Grippe : les services médicaux font une poussée de fièvre

Le 31 décembre 2016, par Editor Bot

Reportage de Maryne Zammit, Sylvie Adam et Thierry Swiderski. Montage Guillaume Bessaa.
Lyon. Avec les interviews de : Charles Guinier, médecin au service Gériatrie HEH ; Valérie Durand-Roche, directrice de l’hôpital Edouard Herriot

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Obsèques des premières victimes du tueur fou de la Drôme. Reportage.

Le 31 décembre 2016, par Editor Bot

Avec la foule massée à l’extérieur, un millier de personnes était présent pour rendre un dernier hommage au couple assassiné. On y trouvait notamment de nombreux pompiers en uniforme. Une des deux victimes a été sapeur-pompier, et son gendre dirige actuellement la caserne de Montvendre.
Compte rendu de notre équipe de France 3 Vanessa Fize et Nicolas Ferro, de France 3 Ardèche.

Obsèques des premières victimes du tueur fou de la Drôme
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Au 1er janvier, les vitres trop teintées seront interdites

Le 31 décembre 2016, par Editor Bot

Dans cet atelier d’Avermes, près de Moulins dans l’Allier, il ne se passe pas un jour sans voiture à déséquiper. Cette affluence devrait durer tout le début d’année, grâce au décret qui interdit les vitres teintées trop sombres à l’avant des véhicules. Une aubaine pour Stéphane Pélissier, qui gère l’atelier.
Le réparateur explique l’opération qu’il répète sur chaque véhicule. « Je viens de chauffer le film que l’on avait auparavant appliqué sur les vitres, pour pouvoir mieux le décoller et qu’il reste un minimum de colle sur la partie vitrée. C’est ce qui donne son opacité à la vitre. »
Beaucoup d’appels aussi dans ce garage pour savoir ce qui est autorisé, ou pas. « Il ne faut pas que l’opacité [des vitres] dépasse 30%, explique Stéphane Pélissier. Si c’est au-delà, il faut les faire enlever et les faire éventuellement remplacer, ou alors leur faire retrouver leur teinte d’origine avec une teinte comprise entre 5 et 10% d’opacité ».
Stéphane Pélissier retire le film opaque de la vitre avant de ce véhicule, pour que celui-ci soit aux normes à partir du 1er janvier. © Pascal Franco

© Pascal Franco
Stéphane Pélissier retire le film opaque de la vitre avant de ce véhicule, pour que celui-ci soit aux normes à partir du 1er janvier.

3 points et 135 euros d’amende

Pascal Labat est artisan et a besoin d’être aux normes pour travailler. Il est venu à l’atelier d’Avermes pour « ne pas perdre [ses] points et ne pas payer d’amende ». Une raison suffisante pour se mettre en conformité avec la loi et ne pas se faire arrêter.
Une autre client, un chauffeur routier, a quant à lui fait retirer ses filtres pour en poser de plus clairs. Ses vitres avant sont désormais teintées à 25%. Une question de confort. « Je suis arrêté à un feu, les gens ne me voient quasiment pas, justifie Michel Araujo. Ça chauffe aussi beaucoup moins dans la voiture grâce au filtrage des UV ».
À partir du 1er janvier, les retardataires n’ont plus qu’à espérer un simple rappel à loi pour éviter le retrait de 3 points et 135 euros d’amende. Attention, cette contravention s’applique aux conducteurs d’un véhicule aux vitres avant trop teintées, même s’ils n’en sont pas les propriétaires.

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Les voeux de la ville de Clermont-Ferrand, bon ou bad buzz ?

