La Drôme remporte le Trophée « Destination vélo » 2017 de la FFCT !

Le 21 mars 2017, par Marie Cartigny

Lors du Salon Destinations Nature qui a eu lieu du 16 au 19 mars 2017, la Fédération française de cyclotourisme a remis les Trophées du vélo 2017 dans les deux catégories suivantes : la Destination vélo et l’Itinéraire vélo. Pour cette 4ème édition, deux départements sont arrivés ex-æquo sur le podium : la Drôme et la Charente-Maritime. Ce sont les « Destinations vélo » 2017 qui font figure d’exemples en matière de cyclotourisme grâce à la mise en place d’aménagements cyclables, d’accueil des cyclotouristes, offres dédiées etc… Elles se distinguent par leur point fort commun : un travail participatif depuis 20 ans avec les différents acteurs du vélo sur le territoire (associations, institutions, fédérations…) qui débouche sur un projet fédérateur et porté par tous.

La Drôme est engagée tout comme la Charente-Maritime, depuis plus de 20 ans, dans une politique de développement de la pratique du vélo. Avec sa grande diversité de paysages et son relief varié, elle dispose d’une variété de parcours pour une pratique sportive ou contemplative.

La Drôme à vélo totalise 3 613 km d’itinéraires, appelés « Bons plans à vélo », avec des circuits de niveau vert à rouge dont 88 cols routiers pour les cyclogrimpeurs et 139 km de véloroutes voies vertes. La ViaRhôna traverse d’ailleurs le territoire sur 66 km.

Pour les vététistes, 3 488 km d’itinéraires VTT s’offrent à eux avec 9 sites et Bases VTT mais aussi 2 grands itinéraires de longue itinérance et la Grande Traversée du Vercors en VTT.

Une offre diversifiée et complète grâce à l’engagement fort du Comité départemental de cyclotourisme associé au travail collaboratif avec les associations locales et les partenaires.

La Communauté de Communes des Hautes Baronnies est d’ailleurs labellisée « Ville et Territoire vélotouristiques ». Box à vélos, vélo-station en gare, mise à disposition de produits packagés, brochures dédiées, topoguides (…), les cyclotouristes pourront trouver leur bonheur !

Pour cette toute 1ère édition, c’est la Vélodyssée qui a été élue « Itinéraire vélo » 2017. Avec un parcours de 1 240 km de Roscoff à Hendaye, elle offre un parcours sauvage et tonique avec un parcours 100% réalisé.

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Lyon / Villeurbanne – Solidarité : Semaine du Don en Nature

Le 20 mars 2017, par Marie Cartigny

Depuis huit ans, l’association l’Agence du Don en Nature œuvre de manière innovante en faveur de la lutte contre l’exclusion. En 2016, elle a collecté trois millions de produits neufs non alimentaires auprès d’un réseau de 130 entreprises partenaires. Ces dons ont ensuite été commandés en ligne par 750 associations et redistribués à 900 000 personnes en situation de précarité. Alors que 66% des Français sont prêts à offrir un produit neuf non alimentaire lors de leurs achats sur Internet, selon une étude OpinionWay, l’Agence du Don en Nature souhaite sensibiliser le grand public aux dons de produits de première nécessité à travers l’opération « 1 like = 1 don » sur les pages Facebook de six entreprises partenaires et à travers des manifestations sur l’ensemble du territoire, lors de la Semaine du Don en Nature du 20 au 25 mars 2017.

Agir contre l’exclusion par le don de produits

Alors que 83% des Français se déclarent généreux, ils sont 74% à soutenir une association ou un projet. Parmi les actions soutenues, le don de produits aux associations est pratiqué par 52% des personnes interrogées suivies par des dons financiers (47%), le bénévolat (39%) et le crowdfunding (12%). Cette étude révèle également l’appétence des Français à de nouvelles formes de solidarité. En effet, 66% des personnes interrogées se disent prêtes à faire un don de produits de consommation courante lors de leurs achats sur Internet et un Français sur cinq est même prêt à le faire de manière certaine.

