A la découverte des vins bio à Clermont-Ferrand

Le 30 septembre 2016, par Marie Cartigny

La rentrée est un moment important pour le vin : ainsi les 7, 8 et 9 octobre prochains, Parentignat accueillera, pour la dix-septième année consécutive, la première étape de la saison des Salon des Vins de France et de la Gastronomie. Trois jours durant, 70 vignerons et producteurs de terroir feront goûter leurs vins. Parenthèse gustative faite, en Auvergne, tout le long de l’année, la Cave des Beaux-Arts, tenue par un œnologue chevronné Philippe Gallon, vous propose, dans ses locaux de 85 m2, pas loin de 650 références de vins. Ce dernier dispense aussi des cours d’œnologie pour découvrir ou parfaire ses connaissances dans le domaine des vignobles.

Mondovino

Vous l’avez compris, le vin est à l’honneur ! Et pour en parler, nous avons choisi de donner la parole à un œnologue passionné de 37 ans, Philippe Gallon, originaire d’Auvergne, au parcours riche puisque, pendant 12 ans, il a réalisé le suivi de vignes jusqu’à l’élaboration de vins dans différents vignobles de France et d’Espagne. Il a travaillé également dans les laboratoires de conseil en œnologie, une partie que l’on pourrait qualifier de très technique. Son diplôme d’œnologue et ses expériences sur le terrain font de lui un véritable expert ! C’est pourquoi nous avons voulu tester ses connaissances cinématographiques en lui demandant son avis à propos d’un film-documentaire sur le vin, Mondovino, réalisé en 2004 par Jonathan Nossiter avec Michel Rolland et Neal Rosenthal : « J’apprécie beaucoup le réalisateur et ce qu’il écrit par ailleurs. En effet, nous avons, en France, un vignoble historique ce qui fait que nous avons une diversité d’AOC et de paysages. Nous défendons vraiment des terroirs car cela nous crée une diversité. Sinon nous boirions tous la même chose, à savoir du Chardonnay et du Merlot. Il est donc important de caractériser les notions de terroirs qui sont bien défendues en France par les Appellations d’Origine Contrôlée. Hélas, force est de constater que dans le monde, il y a une féroce mondialisation du vin. La clientèle est nouvelle et le résultat donne des vins assez standardisés. C’est dommage que les vins soient très surfaits, très boisés : on goutte souvent des vins chiliens qui ont le même goût que ceux de Bordeaux. Alors que quand on boit un vin d’Amérique Latine, on s’attend à quelque chose de différent : les vins sont très mûrs, très suaves, très fruités, très colorés ; ça va bien sur l’apéritif mais après ça manque de finesse pour relever les saveurs d’un plat. »

La cave des Beaux-Arts : le bio avant tout !

La cave des Beaux-Arts se situe surtout sur la démarche bio : plus de 40% des vins et la moitié des produits de la cave sont issus de l’agriculture biologique. C’est comme ça que de verre en verre, Philippe Gallon nous donne une bonne adresse auvergnate en précisant la spécificité de ce terroir auvergnat : « Le vin auvergnat est un tout petit vignoble par sa taille mais c’est un vignoble qui est vraiment à découvrir parce qu’il a une spécificité que l’on affectionne beaucoup : le lien avec le volcanisme. Les paysage le rappellent. Ce sont des vignobles de coteaux proches avec des terrains de pierre ponce, sur des terroirs basaltiques, il y a des scories. C’est vraiment une caractéristique forte : nous avons à la fois un sol et des village en coteaux, sur des reliefs qui se sont enrichis grâce au volcanisme. Lors de nos ballades vigneronnes, nous mettons en avant cette particularité propre au vin auvergnat. D’avril à septembre, nous organisons des visites de caves de vignerons qui durent environ 2 heures durant lesquelles nous parcourons les vignes et rencontrons les viticulteurs. »

Le Domaine MiolanNe

Conseillés par Philippe Gallon, qui commercialise sa production à la cave des Beaux-Arts, nous avons mis le cap sur un domaine viticole d’exception qui pratique encore les méthodes ancestrales des vendanges manuelles. Deux jeunes vignerons ont repris en Auvergne ce vignoble avec une cuvée « Volcane » en rouge et en rosé. Le succès est au rendez-vous ! Il s’agit du Domaine Miolanne, tenu par Jean-Baptiste Deroche et Laure Cartier, tous deux grands spécialistes de la culture viticole et de l’agriculture biologique. Ils ont refait en bois un bel outil de travail au milieu des vignes sur un axe assez touristique, l’axe Clermont-Ferrand qui relie Super Besse à Neschers, dans le Puy-de-Dôme. Ce sont deux jeunes vignerons, diplômés d’œnologie, très attachés à une démarche bio vraiment intelligente, comme le souligne Jean-Baptise Deroche : « L’environnement est au centre de nos préoccupations. Nous voulons orienter notre démarche vers une agriculture biologique, respectant la faune et la flore en limitant au maximum les intrants, tant à la vigne qu’à la vinification. L’objectif étant, à terme, de ne plus utiliser de produits de synthèse. Les idées ne manquent pas et nous sommes persuadés du potentiel de notre vignoble ! » Situé au pied du Parc des Volcans d’Auvergne, le Domaine Miolanne offre un terroir volcanique unique associé à un climat sec et ensoleillé, donnant aux cépages Pinot Noir et Gamay des expressions aromatiques puissantes. Assurément une belle adresse à découvrir.