Le 31 décembre 2016, par Editor Bot

Dans les rues de Clermont-Ferrand, les piétons et automobilistes ont pu remarquer les nouvelles affiches de voeux de la Mairie, installées le 29 décembre. Sur fond blanc, les quatre déclinisaisons de la campagne présentent chacune un point fort de la ville : un ballon ovale symbolisant l’ASM, un pneu pour Michelin, un clap pour le festival du court-métrage et enfin un diplôme pour la future Université Clermont-Auvergne.
Le hic, c’est que chaque affiche se voit attribuer une légende qui tourne en dérision le symbole représenté. Selon la campagne d’affichage, « vivre ici, c’est prendre le risque de vous faire rouler, » explique par exemple le pneu Michelin. Le ballon de rugby prévient, lui, que vous pourriez « vous faire plaquer » en habitant la ville. En dessous, la présence du slogan « Clermont-Ferrand, vivre intensément » laisse alors comprendre que la campagne utilise le second degré. La vie dans la capitale auvergnate serait si intense que l’on s’exposerait à certains risques.

« Du second degré que les gens ne comprennent pas »

« Si cette campagne est faite pour révéler les talents clermontois, je ne comprends pas pourquoi on ne le fait pas directement, se questionne Jean Pinard, ex-directeur du comité régional du tourisme en Auvergne. Le marketing, c’est montrer de l’attachement à la ville, et utiliser le second degré pour parler de Clermont aux Clermontois c’est risqué, d’autant plus pour une région qui ne maîtrise par son image.»
Évoquant l’affiche concernant l’université (« vivre ici, c’est risquer de perdre ses facultés »), il poursuit: « Le double sens est maladroit : avec la récente fusion, on pourrait penser que les universités vont s’en aller! »

Si quelqu’un peut m’indiquer la signification de cette campagne,je suis preneur @mfgiraud @_INFOMAGAZINE @olivierbianchi1 @lamontagne_fr pic.twitter.com/p30tgIkXiA

— Jean-Pierre Brenas (@jpbrenas) 29 décembre 2016

Jean-Pierre Brenas, conseiller municipal de l’opposition, épingle la même affiche. « En ces temps de fusion régionale, nous sommes victimes de l’attraction de la métropole lyonnaise. Il y a un risque réel que nos universités et le centre de commandement de certaines entreprises partent pour Lyon, relève l’élu des Républicains.
Il ajoute : « C’est du second, voire troisième degré que les gens ne comprennent pas. On devrait plutôt mettre en avant les moyens de passer une bonne année : une amélioration du service public, plus de sécurité, de propreté et de services connectés. Cette campagne ressemble à de la com’ personnelle pour le maire et je ne cautionne pas. »

La réponse d’Olivier Bianchi

Apostrophé sur Facebook et Twitter, le maire de Clermont persiste et signe. Il a bien validé la campagne et invoque un second degré « qui explique [les] atouts [de Clermont-Ferrand]», dans un commentaire sur Facebook puis dans un tweet.

Voici donc l objet du délit ! L humour explique justement nos atouts c est aussi simple que cela bonne année 2017 pic.twitter.com/97x6TZlE1Z

— Olivier BIANCHI (@olivierbianchi1) 30 décembre 2016

« C’est une polémique ridicule, s’indigne Olivier Bianchi, joint par téléphone. On a tendance à s’auto-flegeller à Clermont-Ferrand, à affirmer que l’on est pas bon. Les expressions triviales, comme  » se faire rouler « , sont ironiques et cela devient du positif pour la ville. C’est un discours d’optimisme, pour dire aux Clermontois qu’il faut arrêter de se plaindre, » justifie-t-il, regrettant le manque de second degré des élus hostiles à cette campagne. Concernant les coûts de la campagne, le maire indique qu’elle a été réalisée par son équipe interne et non par une entreprise extérieure.
Mais Olivier Bianchi ne craignait-il pas que l’humour ne soit pas compris par une partie des administrés? « Je peux bien sûr comprendre que tout le monde ne soit pas adepte, souligne-t-il. Je recherche le consensus en politique, mais je ne cherche pas à être consensuel tout le temps. J’avais envie de faire réflechir les Clermontois, de les faire débattre. C’est le propre de l’humour, et je pense que de ce côté, la campagne est réussie ».

