entends tellement de belles choses sur cet endroit que je vais  prendre un jour après le spectacle pour aller marcher dans la région. Quant à l’Auvergnat, pour moi, il restera avant tout celui de la chanson de Brassens. Je le sens chaleureux, prêt à découvrir quelque chose de nouveau et à rire…

Bruce Tout-(im)puissant ! par Bruce Fauveau
La Baie des Singes – 21 mai 2016 – 20h35
6 avenue de la République
63800 Cournon d’Auvergne