Crédit Photos : Nicolas Duquerroy / La Cave des Beaux-Arts

Au cœur de La Guillotière, installation du « Brooklyn lyonnais »

Le 29 septembre 2016, par Marie Cartigny

Lovée au bord du Rhône, la Guillotière se transforme aujourd’hui à une vitesse folle sans rien perdre de son charme et de son âme. Une évolution qui n’est pas sans rappeler celle de la rue Oberkampf à Paris… Longtemps considérée comme l’enfant terrible de la rive gauche, la Guill’ est en réalité une myriade de petits quartiers cohabitant joyeusement. Un quartier à vivre bien plus qu’à visiter, où l’on croise étudiants, familles, restaurants asiatiques, communauté maghrébine, adresses afro, galeries, repaires d’artistes, épiceries world, biergartens, jardins partagés, graffitis, cavistes accros aux vins naturels et chefs inspirés à la tête de néo bistrots léchés.

Le repaire idéal pour une guesthouse full options

A quelques enjambées du métro Guillotière, à peine plus de Saxe-Gambetta et à proximité des bus, des facultés et des arrêts de tramway, ho36, hostel nouvelle génération, permet aux touristes de profiter, en fonction de leurs besoins, d’une multitude de possibilités et de services adaptés. Voyage en famille ou en solo, week-end entre filles only, séjour professionnel d’un nouveau genre, chacun trouvera en fonction de son budget, de ses critères de confort (chambre individuelle ou collective) et de ses envies du moment, une solution sur-mesure.

ho36, un hostel au goût d’ailleurs

Franck Delafon, à qui l’on doit déjà la renaissance du mythique Bar Américain sous les traits de l’Institution, s’associe alors à Johann Didou (ancien banquier), pour dénicher dès décembre 2015 un lieu capable de s’adapter à toutes leurs envies : le futur ho36. Le tandem, qui aime capter l’air du temps, se fie à ses intuitions. ho36 ouvre seulement 9 mois plus tard. Observateur curieux et passionné, Frank Delafon laisse parler son instinct. Son amour pour les paysages, les lieux, les objets singuliers fait évidemment de lui un inconditionnel des voyages… Au point de lui donner, parfois, envie de changer de vie. C’est un road trip dans l’Ouest américain pendant l’été 2015, avec sa femme et leurs trois jeunes enfants, qui lui inspire le concept de ho36.

Crédits Photos : Pierrick Vierny, ©jbg

EcoDDS pose ses bidons, bouteilles et pots de peinture géants dans les grandes agglomérations

Le 28 septembre 2016, par Marie Cartigny

EcoDDS a lancé depuis le 20 septembre une grande opération dans toute la France, pour sensibiliser au tri des déchets chimiques ménagers. Plus d’une dizaine de dates ont été programmées pour aller à la rencontre du grand public – petits et grands – et lui demander d’acquérir les bons gestes pour limiter l’impact des déchets chimiques sur notre santé et notre environnement. Entre le 20 septembre à Marseille, le 23 à Lyon et le 12 octobre à Tours, des pots géants de peinture usagés ou des bouteilles géantes de white-spirit, ont été ou seront placés dans des lieux clés des grandes villes capables de les accueillir pendant 48h.

Ces événements ont été mis en place de septembre à octobre dans différentes villes : déjà pendant 48h, des structures gonflables géantes représentant des contenants de produits chimiques (pots de peinture, bidons) ont fait leur apparition Place Carnot, à Lyon les 23 et 24 septembre 2016. Chaque structure gonflable portait un message, sur un ton direct et amusant, pour inciter à apporter ses déchets chimiques en déchetterie. L’objectif était de générer une puissante réaction de la part des Lyonnais quant au contraste déchets/beauté du lieu. Des hôtesses présentes toute la journée ont rappelé les bons gestes pour se débarrasser de ce type de déchets et ont distribué des brochures avec les adresses des déchetteries les plus proches.

D’autres dates : Paris le 30 septembre et le 1er octobre, La Villette, espace Kiosque à musique, Tours les 11 et 12 octobre, Place Jean Jaurès

Pierre Charlemagne, Directeur Général d’EcoDDS précise : « Les beaux jours sont une saison importante pour les bricoleurs. Notre opération s’inscrit en conclusion de ceux-ci, non pour marquer la fin de l’été mais plutôt pour rappeler qu’il ne faut pas se débarrasser de ses fonds de produits n’importe où ni n’importe comment et surtout ne pas les mélanger. La poubelle d’ordures ménagères classique et à bannir. Nous souhaitons favoriser le dépôt en déchetteries par des opérations ludiques comme celles-ci en rappelant des messages simples mais importants pour la protection de notre environnement. »

Qu’ils soient vides, souillés ou avec un reste de contenu, les déchets chimiques ménagers ne devraient pas se retrouver dans la poubelle ni les canalisations. Il est conseillé de les apporter en déchetterie ou dans des points de collecte ponctuelle, si possible dans leur emballage d’origine. Ils nécessitent de ce fait une prise en charge spécifique et sécurisée. Jeter les produits chimiques usagés dans les poubelles « classiques » présente plusieurs inconvénients : ils polluent les autres déchets qui pourraient être revalorisés, détériorent l’environnement sur le long terme et présentent un risque pour la santé.