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Rugby : le clermontois Julien Bardy signe à Montpellier

Le 31 décembre 2016, par Editor Bot

Clermontois de naissance, produit du centre de formation jaunard, le Franco-Portugais Julien De Sousa Bardy s’est engagé jusqu’en 2020, a précisé le Montpellier Hérault Rugby sur son site internet.
L’Auvergnat, champion de France 2010 et qui compte 28 sélections avec le Portugal, n’a joué que 3 matches depuis le début de la saison. Il pointe actuellement à l’infirmerie en raison d’une luxation d’une épaule.
« Pour l’heure, j’ai à cœur de vite revenir sur les terrains pour finir de remplir mon contrat avec Clermont qui m’a lancé dans le haut niveau et de quitter ma terre sereinemen »« , a-t-il déclaré, cité dans le communiqué du MHR.
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Épisode de pollution prévu les 30 et 31 décembre dans le Puy-de-Dôme

Le 31 décembre 2016, par Editor Bot

La concentration de particules fines PM10 dépassera, pour les journées du 30 et 31 décembre 2016, le seuil critique de 50 microgrammes par mètre cube d’air dans le Puy-de-Dôme. La préfecture a déclenché le premier stade d’alerte, à savoir la procédure d’information et de recommandation.
Pour ces deux journées, la Préfecture conseille aux personnes vulnérables (enfants, personnes de plus de 65 ans, asthmatiques) de:

  • Limiter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe
  • Limiter les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), autant en pleinair qu’à l’intérieur
  • En cas de symptômes ou d’inquiétude, prenez conseil auprès de votre pharmacien ou consultez votre médecin

Aucune mesure de confinement n’est necéssaire. Aucun seuil n’a été dépassé dans l’Allier, le Cantal et la Haute-Loire.
Les conditions météorologiques stables du moment favorisent la hausse des concentrations en particules fines dans le Puy-de-Dôme, conduisant à ce dépassement du seuil d’information et de recommandation dans le département. La stabilité de l’atmosphère est susceptible de perdurer jusqu’à dimanche 1er janvier, ce qui laisse supposer le maintien d’une qualité de l’air relativement dégradée dans ce département pendant plusieurs jours.

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Un Puydômois remporte un gain de 11 millions d’euros au loto

Le 30 décembre 2016, par Editor Bot

Un habitant du Puy-de-Dôme a remporté, lundi 26 décembre, un gain de 11 millions d'euros au Loto. C’est la première fois en 2016 qu’un joueur du Puy-de-Dôme remporte un gain au Loto, mais c'est aussi l'un des plus gros gains de l’année sur la loterie nationale.
Avec ce chèque de 11 millions d’euros, ce nouveau gagnant auvergnat devient le quatrième plus gros gagnant du Puy-de-Dôme de l’histoire du département. Cela correspond à près de deux fois le budget annuel du Clermont Foot. la première place revient toujours au gagnant d’Enval qui avait raflé un jackpot Euromillions le 24 juin 2016 d’un montant de près de 40 millions d’euros.
© Tirage gagnant

© Tirage gagnant

En 2016, 41 personnes sont devenues millionnaires au Loto, un chiffre sensiblement équivalent à 2015, qui avait consacré 42 joueurs sur l’année.
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La grande famille des Côtes du Rhône s’agrandit

Le 16 décembre 2016, par Marie Cartigny

Trois nouvelles appellations rejoignent la grande famille des Côtes du Rhône : Côtes du Rhône Villages Sainte-Cécile, Côtes du Rhône Villages Suze-la-Rousse et Côtes du Rhône Villages Vaison la Romaine (anciennement Côtes du Rhône Villages sans noms géographiques). Les nouveaux venus accèdent ainsi au rang de Côtes du Rhône Villages avec noms géographiques dès la récolte 2016. Ils pourront commercialiser leurs nouvelles cuvées dès 2017, vinifiées en rouge uniquement.