Une Association innovante

L’Agence du Don en Nature a placé le numérique au cœur de son modèle. Souhaitant aujourd’hui sensibiliser le grand public aux dons de produits non alimentaires, elle organise avec le concours des laboratoires Bioderma, d’Electrolux, professionnel des laboratoires Pierre Fabre – Klorane, de Gemo, Mustela et SEB, l’opération « 1 like = 1 don » sur Facebook du 20 au 25 mars 2017. Le grand public est ainsi invité à se rendre sur les pages des partenaires et à aimer le visuel de l’association afin qu’un produit lui soit redistribué. Cette opération s’inscrit dans les opérations de sensibilisation aux dons de produits en ligne menées par l’Agence du Don en Nature depuis un an comme le développement du panier partage. Testé sur Amazon en mars 2016, il est actif sur Greenweez (groupe Carrefour), numéro 1 des courses bio sur Internet, depuis septembre 2016. Le panier partage permet d’ajouter à son panier d’achat un produit de première nécessité et de l’offrir à l’Agence du Don en Nature.

Les événements à venir

Parmi les manifestations, l’association organise mardi 21 mars à Lyon à 10 h 00 (Centre d’hébergement – 69 rue de Cuire), un atelier « renouer avec l’estime de soi » en partenariat avec L’Oréal et l’association Alynéa. Et à Vénissieux à 18 h 30 au Centre d’entraide Pain de Sarepta (11 Avenue de la République) sera organisée une conférence sur le don en nature et présentation du bilan d’activité de l’Agence du Don en Nature, en présence de Christian Ringuet, Président de l’Agence du Don en Nature et avec le témoignage d’entreprises et d’associations partenaires.

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Un végétarien qui se mord la langue ça fait mauvais genre tout de même
Cécile Coulon

Nouvelle vie – Nouveau départ à Clermont-Ferrand

Le 16 mars 2017, par Eric Loszycer

Une réclame pour un nouveau prêt bancaire ou une agence d’intérim ? Et bien non, pas cette fois-ci. Imaginez plutôt que tous vos objets condamnés à passer par la case poubelle parce que défectueux revivent comme par enchantement. Un petit miracle qui en plus ferait de vous un petit écolo sans le moindre effort. Elle est pas belle la vie ? Explications.

Cette résurrection toute laïque s’appelle Je Recycle Parc.
Il s’agit d’une association qui porte un projet de « ressourcerie ». Derrière cette dénomination un peu étrange se cache l’objectif de recycler nos vieux biens de consommation afin de leur rendre leur lustre d’antan.

Dans la boutique du 32 avenue Édouard Michelin à Clermont-Ferrand, 6 salariés et une quinzaine de bénévoles s’activent à réparer des objets défectueux pour les revendre à des tarifs solidaires. Le but n’est pas de faire un bénéfice le plus élevé possible mais de favoriser le réemploi. Fringues, mobiliers, les budgets les plus modestes peuvent trouver leur bonheur. Par exemple en ce moment, la boutique vend des cafetières à 2 euros ou des grille-pains à 5.

Damien Langlois, l’administrateur de Je Recycle Parc que nous avons interviewé précise que cette activité économique citoyenne oriente sa démarche en 4 actions : « Premièrement on fait de la collecte de déchets de particuliers, deuxièmement on répare, troisième étape on fait du réemploi de déchets à travers la boutique solidaire et enfin on fait des actions de sensibilisation à l’environnement.
La pollution qui ne cesse de gagner du terrain trouve là un adversaire de taille. En effet, le réemploi des objets favorise la diminution drastique des émissions carbone.

Cette ressourcerie du quartier de la gare revendique une dimension sociale très affirmée. Elle travaille en étroite collaboration avec le Conseil départemental du Puy-de-Dôme. Elle organise des ateliers. Des groupes de personnes suivies par les services sociaux participent à des activités de réparation et d’entretien. Une action que Damien Langlois, qualifie de « re-sociabilisation ». Il ajoute que la boutique « œuvre aussi avec des organismes de formation dont elle accueille les stagiaires sur des thématiques d’économie solidaire ».
Il faut dire qu’avec la mise en place de normes européennes et l’évolution des mentalités, le réemploi s’inscrit très bien dans l’économie de demain qu’est l’économie circulaire.

La dimension culturelle n’est pas oubliée. Des expositions auront lieu dans la boutique Je Recycle Parc. La semaine du 20 mars, plus d’une quinzaine de créateurs clermontois prendront des objets dans la boutique, les transformeront et en feront de nouvelles créations. Vous l’aurez compris, avec de l’imagination tout est réalisable.

Allez donc y faire un tour. La boutique est ouverte du mardi au samedi de 14h à 19h. Particuliers et professionnels y sont les bienvenus.

Plus de renseignements ici.

Coutellia, c’est dans 2 mois !

