Rhône-Alpes : Le Psytruck reprend la route pour parler santé mentale et emploi !

Le 13 mars 2017, par Thomas Fauveau

Les maladies mentales sont des pathologies méconnues et mal comprises qui affectent près de 20% de la population chaque année. Elles représenteront la 1e cause de handicap dans le monde à l’horizon 2020. La Fondation FondaMental alerte sur l’urgence de mieux comprendre ces maladies, d’améliorer le dépistage et le diagnostic précoce afin de mieux les soigner.

En région Rhône-Alpes, les Centres Experts FondaMental se mobilisent à l’occasion de la 28e édition des Semaines d’information sur la santé mentale, et renouent avec une initiative originale lancée en 2015 : du 13 au 24 mars, le Psytruck sera de retour pour aller à la rencontre du grand public et sensibiliser ! A son bord, des experts pour informer sur les maladies mentales.

En Rhône-Alpes, le Psytruck reprend la route…

Lancé en 2015 à l’initiative du C3R, Centre Référent de Réhabilitation psychosociale et de Remédiation cognitive (Centre Expert FondaMental schizophrénie et Asperger), et du Réseau Handicap Psychique de Grenoble, à l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, le Psytruck est un camion qui circule et s’installe dans différentes villes de la région pour aller à la rencontre des populations.

Avec la collaboration des Centres Experts FondaMental troubles bipolaires et dépression résistante d’Isère, deux à trois professionnels, accompagnés des partenaires locaux, répondent aux questions du public et remettent des brochures d’information. Du 13 au 26 mars 2017, le Psytruck reprend la route pour porter un message de prévention.

La santé mentale et l’emploi

La 28ème édition des Semaines d’information sur la santé mentale a souhaité attirer plus particulièrement l’attention sur l’interaction entre santé mentale et emploi.

Celle-ci est complexe, le travail pouvant occasionner une souffrance psychique (pouvant mener jusqu’au burn-out ou épuisement professionnel) mais aussi contribuer au rétablissement (défini comme « une façon de vivre de manière épanouie, avec l’espoir d’apporter sa contribution à la société, même s’il reste d’éventuelles contraintes liées à sa maladie ») des personnes ayant une schizophrénie ou un trouble bipolaire.

L’accès à l’emploi en milieu ordinaire reste cependant malheureusement limité pour les personnes ayant une schizophrénie (21.5%) comme pour les personnes ayant des troubles bipolaires (40-60% ) dans les pays européens. Ces difficultés d’accès à l’emploi peuvent être liées à la pathologie et à ses manifestations mais sont aussi largement expliquées par la discrimination toujours attachée aux maladies mentales.

La proportion de personnes obtenant un emploi en milieu ordinaire est considérablement améliorée par le développement de l’emploi accompagné (58.3%), pratique désormais reconnue et soutenue par les pouvoirs publics, depuis la “loi travail” d’août 2016. Pour les usagers ne pouvant bénéficier de ce type d’accompagnement, il existe également des ESAT, c’est à dire des entreprises en milieu de travail protégé où le travailleur est davantage soutenu et encadré dans son activité par des professionnels (moniteur d’atelier, chargé d’insertion, psychologue).

Le lien entre la santé mentale et emploi est également économique, la perte de productivité (24.4 milliards d’euros en 2009) et de qualité de vie (65.1 milliards d’euros en 2009) contribuant largement aux coûts indirects attachés aux troubles psychiques.

Une information de qualité est indispensable pour lutter contre les représentations négatives associées aux maladies mentales et la discrimination et ainsi développer les possibilités d’accès à l’emploi.

Santé mentale, l’urgence d’agir

Les maladies mentales sont des pathologies méconnues et mal comprises qui affectent 20% de la population chaque année et apparaissent majoritairement entre 15 et 25 ans. Accès aux soins tardif, retard au diagnostic, inadéquation des soins courants avec les recommandations internationales, comorbidités somatiques non dépistées et non traitées… Leur prise en charge s’avère souvent inappropriée et les conséquences pour les malades sont désastreuses.

Connaissant une évolution souvent chronique, les maladies mentales sont sources de handicaps majeurs si leur évolution n’est pas freinée. Selon l’OMS, elles seront la 1ère cause mondiale de handicap dès 2020.

Associées à des stéréotypes d’imprévisibilité et de dangerosité, les maladies mentales restent considérées comme des maladies « à part ». Outre les sentiments de honte chez les patients et leurs proches ainsi que la méfiance à l’égard de la psychiatrie, la méconnaissance et la stigmatisation participent également au retard de l’accès aux soins : l’ignorance dans laquelle se trouve l’entourage pour identifier les premiers symptômes, la tendance à banaliser la première crise font perdre un temps précieux avant la consultation d’un médecin spécialiste.

Les rendez-vous du Psytruck

Grenoble le 13 mars 2017, Saint-Martin d’Hères le 14 mars, Voiron le 15 mars, Albertville le 16 mars, Bourgoin Jallieu le 17 mars, Saint-Etienne le 20 mars, Lyon le 21 mars, Chambéry le 23 mars et Annecy le 24 mars

Communiqué de Presse

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