AOC côtes du Rhône Villages Sainte-Cécile

L’appellation CDRV Sainte-Cécile compte trois caves coopératives et quinze caves particulières, toutes engagées dans une démarche de qualité, débutée il y a de nombreuses années. « C’est une grande victoire ! La démarche est engagée depuis 1997 ! » se félicite Marc Besnardeau (Domaine des Grands Bois), porte-parole de l’appellation CDRV Sainte-Cécile.

Comme pour les autres appellations du sud des Côtes du Rhône, l’appellation CDRV Sainte-Cécile est marquée par la prédominance du cépage Grenache (68% des superficies plantées), puis viennent la Syrah (14%), le Mourvèdre (8%), le Carignan et le Cinsault. L’appellation, située sur 5 communes, présente des terroirs variés : le nord de l’aire d’appellation se compose d’un sol argilo-limoneux, le sud, de galets roulés calcaires sur sol argilo-sableux.

« D’une robe vive et soutenue, aux nuances grenat et violine, les vins présentent des arômes de fruits rouges intenses. La bouche est structurée avec une attaque fraîche et fruitée, une finale aux notes d’épices et aux tanins soyeux. Ils accompagneront agréablement le petit gibier à plumes, les viandes grillées ainsi que toute la cuisine provençale » poursuit-il.

AOC Côtes du Rhône Villages Suze-la-Rousse

Déjà connue mondialement pour son Université des vins, l’appellation CDRV Suze-la-Rousse bénéficie du climat et du charme de la Drôme provençale, entourée de lavandes et de chênes truffiers. Les sols, très diversifiés peuvent être à la fois caillouteux, mêlant des galets roulés, ou argilo-calcaires où les cépages principaux Grenache (60%), Syrah (20%) et Carignan (12%) s’épanouissent pleinement.

Les deux caves coopératives et la vingtaine de caves particulières de l’appellation CDRV Suze-la-Rousse produisent des vins très colorés et aromatiques, qui accompagneront généreusement les plats méditerranéens, comme le tajine d’agneau.

Vincent Boyer (Domaine de la Bastide), porte-parole de l’appellation CDRV Suze-la-Rousse témoigne que  » chaque passage en catégorie supérieure demande beaucoup de temps, d’énergie et de courage, car il est nécessaire d’augmenter la qualité. Cela passe par un grand nombre d’exigences, un défi relevé ! « 

AOC Côtes du Rhône Villages Vaison-la-Romaine

Pour André Macabet, porte-parole de l’appellation CDRV Vaison la Romaine, « c’est la récompense de plusieurs années de montée en gamme, et la reconnaissance d’un travail d’équipe et d’un savoir-faire ! »

L’appellation se situe sur le massif géologique de Rasteau, Cairanne et Roaix, jusqu’aux portes de Valréas, entourée d’oliviers. Ainsi, toute l’appellation est cultivée en coteaux, (en moyenne entre 240m et 280m d’altitude), le sol argilo-calcaire est composé de grès et de cailloux essentiellement. « C’est la base argileuse du sol qui donne toute la fraicheur aux vins, la maturité y est plus lente, et cela décuple les arômes ! Les vins sont fins, élégants et fruités, ils se marient parfaitement avec les viandes grillées et subliment les fromages ! C’est le plaisir à l’état pur !» s’enthousiasme-t-il.

Les six caves coopératives et la douzaine de caves particulières revendiquent l’utilisation des cépages traditionnels des Côtes du Rhône méridionales : le Grenache (70%) et la Syrah (30%), très aromatique, qui révèle tout son potentiel dans ce secteur frais ; sans oublier le Mourvèdre.

2016 nuit gravement à la santé

Le 15 décembre 2016, par Christophe Siébert

Moi je suis fasciné, je le dis. Tout ce que la civilisation a produit. C’est impressionnant de richesse, et par contrecoup, la pauvreté de l’existence est impressionnante aussi. (…) Par pauvreté de l’existence, je veux dire le point auquel on s’emmerde. C’est extraordinaire, le point où on s’emmerde.