Des structures gonflables géantes représentant des contenants de produits chimiques (pots de peinture, bidons) feront leur apparition dans des lieux synonymes de nature ou de beauté, tels que les parcs, les jardins, les fronts de mers, les cours de musée, etc. Chaque structure porte un message : « Pas besoin de tourner autour du pot, pour les déchets chimiques direction la déchetterie », « Il faut déposer ses déchets chimiques en déchetterie sinon c’est bidon », « Pas besoin d’avoir de la bouteille pour déposer ses déchets chimiques en déchetterie ». L’objectif est de générer une puissante réaction de la part des Français quant au contraste déchets/nature et d’encourager les gestes éco-citoyens.

Plus d’informations : www.ecodds.com

SFAM et opérateurs de téléphonie mobile : le vol organisé des consommateurs ? (MAJ)

Le 27 septembre 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Alors que le groupe SFAM inaugurait mercredi 27 septembre ses nouveaux locaux à Romans-sur-Isère, la presse ne tarit pas d’éloges sur cette société qui prévoit de doubler ses effectifs d’ici à fin 2016. Son président, Sadri Fegaier, vient même de recevoir le prix de la vision stratégique pour la région Auvergne-Rhone-Alpes. Pour autant, les pratiques commerciales du groupe SFAM sont abondamment dénoncées par les internautes sur les forums d’associations de défense des consommateurs. Petite revue de web.

Pour en avoir fait personnellement l’expérience, je peux affirmer sans me tromper qu’il est extrêmement difficile de se séparer de la SFAM après avoir signé un contrat avec elle pour l’assurance de son téléphone portable. En ce qui me concerne, cette assurance me fut proposée par le biais d’un opérateur de téléphonie mobile à l’occasion d’un renouvellement d’appareil. Le vendeur était avenant, il m’affirmait que mon premier mois d’assurance serait gratuit et que la SFAM allait me rembourser 30 € sur mon achat. En plus il « m’offrait » une magnifique carte baptisée FORIOU qui devait me faire bénéficier de tout plein d’avantages.

En réalité, il faut bien comprendre que dès que vous avez transmis vos coordonnées bancaires à cette société, elle s’empresse de vous enregistrer dans ses fichiers pour mieux vous faire cracher au bassinet. La SFAM me fait un peu penser au bout collant de sparadrap dont le capitaine Haddock tente désespérément de se débarrasser à bord d’un avion dans L‘Affaire Tournesol. Ce n’est qu’après plusieurs envois en recommandé et après avoir fait bloquer les prélèvements auprès de ma banque que j’ai réussi enfin à ce que la société d’assurance ne se détourne de ma pauvre personne pour sans doute s’attaquer à quelqu’un d’autre. Ne cherchez pas à joindre le service client de la SFAM, il est bien là, mais surtout pour tenter de vous soutirer le maximum d’informations personnelles (nombre de personnes dans le foyer, nombre de portables, revenus du foyer, etc.)

« les méthodes de cette société sont plus que douteuses »

Tout cela m’a poussé à aller voir un peu ce qu’il se dit à propos de la SFAM sur les forums de défense des consommateurs. Le résultat est loin d’être glorieux. Sur celui de l’UFC-Que Choisir, les sujets concernant la SFAM sont interminables et dénoncent des méthodes à la limite de la crapulerie : abus de confiance, contrats non signés et prélèvements pourtant bien effectués, menaces d’actions collectives en justice… tout y passe ! Les distributeurs indépendants des réseaux Bouygues, SFR ou Orange, en prennent aussi pour leur grade puisque certains sont accusés de signer eux-mêmes les contrats d’adhésions à la SFAM. Sans doute pour empocher de belles commissions.

Même son de cloche sur le site de 60 Millions de Consommateurs, comme le montrent ces quelques messages : « les méthodes de cette société sont plus que douteuses… ainsi que les points de vente qui ne valent pas mieux ! »; « Surtout parlons en autour de nous pour que d’autres personnes ne subissent pas la même mésaventure… » Procédures à rallonge, service client qui promet de rappeler et ne le fait pour ainsi dire jamais, tout semble fait pour décourager l’assuré de faire valoir ses droits. Aussi bien en cas de résiliation qu’en cas de vol effectif de son portable. Bref, vous nous opposerez que nous avons un parti pris et que les forums d’associations de consommateurs sont remplis de gens qui se plaignent… C’est sans doute vrai, en partie, mais il n’en reste pas moins qu’ils offrent un bon reflet de la réalité. Preuve en est que la SFAM y est très attentive : son service qualité est très présent sur ces mêmes forums, et ce depuis des années. Sans pour autant changer de pratiques commerciales… Si la SFAM vient de se voir attribuer le prix de la vision stratégique, elle n’est visiblement pas prête à recevoir celui de l’éthique.