Le 14 mars 2017, par Marie Cartigny

2500 mètres carrés d’exposition, 230 exposants, 20 pays… Coutellia affute ses lames pour sa 27ème édition. Le festival international du couteau d’art et de tradition sera de retour à Thiers, les 20 et 21 mai 2017. L’équipe organisatrice vient de dévoiler la nouvelle affiche et espère dépasser le cap des 5600 visiteurs atteint l’an passé. Explications.

Thiers et la fabrication coutelière, c’est 8 siècles d’histoire. Une porte ouverte sur les hommes et sur l’avenir. C’est ainsi que la cité auvergnate est devenue la capitale mondiale dans son domaine d’activité. Plus grande aire économique dédiée à ce secteur en France, Thiers accueille Coutellia depuis 27 ans.

Point d’orgue de la promotion de tout le bassin coutelier, ce festival international se tiendra les 20 et 21 mai 2017, sur 2500 mètres carrés, avec 230 exposants venus de 20 pays. C’est dire l’écho retentissant qu’il va donner à nouveau à toute la profession coutelière. Attendu par les aficionados pour ses belles lames et autres créations coutelières haut de gamme, Coutellia, c’est aussi un village coutelier, avec un espace forge, un atelier montage de couteaux. Et des visites possibles des musées en centre-ville.

Tout ce qui coupe et tranche…

Au delà des 5600 visiteurs qu’il attire désormais, le festival international du couteau d’art et de tradition est la vitrine d’un bassin artisanal et industriel, vivier d’emplois locaux, dont le savoir-faire s’exporte dans le monde entier. En effet, avec ses créations de prestige ou haut de gamme, Thiers s’est forgée une réputation tout autour ce qui coupe, tranche aussi bien pour les arts de la table que pour la restauration ou encore pour les secteurs professionnels très diversifiés. En effet, le terme de coutellerie recouvre des articles variés, ayant en commun leur action tranchante sur la matière : cisellerie, fabrication de rasoirs, de la taillanderie et la fabrication des couteaux proprement.

300 000 produits fabriqués par jour

C’est ainsi que 80% des couteaux fabriqués en France sont issus du bassin thiernois en 20 000 modèles : couteaux professionnels, gadgets de cuisine, outils coupants, couteaux et couverts de table, platerie, couteaux de poche et de loisirs, articles de cave. Au total, 300 000 produits sont fabriqués chaque jour. Être connu et reconnu comme la référence incontournable dans le domaine de la coutellerie, contribuer au rayonnement de la filière sur le plan international, assurer la compétitivité de la profession au plan national ; telles sont les ambitions de Coutellia, une manifestation qui a du tranchant !

Infos pratiques

Salle polyvalente « Jo Cognet », ZI du Breuil à Thiers – Horaires d’ouverture : sans interruption le samedi de 9h à 18h et le dimanche de 10h à 18h – Tarifs indicatifs (incluant : l’entrée au salon, animations, entrée au Musée de la Coutellerie) : Journée : 10 €/pers. (gratuit pour les enfants de moins de 15 ans – Week-end : 15€/personne- www.coutellia.fr

Rhône-Alpes : Le Psytruck reprend la route pour parler santé mentale et emploi !

Le 13 mars 2017, par Thomas Fauveau

Les maladies mentales sont des pathologies méconnues et mal comprises qui affectent près de 20% de la population chaque année. Elles représenteront la 1e cause de handicap dans le monde à l’horizon 2020. La Fondation FondaMental alerte sur l’urgence de mieux comprendre ces maladies, d’améliorer le dépistage et le diagnostic précoce afin de mieux les soigner.

En région Rhône-Alpes, les Centres Experts FondaMental se mobilisent à l’occasion de la 28e édition des Semaines d’information sur la santé mentale, et renouent avec une initiative originale lancée en 2015 : du 13 au 24 mars, le Psytruck sera de retour pour aller à la rencontre du grand public et sensibiliser ! A son bord, des experts pour informer sur les maladies mentales.

En Rhône-Alpes, le Psytruck reprend la route…

Lancé en 2015 à l’initiative du C3R, Centre Référent de Réhabilitation psychosociale et de Remédiation cognitive (Centre Expert FondaMental schizophrénie et Asperger), et du Réseau Handicap Psychique de Grenoble, à l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, le Psytruck est un camion qui circule et s’installe dans différentes villes de la région pour aller à la rencontre des populations.