(Jean-Patrick Manchette, L’Affaire N’Gustro)

Il paraît qu’en fin d’année on fait des bilans. Pour ma part, j’aurais vu mourir un libraire et naître une maison d’édition, j’aurais enterré un manuscrit et j’en aurais mené un autre à terme. Une année équilibrée, en somme, sur le plan métaphysique. Et pour ce qui est du monde ? Là, par contre, je le trouve plutôt mitigé, le bilan. Ce que je retiendrai de 2016, et c’était vrai en partie lors des années précédentes mais ça a pris un tour nouveau, atteint un point critique, c’est cette immense obsession de la mort et du ricanement, et leur victoire qui me semble totale.

Un bon procédé, pour illustrer une idée, consiste à trouver un exemple résumant les choses, tenant lieu à la fois de métonymie et d’allégorie, et je crois que j’ai ce qu’il faut. Les nouveaux paquets neutres incarnent assez bien notre attitude et la manière contemporaine de voir le monde, dans ce pays. L’image qui me vient, quand je pense à la France, c’est un type assez âgé, dont toutes les dents sont pourries, et dont le principal loisir, le seul amusement, consiste à chercher dans le dedans de sa gueule, armé d’un cure-dents, les zones les plus abîmées, les plus douloureuses. Et puis, une fois qu’il les a trouvées, à les trifouiller le plus profond possible, le plus au cœur du nerf, jusqu’à avoir la main qui tremble, les larmes aux yeux, du sang plein la bouche – et à se réjouir de ça. Pour rien au monde il n’irait chez le dentiste, ce type un peu âgé, tant son masochisme est la seule chose qui lui reste, son dernier haillon. Pourquoi, comment sommes-nous devenus ainsi ? Je n’en sais rien. Mais c’est pourtant ce que nous sommes, ça j’en suis sûr, je vois cette attitude à l’œuvre chaque jour. Cette chose que nous appelons ironie, sarcasme, persiflage, ce comportement que nous croyons avoir hérité de Rabelais, de Molière, du professeur Choron, de Reiser, de Siné, mais qui n’en est que le fantôme, qui n’est que la joie méchante de rater. La rage, oui, celle-là même qui animait ceux que je viens de citer mais nous, nous en sommes au dernier stade : celui où les membres tremblent de manière incontrôlée, où l’écume mousse entre les lèvres, où l’animal, dans sa confusion grandissante, se sachant condamné, mord tout ce qui passe à sa portée, y compris lui-même.

LA ROUTE A ÉTÉ COURTE DE THÉLÈME À GROSLAND

Les paquets neutres, oui, comme un condensé de tout ça, comme un hiéroglyphe qui dit tout ce qu’il y a à savoir de notre pays et de nous qui l’habitons, à commencer par sa première contradiction : neutre, vraiment ? Qui serait assez naïf, ou assez dingo, pour croire qu’en ce monde, quelque chose qui a un rapport avec la communication ou avec le fric pourrait être neutre ?

« Le paquet neutre se définit par une absence de tout accessoire publicitaire rappelant l’univers de la marque : couleurs, images de marques, textes promotionnels.
« Tous les paquets de cigarette et de tabac à rouler seront d’une couleur standardisée, quelle que soit la marque.
« De nouveaux avertissements visuels et élargis à 65% du paquet (…) seront apposés, en haut du paquet.
« Le nom de la marque et du descriptif seront imprimés en caractères uniformisés et dans une couleur standardisée. »
(Source)

C’est plutôt cocasse, de qualifier de neutre un packaging qui a pour fonction de dissuader l’achat de l’objet qu’il emballe. En tout cas, au hasard des rues que j’ai foulées en France, en Belgique et en Suisse pendant la tournée Jeanne Van Calck, je suis tombé sur toutes sortes de paquets qui m’ont donné l’envie d’entamer une collection. Pour l’instant, mes deux préférés sont celui orné d’un pied complètement bouffé par la gangrène (il faut le voir pour le croire : imaginez qu’un des protagonistes de La nuit des morts vivants ait décidé de fumer trois ou quatre cartouches en moins de vingt-quatre heures), et celui que décore une photo de cendrier dont les cendres qu’il contient ont la forme d’un fœtus. Lecteurs, lectrices, si vous voulez me faire plaisir, envoyez-moi les vôtres !* (Vides, s’il vous plaît : je suis non-fumeur)