Mise à jour du 3 octobre 2016

La Direction de la Communication Externe de SFR nous précise les points suivants:

« La SFAM n’est absolument pas agréée par SFR et ne l’a jamais été. La seule offre aujourd’hui référencée et agréée par SFR est Chubb, aussi bien pour l’achat que pour la location : Assurance Mobile by Chubb et Assurance Smartphone Forever. Les magasins indépendants du réseau SFR étant libres de vendre les assurances de leur choix, certains ont donc pu proposer les solutions SFAM. Nous avons connaissance de pratiques parfois douteuses et intervenons lorsqu’il nous est possible de le faire. SFR n’est en aucun cas commissionné sur la vente de solutions d’assurance pour mobiles SFAM. »

La course la plus colorée au monde à Clermont-Ferrand le 2 octobre 2016

Le 26 septembre 2016, par Marie Cartigny

Prenez un t-shirt blanc, armez-vous de votre plus beau souffle pour courir 5 km à votre rythme dans Clermont-Ferrand. Et ceci sans chrono, dans une ambiance haute en couleurs. Avec Color Me Rad, vous allez vous faire bombarder de 4 couleurs différentes, bref du body art sportif. Avec une première édition en 2015, l’évènement Color Me Rad 5k revient à Clermont-Ferrand cette année. Après 30 000 personnes en 2014, plus de 90 000 en 2015 dont 5 000 en Auvergne, le Rad Tour passera donc à nouveau par Clermont-Ferrand le dimanche 2 octobre prochain, dans le cadre de « Courir à Clermont ». Et ce, pour le plus grand plaisir des petits et grands qui vont se donner rendez-vous pour vivre un moment inoubliable, en alliant course à pied et festival de musique sous un tsunami de couleurs.

L’origine de Color Me Rad

Lancée en 2012 aux États-Unis, cette course de 5 km est inspirée de la fête nationale indienne la « Holi », une occasion de célébrer dans la couleur le passage de l’hiver au printemps. Ce concept séduit le monde entier par ses valeurs fédératrices, son positionnement ludique et son explosion de couleur.

Mais qu’est-ce que Color Me Rade 5K ?

Après 30 000 personnes en 2014, plus de 90 000 en 2015, et pas moins de 43 500 sur le premier semestre 2016, le phénomène Color Me Rad 5k continue de passionner les villes et les participants. Cette course non chronométrée est un parcours de 5 kilomètres durant lesquels les participants se font asperger de couleurs sur un parcours composé de 4 stations de couleurs pour terminer sous un arc-en-ciel de poudre ! Un festival de musique animé par les plus grands DJ’s de Fun Radio récompense ensuite tous les Rad Runners et clôt ce moment exceptionnel.

Il faut préciser pour ceux qui auraient peur des effets des couleurs sur leur santé ou l’environnement que Color Me Rad fait importer sa poudre de fécule de maïs d’Inde. Celle-ci est garantie non allergène, non inflammable et sans risque pour l’environnement. Une bonne douche et une lessive suffisent pour retirer toutes traces de couleurs sur la peau, les cheveux et les habits. L’organisation met tout en œuvre également après chaque course pour nettoyer le parcours et ramasser tous les sachets qui pourraient rester.

A qui s’adresse Color Me Rade 5K ?

A tous de 0 à 99 ans ! Color Me Rad est avant tout une course accessible et ludique. Elle offre à l’ensemble de ses participants un moment de partage, de retrouvailles et de sourires où la performance fait place au plaisir de courir. Que vous veniez seul, en famille, entre copains … Que vous soyez écolier, étudiant, jeune actif ou retraité….Que vous repreniez l’entraînement ou débutiez une activité sportive… Bref, l’objectif de Color Me Rad est de se faire plaisir. Ici, compétition et adversaires sont des mots à bannir !

Pourquoi autant de femmes dans les « Rad Runners » ?

Si on s’en réfère aux chiffres de 2015, on peut constater que le profil type du Rad Runner est une femme âgée entre 18 à 24 ans. En effet, on comptabilise 65% de femmes sur l’ensemble des étapes en 2015 et 50% des personnes sont âgées entre 18 à 24 ans. Pour certaines, cette course leur permet soit de commencer une activité physique soit de se remettre au sport. Beaucoup avouent s’entraîner avant d’y participer. Pour d’autres plus aguerries, cela leur permet tout simplement de venir courir entre bande de copines au même rythme, entre mamans ou encore en famille, juste pour se faire plaisir et revenir avec le plus de couleurs possibles et des souvenirs plein la tête.