Avec la collaboration des Centres Experts FondaMental troubles bipolaires et dépression résistante d’Isère, deux à trois professionnels, accompagnés des partenaires locaux, répondent aux questions du public et remettent des brochures d’information. Du 13 au 26 mars 2017, le Psytruck reprend la route pour porter un message de prévention.

La santé mentale et l’emploi

La 28ème édition des Semaines d’information sur la santé mentale a souhaité attirer plus particulièrement l’attention sur l’interaction entre santé mentale et emploi.

Celle-ci est complexe, le travail pouvant occasionner une souffrance psychique (pouvant mener jusqu’au burn-out ou épuisement professionnel) mais aussi contribuer au rétablissement (défini comme « une façon de vivre de manière épanouie, avec l’espoir d’apporter sa contribution à la société, même s’il reste d’éventuelles contraintes liées à sa maladie ») des personnes ayant une schizophrénie ou un trouble bipolaire.

L’accès à l’emploi en milieu ordinaire reste cependant malheureusement limité pour les personnes ayant une schizophrénie (21.5%) comme pour les personnes ayant des troubles bipolaires (40-60% ) dans les pays européens. Ces difficultés d’accès à l’emploi peuvent être liées à la pathologie et à ses manifestations mais sont aussi largement expliquées par la discrimination toujours attachée aux maladies mentales.

La proportion de personnes obtenant un emploi en milieu ordinaire est considérablement améliorée par le développement de l’emploi accompagné (58.3%), pratique désormais reconnue et soutenue par les pouvoirs publics, depuis la “loi travail” d’août 2016. Pour les usagers ne pouvant bénéficier de ce type d’accompagnement, il existe également des ESAT, c’est à dire des entreprises en milieu de travail protégé où le travailleur est davantage soutenu et encadré dans son activité par des professionnels (moniteur d’atelier, chargé d’insertion, psychologue).

Le lien entre la santé mentale et emploi est également économique, la perte de productivité (24.4 milliards d’euros en 2009) et de qualité de vie (65.1 milliards d’euros en 2009) contribuant largement aux coûts indirects attachés aux troubles psychiques.

Une information de qualité est indispensable pour lutter contre les représentations négatives associées aux maladies mentales et la discrimination et ainsi développer les possibilités d’accès à l’emploi.

Santé mentale, l’urgence d’agir

Les maladies mentales sont des pathologies méconnues et mal comprises qui affectent 20% de la population chaque année et apparaissent majoritairement entre 15 et 25 ans. Accès aux soins tardif, retard au diagnostic, inadéquation des soins courants avec les recommandations internationales, comorbidités somatiques non dépistées et non traitées… Leur prise en charge s’avère souvent inappropriée et les conséquences pour les malades sont désastreuses.

Connaissant une évolution souvent chronique, les maladies mentales sont sources de handicaps majeurs si leur évolution n’est pas freinée. Selon l’OMS, elles seront la 1ère cause mondiale de handicap dès 2020.

Associées à des stéréotypes d’imprévisibilité et de dangerosité, les maladies mentales restent considérées comme des maladies « à part ». Outre les sentiments de honte chez les patients et leurs proches ainsi que la méfiance à l’égard de la psychiatrie, la méconnaissance et la stigmatisation participent également au retard de l’accès aux soins : l’ignorance dans laquelle se trouve l’entourage pour identifier les premiers symptômes, la tendance à banaliser la première crise font perdre un temps précieux avant la consultation d’un médecin spécialiste.

Les rendez-vous du Psytruck

Grenoble le 13 mars 2017, Saint-Martin d’Hères le 14 mars, Voiron le 15 mars, Albertville le 16 mars, Bourgoin Jallieu le 17 mars, Saint-Etienne le 20 mars, Lyon le 21 mars, Chambéry le 23 mars et Annecy le 24 mars

Communiqué de Presse

La Baraque à Frat des petits frères des Pauvres

Le 10 mars 2017, par Marie Cartigny

Depuis 1946, les petits frères des Pauvres accompagnent, dans une relation fraternelle, des personnes – en priorité de plus de 50 ans – souffrant de solitude, de pauvreté, d’exclusion, de maladies graves.

La Baraque à Frat’ de village en village autour de Puy-en-Velay (43)

En Haute-Loire, 43 % des personnes seules ont plus de 65 ans alors que cette part n’est que de 37 % en France métropolitaine. Les femmes y sont particulièrement touchées par la précarité, car elles ont moins souvent cotisé pour leur retraite durant leur vie active (Insee 2015).