Glissons rapidement, pour en finir avec cet aparté qui n’est pas tout à fait le sujet de cette chronique, sur le fait que le tabac, si on met en balance les dépenses de santé publique, le manque à gagner dû aux morts qui se soustraient prématurément à l’impôt, l’argent que rapportent les taxes et les économies réalisées sur les retraites non-versées aux fumeurs décédés, est une source de revenus pour l’État. Un milliard à peu près, selon BFM, ce qui fait de l’État la seule entité (à ma connaissance) à militer contre l’exercice d’un commerce dont elle tire profit.

UN MONDE OÙ LA MORT RICANANTE A GAGNÉ

Moi, ces paquets neutres, les photographies gores ou simplement sordides qui les accompagnent, le marronnasse qui a été choisi, je les trouve révélateurs de notre déséquilibre. Quand j’observe mes contemporains, quand j’examine leurs actes, leurs discours, leur manière d’appréhender les tragédies de leur époque (ou le mouvement de l’Histoire, comme vous préférez), j’ai le sentiment d’avoir affaire à des gens qui face à la mort, à laquelle ils pensent en permanence, sont tiraillés entre le désir puissant et la peur extrême, et que ce tiraillement se traduit par un cynisme extraordinairement déprimé. La France était le pays de l’humour : elle est devenue celui du rire jaune. Et je ne m’exclue pas de la farandole névrosée, moi qui manifeste mon envie de collectionner ces paquets promettant la mort à ceux qui les achètent, moi qui compare l’argent que coûtent les fumeurs, l’argent qu’ils rapportent, et qui ricane en constatant combien la mort est un bon business.

Nous sommes des gens bizarres. Chaque fois que ça empire quelque chose en nous se réjouit, quelque chose jouit à chaque lézarde, à chaque menace que ça dégringole pour de bon sur nos crânes. Nous jouissons d’avoir le président le plus impopulaire du siècle. Nous jouissons de l’impuissance de l’État face au terrorisme, face à la crapulerie de la haute-finance, face à sa propre corruption, face à l’imbécillité de certains d’entre nous. Nous jouissons de notre propre impuissance, petits Nérons que nous sommes tous devenus, et qui pendant que brûle Rome, cherchent la meilleure punchline, celle qui sera le plus retwitée. De l’affreuse, de la terrible stupidité de certains d’entre nous, nous tirons un plaisir indicible, sale ; le paquet neutre, ce concentré d’ironie morbide, est un parfait résumé de ça. Un produit mortel, que nous consommons par plaisir, vendu très cher par des gens conscients de nous tuer, et que l’État autorise et empêche dans le même mouvement, cet État que nous voyons tout à la fois comme notre patron, notre employé, notre représentant et notre ennemi. Qui dit mieux ? Quel objet pourrait-on trouver pour incarner aussi bien nos contradictions, nos incohérences, le plaisir que nous éprouvons à aller mal et à en être lucides ?

LA VIE EST UNE FARCE MAIS JAMAIS UNE BLAGUE

Il paraît qu’en fin d’année, on prend des résolutions. Pour ma part, je vais tenter de résister un peu mieux, un peu plus, à l’ironie, à la malice, au persiflage, tous ces anticorps qui, naguère salutaires, sont devenus cancers à force qu’on les laisse prendre possession de tout. Je vais essayer de me souvenir, à chaque seconde si je peux, que la mort, la littérature, l’amour, sont des choses sérieuses, que la vie est souvent comique mais qu’elle n’est jamais, jamais, au second degré.

Et ma collection de paquets de cigarettes macabres, j’en ferai non pas un objet dérisoire, ni un outil de dérision, mais un memento mori, bordel de merde.