Une course solidaire

Color Me Rad 5k by Ice-Watch est aussi une course solidaire puisqu’elle soutient l’association « Pl4Y International » dans son projet de développer de nouvelles méthodes d’enseignement, d’inclusion sociale et de prise en charge psychosociale à travers la pratique du sport. Sur l’ensemble des courses organisées en France, Color Me Rad 5K by Ice-Watch reverse, à l’association, 1€ du prix d’inscription par participant.

Inscriptions sur http://colormerad.fr/portfolio/clermont-ferrand2016/

Où et quand à Clermont-Ferrand ?
La course colorée aura lieu le 2 octobre à la Place de Jaude, à partir de 10h30 :
– 10h30 : ouverture du village
– 12h00 : 1er départ de la course
– 12h30 : début du festival réservé aux participants

Fête de la Gastronomie en Auvergne-Rhône-Alpes

Le 23 septembre 2016, par Thomas Fauveau

Les 23, 24 et 25 septembre se tiendra partout en Auvergne-Rhône-Alpes, la 6ème Fête de la Gastronomie, dédiée cette année aux « cuisines populaires ». Des milliers d’évènements festifs et accessibles partout sur la région mettront en lumière les cuisines populaires, qui sont celles du quotidien, du plaisir et de la gourmandise. Des cuisines peu chères et généreuses qui font le sel et la diversité de la gastronomie française. Voici une petite sélection.

En auvergne

Vendredi et samedi, de 10h00 à 19h00, Michel Baur, producteur récoltant de Safran biologique à Mazayes, parlera de son exploitation, de ses produits au Safran et de ses idées pour agrémenter simplement ses plats quotidiens avec une touche gastronomique grâce au Safran. Les commerçants et artisans exposeront leurs produits dans la rue de Ramond, à Clermont-Ferrand, les visiteurs pourront ainsi les déguster et les acheter. A noter également sur place la présence d’un artisan glacier et d’un caviste qui vous fera découvrir des produits artisanaux simples et délicieux.

Dans la drôme

Durant tout le week-end de la Fête de la Gastronomie la Cité du Chocolat propose des ateliers de cuisines populaires autour du chocolat Valrhona. Avec différentes recettes : Mousse au chocolat, Moelleux au chocolat et réalisation de macarons. Cela se passe au 12, avenue du Président Roosevelt, à Mercurol.

Dans l’Isère

L’Isère Food Festival est le premier festival dédié à la gastronomie iséroire, le dimanche 25 septembre sous la halle du Marché d’Intérêt National de Grenoble. Une journée festive placée sous le signe de la convivialité, du partage et de la valorisation des savoir-faire locaux.

Dans le Rhône

A Lyon, le Street Food Festival met la cuisine populaire, festive et gourmande à l’honneur. Une trentaine de chefs préparent sur leurs stands des plats à déguster sur le pouce. C’est où ? Aux Subsistances à Lyon en intérieur sur la grande verrière et en extérieur sur l’esplanade. C’est quand ? Du vendredi 23 septembre à 18h au dimanche 25 septembre à 20h. Animations, mini-marché, plage de transats etc. toute la journée. C’est combien ? 4 ou 5€ en prévente ou sur place.

Pétitions, piège à cons ?

Le 22 septembre 2016, par Christophe Siébert

Quand je me suis mis quelquefois à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s’exposent dans la Cour, dans la guerre, d’où naissent tant de querelles, de passions, d’entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j’ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre.

(Blaise Pascal, Pensées)

J’ai vu passer tantôt (merci à mon copain Alex A4, vous devriez aller voir ses dessins, ils sont aussi absurdement lucides que ceux de Topor à l’époque) une pétition dont voici un extrait :

En France, un-e citoyen-ne qui ne peut pas justifier d’un casier judiciaire vierge se voit interdire l’accès à plusieurs professions. Au total, 396 métiers requièrent l’obligation d’un casier judiciaire vierge. En revanche et contre toute logique, pour être élu-e ou réélu-e, vous n’avez pas besoin de présenter un casier judiciaire vierge.
SIGNEZ AFIN DE RENDRE LE CASIER VIERGE OBLIGATOIRE POUR ÊTRE ÉLU-E OU POUR SE MAINTENIR DANS UNE FONCTION D’ÉLU-E ! (voir le texte complet)

Elle recueille, au moment où j’écris ma chronique, plus de cent mille signatures. C’est pas mal, même si je doute sérieusement qu’une pétition ait un jour changé quoi que se soit.

Avant d’expliquer ce que je pense de celle-ci en particulier, je voudrais préciser un dernier point : je ne vote pas. Je ne voterai jamais. Le 5 mai 2002, au lieu de faire barrage au Front National en me joignant aux 80% de chiraquiens spontanément révélés à eux-mêmes, je cuvais ma MDMA de la veille et mon front à moi, je ne sais pas s’il était national ou métèque (plutôt métèque, en fait), mais à coup sûr il était fort lourd. Voilà pour situer la place que j’occupe dans ce que les gens qui travaillent au Nouvel Observateur (il paraît qu’on dit L’Obs, maintenant ?) appellent le processus démocratique.

J’AI CHANGÉ, NOUS DIT MARIE-FRANCE PARADISFISCAL

Interdire à quelqu’un, dont le casier judiciaire n’est pas vierge, de se présenter à une élection… C’est sûr que si j’ai le choix, j’irais pas voter pour Jean-François Partiaveclacaisse, ni pour Marie-France Paradisfiscal.

Mais est-ce une raison pour les empêcher de se présenter ? Je ne crois pas. Et puis, si on empêche toutes les personnes ayant un casier judiciaire de se présenter à une élection, c’est pas seulement les escrocs habituels qu’on exclut : c’est aussi tous les autres.

C’est le mec qui a piqué une bagnole, c’est celui qui a vendu du shit. C’est celui qui en a consommé, aussi, et c’est la caissière qui s’est fait virer parce qu’elle a fauché de la bouffe. Oui, bon, ceux-là ils se présentent pas, on s’en fout.

C’est les syndicalistes qui ont mis le feu à leur usine ou séquestré leurs patrons, c’est les Black Blocs.

Tiens, c’est aussi les déserteurs.

On en connaît, d’anciens militants d’ultra-gauche qui ont fini élus ? D’ancien déserteurs ? Faudrait aller voir de plus près.

C’est quoi, encore ? C’est une longue liste. C’est les écrivains et les éditeurs condamnés pour leurs propos. C’est beaucoup de gens, qui ne pourraient pas se présenter, finalement, et parmi eux c’est un certain nombre qui incarnent une alternative, un contre-pouvoir, et en signant cette pétition on exprime notre désir de les exclure.

Mais vous allez me répéter que de toute façon jamais ils ne se présenteront, le système est bien assez verrouillé comme ça ; là non plus je ne suis pas d’accord. Le système n’est pas verrouillé, ça n’est pas vrai. Il y a tout un tas de procédures franchement décourageantes, c’est exact – mais rien qui interdise, en théorie, à un marginal, à un pauvre, à un prolo, à un connard quelconque de se présenter. Tout bien sûr qui l’interdit en pratique, mais rien en théorie. Quelques-uns y parviennent.

LES GENS QUI SIGNENT CETTE PÉTITION DISENT DEUX CHOSES, LA PREMIÈRE ILS EN SONT CONSCIENTS, LA DEUXIÈME ILS NE L’ONT PAS VUE COMME ÇA, JE CROIS.

Et parmi ces cent mille signataires, combien dont le casier judiciaire n’est pas vierge ? En 2014, c’est presque un demi-million de personnes, dont la condamnation y est portée*. L’année précédente, autant. Combien de français inéligibles, si cette pétition était suivie d’effet ?

Et puis tant qu’à faire, pour éviter qu’un prête-nom quelconque se présente à la place de l’exclu du concours, qui faudrait-il interdire aussi ? Les épouses ? La famille ? Les amis proches ? Jusqu’où, le cercle ? Quel diamètre, pour être sûr ?

Ce qui rend la démocratie intéressante, c’est la possibilité d’élire un salaud, un assassin, une ordure, une crapule – on ne se prive pas, d’ailleurs, et la solution, quand on n’aime pas le résultat du vote, n’est certainement pas de légiférer pour que la fois suivante le même résultat soit impossible.

Et ceux qui votent ? Est-ce qu’il ne faudrait pas les sélectionner un peu mieux, eux aussi ? Ils font souvent n’importe quoi, vous ne trouvez pas ? À Bessan, mon ancien bled, en 2012, ils étaient plus de 40% à élire Marine Le Pen au premier tour. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais bien déchiré une carte d’électeur sur deux.

Chaque fois qu’on réduit le champ de ceux qui votent, le champ de ceux qu’on peut élire, on fait quoi, au juste ?

Votez pour qui vous voulez, mais pas lui parce que c’est un escroc, pas lui parce que c’est un raciste, pas lui parce qu’il a montré sa bite à tous les passants, pas elle parce qu’elle est partie avec la caisse, pas lui parce que c’est un ancien braqueur, pas lui parce que c’est un ancien manifestant qui a pété des vitrines de banques, pas lui parce qu’il est militant d’extrême-gauche et pas lui parce qu’il est militant d’extrême-droite, pas lui parce que c’est un chef d’entreprise qui a coulé sa boîte dans des conditions douteuses et pas lui parce que c’est un prolo que personne ne connaît, il n’a pas ses cinq cent signatures, hooooooooo ! vous avez peur de quoi, au juste ? Qu’on vote pour un pourri ? Qu’on élise un criminel ? Eh ! si c’est ce qu’on veut, voter pour un pourri, si c’est d’un criminel qu’on a envie ? Bordel !

UN SEUL CANDIDAT, CE SERAIT PLUS SIMPLE, AU MOINS ON RISQUERAIT PAS DE SE GOURER !

(En Corée du Nord, les candidats aux élections législatives sont au nombre de un par circonscription, et le vote n’est pas anonyme. Voilà une démocratie qui a bien compris la notion de principe de précaution.)