Joyeux Noël à tous.

*Christophe Siébert, 5 rue Sainte-Rose, 63000 Clermont-Ferrand. D’avance, merci. J’exposerai sans doute sur ma page Facebook les plus dégueulasses.

Une chronique de la rédaction d’AuvergneRhôneAlpes.info – Christophe Siébert

Réveillons de la Solidarité dans l’Allier

Le 14 décembre 2016, par Marie Cartigny

Quand la solitude des soirs de fête vient s’ajouter à l’isolement quotidien, cela devient insupportable. Or, 5 millions de personnes sont seules en France selon le rapport 2016 de la Fondation de France 1, soit 10% des Français. A ceux-là s’ajoutent les 22% de Français qui n’ont accès qu’à un seul réseau sociabilité et qui se trouvent dans une situation d’exclusion potentielle sans en avoir toujours conscience.

Un Noël digne de ce nom, c’est d’abord un Noël digne tout court

Le plus souvent, il s’agit de personnes précaires ou en grande difficulté. C’est pour elles que la Fondation de France a créé les Réveillons de la Solidarité : des fêtes solidaires et participatives qui leur permettent de partager un moment de convivialité à la fin de l’année.

Près de 200 réveillons solidaires partout en France

Parmi les actions soutenues par la Fondation de France pour lutter contre l’isolement, près de 200 Réveillons de la Solidarité sont organisés partout en France, dont 22 sur le territoire de la Fondation de France Centre-Est. Les Réveillons que nous finançons ont tous en commun :

– d’être organisés par des associations de quartier qui accompagnent tout au long de l’année des personnes seules et/ou en difficulté

– d’associer les personnes à l’organisation de la soirée, la préparation de la fête, des animations …

– d’être ouverts à d’autres publics : les voisins, les commerçants, les familles du quartier… pour favoriser les rencontres et les échanges entre des personnes qui peuvent se côtoyer au quotidien sans jamais se rencontrer. Au-delà de cette soirée, les réveillons créent ainsi des liens qui pourront s’inscrire dans la durée.

Un réveillon de la Solidarité organisé dans l’Allier …

Samedi 31 décembre
– Lurcy Levis (03) – Les Décidées sur leur 31, saison II
Implantée au sein d’un territoire rural très isolé, l’association Les Décidées a vocation à développer des projets participatifs et solidaires favorisant l’insertion sociale des femmes et des familles. Face au constat qu’un grand nombre d’habitants passaient leur nuit de la Saint Sylvestre seuls, sans famille, proches ou amis, des adhérents et bénévoles de l’association se mobilisent pour la deuxième année consécutive afin d’organiser un repas de fête le 31 décembre au soir. Au cœur de la démarche d’insertion et de valorisation des personnes en difficulté de l’association, ce projet collaboratif est source de fierté pour ses organisateurs, mais aussi de mixité sociale et culturelle.

…Et ailleurs en Rhône-Alpes

Vendredi 31 décembre – Belleville (69) – Rêve éveillons ensemble !
Pour lutter contre le sentiment d’isolement de ses résidents au moment des fêtes de fin d’année, la résidence sociale «
Foyer Les Remparts » organise un réveillon du nouvel an pour 130 participants au sein de la salle communale «Le Caveau».

Dimanche 1er décembre – Lyon (69) – Fêtons l’An 2017, de 17 à 97 ans !
Pour permettre aux personnes isolées de profiter des fêtes de fin d’année, les coordinatrices des actions de lien social (Pause Amitié et l’Accorderie) de la régie de quartiers EUREQUA LYON 8 organisent un repas de fête à la Mairie du 8 ème.

Dimanche 18 décembre – Lyon (69) –La soupe aux cailloux
En partenariat avec l’association Forum Réfugiés et le Centre de transit Charial, l’Espace 6 MJC organise un réveillon solidaire, fondé sur la volonté de favoriser la cohésion et lien social parmi les habitants du 6ème arrondissement de Lyon.