J’ai l’impression que ce que les français n’ont pas pigé, ne pigeront jamais, c’est que la démocratie est un risque. Voter, c’est s’exposer à faire de grosses conneries – et c’est ça tout l’intérêt de la chose. Mettre en place des processus de vérification, de contrôle, de censure, d’interdiction, dans le but de limiter le danger, dans le but de tenir à l’écart de la petite fête les trublions et les maboules, ça n’est pas seulement manifester du mépris ou de la condescendance à l’égard de ce système politique et de ceux qui l’utilisent, c’est surtout démontrer qu’on y a rien, mais rien compris.

De toute façon, les français ne sont pas démocrates. Ce qu’ils veulent, les français, c’est un roi. Un type dont ils ne sont pas responsables, dont ils peuvent dire : c’est pas de ma faute s’il est là, d’ailleurs c’est un con, d’ailleurs je l’aime pas, d’ailleurs je comprends pas ce qu’il fout ici et si on me demandait mon avis, il dégagerait vite fait à coups de pied où je pense – oui, car le français est poli. Mais manque de chance, dit-il (heureusement, pense-t-il sans même s’en rendre compte), on n’y peut rien, c’est le roi, faut faire avec.

Le pouvoir, on est fort pour le critiquer. Mais pour le prendre, mais pour l’exercer, y a plus personne.

AVANT, AU BOUT DES PIQUES, ON METTAIT DES TÊTES COURONNÉES. MAINTENANT ON Y MET DES APPAREILS PHOTOS

Jacques Chirac, en 2007, 72% des français veulent qu’il dégage. Dix ans plus tard, ils décident que c’est leur ancien président préféré** et les livres qui le prennent pour sujet se vendent comme des petits pains.

Et Louis XVI ? En 1793 ils lui coupent la tête ; deux cent ans plus tard il se pressent devant pour s’y prendre en selfies. Combien y en a-t-il, en France, des statues équestres de Louis XVI, des statues de Louis XIV, des statues de Napoléon ?

Il y a au fond deux manières principales d’aborder le monde, et si on les éclaire assez vivement pour en faire disparaître les nuances, elles se résument à ceci :

La première consiste à placer au-dessus de tout le reste le bien, à estimer justes tous les sacrifices nécessaires pour y parvenir, à être persuadé qu’il est la seule destinée humaine possible, le seul rempart contre une chute qu’il faut éviter coûte que coûte.

La deuxième consiste à voir le libre-arbitre comme une chose supérieure à toute autre, qui ne doit nullement être entravée, et dont il faut accepter que l’usage puisse conduire dans l’abîme, car sans possibilité de chute nul triomphe n’est possible.

Orgueil d’un côté, orgueil de l’autre.

Et puis bien sûr il y a les connards dans mon genre, qui pensent que le bien est un fantasme, le libre-arbitre une illusion, et pour qui l’abîme n’est qu’une pente douce descendant de la naissance à la mort, une sorte de plage qui n’en finirait pas, avec au bout la mer, ou non, je vous laisse libre de vos images, et, kilomètre après kilomètre, année après année, les jambes un peu plus lourdes, le sol un peu plus boueux.

Le reste, comme dirait Pascal, n’est que divertissement.

* Source : http://www.justice.gouv.fr/art_pix/stat_condamnations_2014.pdf
** Sources : http://www.tns-sofres.com/dataviz?type=1&code_nom=chirac1
et http://www.europe1.fr/politique/sondage-jacques-chirac-le-prefere-des-anciens-presidents-940162

Lyon : Exposition LEGO au Mini World du 24 septembre au 30 novembre 2016

Le 21 septembre 2016, par Thomas Fauveau

Évènement à MIni World Lyon ! Le premier parc de miniatures animées en France, ouvert depuis le 30 juin à Lyon, accueille du 24 septembre au 30 novembre 2016 une exceptionnelle exposition LEGO. 
Sur un espace de 500 m2 entièrement dédié à l’exposition, ce sont plus d’un million de briques Lego qui vont être assemblées pour recréer des œuvres magistrales autour des univers d’Harry Potter, Star Wars ou encore Le Seigneur des Anneaux.

La star de l’expo sera sans nul doute la réplique du célèbre Château de Poudlard d’Harry Potter, reproduit sur 12m2 et qui culmine à 3m de hauteur. Plus de 200 000 briques ont été nécessaires à sa construction. Le public pourra en apprécier les dizaines de pièces, illuminées et habitées, sous l’oeil malicieux du célèbre magicien dont la statue de 1m60 entièrement constituée de briques LEGO trône à côté du château.

Les fans de Star Wars ne seront pas en reste puisqu’un Stormtrooper, de 1m60 lui aussi, veillera sur la planète Tatooine reproduite sur 4m2.

Une scénographie haute en couleur

De nombreuses autres œuvres d’ampleur attendent les visiteurs pendant plus de 2 mois. Une réplique du Château de Saint Cloud, aujourd’hui disparu, sera notamment présente sur 8m2.
Toute l’expo sera bien sûr imprégnée de la féérie, propre aux mondes miniatures animés de Mini World Lyon. Une scénographie haute en couleur constituées de lumières et de projections donnera à cette exposition d’ampleur, l’écrin qu’elle mérite !

L’ensemble des pièces présentées sont l’œuvre de la société ERC Briques, une structure professionnelle certifiée par LEGO France.

Informations pratiques :
Mini World Lyon est ouvert 7j/7
de 11h à 18h du lundi au vendredi de 10h à 19h les samedi & dimanche
Tarifs :
Adulte : 14 €
Enfant (4-12 ans) : 9 €
Tarifs réduits disponibles
Gratuité pour les – 4 ans
Tarif réduit et groupe (10 pers min) : 11€
Groupes Scolaires : 6€
Pack Famille : 37€ pour 2 adultes et 2 enfants (+6€ par enfant supplémentaire)
Pass annuel : 35€ adulte, 25€ enfant

Clermont-Ferrand : Décès de Guy Michelin à l’âge de 95 ans

Guy Michelin est décédé samedi dernier 17 septembre à Clermont-Ferrand. Les obsèques ont été célébrées mercredi.

Guy Michelin était le petit-fils d’André Michelin, fondateur de la célèbre manufacture de pneumatiques auvergnate, numéro 1 mondial dans son secteur. Diplômé de l’école d’ingénieurs de Purpan, près de Toulouse, Guy Michelin exerçait la profession d’agriculteur. Il était le président d’honneur de la chorale de Veyre-Monton qui a chanté durant ses obsèques. Aux beaux jours, Guy Michelin se promenait souvent à travers l’Auvergne au volant de sa Ford T des années 1920.

Michelin a développé une large gamme de produits vendus en France pour les voitures, 4×4 et camionnettes, les Poids-Lourds, les engins de génie civil, les tracteurs et engins agricoles, les deux-roues et même les avions. L’aide à la mobilité passe aussi par une forte présence dans les cartes et guides, avec notamment le célèbre guide Michelin. En France, plus de 23 000 personnes travaillent dans l’entreprise.

Dans la Drôme, un habitat participatif, intergénérationnel et écologique !

Le 20 septembre 2016, par Thomas Fauveau

L’habitat groupé intergénérationnel et écologique est une voie d’avenir pour le logement : recréation de lien social entre jeunes et moins jeunes, entraide et solidarité au quotidien, constructions à énergie positive, mutualisation de toutes sortes pour sortir des surconsommations absurdes… La transition en matière de logement passe par là !

Un projet d’habitAT groupé

Baptisé Ecoravie, cette coopérative d’habitants regroupe 17 logements de 45 à 100 m2 et une maison commune, ouverte sur le quartier. Situé non loin de la commune de Dieulefit, dans la Drôme, le projet aura mis neuf ans à voir le jour. Les futurs habitants, qui emménageront en novembre 2016, forment un groupe composé de 25 adultes âgés de 30 à 82 ans et d’une vingtaine d’enfants. Les « écoravissants », tels qu’ils se nomment eux-mêmes, disposent chacun de leur logement et gèrent ensemble leur lieu de vie. Ils sont à la fois associés de la coopérative propriétaire du lieu et locataires de leur logement.

Des constructions écologiques

Les futurs habitants d’Ecoravie ont mis la main à la pâte puisque les cloisons intérieures des habitations ont été montées en chantiers participatifs avec l’aide de volontaires durant le printemps dernier et les trois mois d’été. Des matériaux sains et locaux ont été privilégiés : ossature bois, remplissage constitué d’un mélange d’enveloppes de riz et de terre, puis enduits en terre crue utilisant le sable du terrain. La paille a été retenu en guise de matériau d’isolation. Résultat : aucun système de chauffage n’a été mis en place. Ni climatisation pour les mois d’été. L’inertie de la paille, de la terre ainsi que les courants d’air suffisent à maintenir la fraîcheur des logements durant l’été. En hiver, le soleil chauffe à lui seul les habitations.

Une expérimentation sociale

La solidarité financière entre les habitants permet d’accueillir une diversité de ménages, les apports allant de 5 200 à 220 000 euros, indépendamment de la taille des logements. Pour boucler le financement de la construction, Ecoravie a fait appel à des investisseurs solidaires. Déjà 15 personnes, pour 700 000 euros en tout, ont préféré placer leur argent dans ce projet éthique et innovant plutôt qu’à la banque. Ces investisseurs seront progressivement remboursés par les loyers versés par les habitants. Ainsi, ce projet permet à la fois de sortir de la spéculation immobilière et de favoriser l’accès au logement. Dans cet habitat, il n’y a plus de propriétaires. seulement des locataires responsabilisés parce qu’ils gèrent eux-mêmes leur lieu de vie, et payent très peu de charges grâce aux performances énergétiques des logements. Les habitants prennent les décisions parce qu’ils habitent le lieu, et non parce qu’ils en ont la propriété. Le droit d’usage remplace ainsi la propriété.