Dans ce département rural, composé de plateaux et de gorges, à l’habitat éclaté entre villages et hameaux, l’isolement des personnes âgées se conjugue aux difficultés de déplacement. Créer du lien social, c’est pouvoir aller à la rencontre de ceux qui ne peuvent pas se déplacer. A l’initiative de bénévoles des petits frères des Pauvres, et dans l’esprit des tournées des boulangers ou des bouchers ambulants, la « Baraque à Frat’ », un camping-car aménagé (avec deux pièces à vivre, toilettes, eau potable, réfrigérateur, point chaud, auvent extérieur, parasol chauffant, fauteuil roulant) va commencer à sillonner les routes de Haute-Loire.

« Librement inspirée de la baraque à frites de nos amis belges, notre « baraque à Frat’ » va, elle aussi apporter, animation, accueil chaleureux et moments conviviaux. Au-delà du clin d’œil, c’est bien sûr un formidable lieu de fraternité, pour proposer échanges, rencontres, discussions avec des personnes âgées isolées ». Alexandra, bénévole

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Le FASST met le turbo pour les places en crèche en Rhône-Alpes

Le 09 mars 2017, par Eric Loszycer

Enfin une solution rapide pour la garde d’enfants des travailleurs intérimaires. Le Fonds d’Action Sociale du travail temporaire (FASST) a signé une convention de partenariat avec 6 réseaux de crèches d’entreprise présents en Rhône-Alpes. En tout, cela fait 65 crèches pour la Région. Les explications d’Henriette Manoukian, chargée de mission d’action territoriale pour le FASST.

AuvergneRhôneAlpes.info : Quel a été l’élément déclencheur de cette initiative ?

Henriette Manoukian : Le Fonds d’Action Sociale du travail temporaire est une structure qui accompagne les intérimaires dans leur accès à l’emploi. Nous intervenons pour trouver une solution aux freins qui empêchent ces personnes d’obtenir un travail. La demande des intérimaires aujourd’hui porte majoritairement sur le crédit, le logement et la garde d’enfants. Nous avons donc développé des solutions en lien avec ces problématiques. Pour cette dernière, il y a naturellement la crèche mais nous proposons aussi de la garde à domicile qui offre une plus grande souplesse et que l’on peut activer du jour au lendemain.

AuvergneRhôneAlpes.info : Quelqu’un qui obtient un travail dans une agence d’intérim et qui vous contacte se voit-il automatiquement proposer une place en crèche ?

Henriette Manoukian : En premier lieu, nous travaillons aussi bien avec les enseignes, les agences, les grands groupes que les PME. Le FAAST peut être contacté par le numéro vert ou via son site internet. Maintenant, les intérimaires ayant trouvé une mission peuvent également faire une demande. Nous donnons ensuite une réponse sous 48h maximum car l’essence même de l’intérim c’est la réactivité. Malheureusement, nous ne couvrons pas encore tout le territoire de la Région Auvergne Rhône-Alpes. Sur le département de l’Ain par exemple, nous n’avons pas de places de crèche à proposer car il y a peu d’intérimaires. À nous de développer des partenariats pour avoir un maillage plus fort.

AuvergneRhôneAlpes.info : Comment est structuré le FAAST ?

Henriette Manoukian : Le fonds d’action sociale du travail temporaire est un organisme paritaire composé de syndicats, de représentants des salariés et des agences. Nous sommes rémunérés uniquement par les agences d’intérim qui nous versent une cotisation chaque années selon leur masse salariale. Nous ne sommes pas un service public du travail comme le Pôle-Emploi. Nous mettons en place un bouquet de services à destination des intérimaires.

AuvergneRhôneAlpes.info : Les intérimaires connaissent-il plus de difficultés pour faire garder leurs enfants ?

Henriette Manoukian : C’est une catégorie de travailleurs qui connaît davantage la précarité. Je pense aux mères isolées, aux parents trimballés d’un endroit à un autre en raison des missions. Notre action permet une démocratisation des solutions sociales. Ce ne sont plus seulement les personnes qui gagnent bien leur vie qui peuvent se payer une nounou pour aller travailler. Les petits revenus en nous appelant peuvent aussi bénéficier d’une garde pour leurs enfants.

AuvergneRhôneAlpes.info : Vous revendiquez le fait d’apporter des aides pour sécuriser la vie professionnelle des salariés intérimaires. Concrètement, ça se passe comment ?

Henriette Manoukian : Pour la crèche, les intérimaires payent en fonction de leur quotient familial. Ça va de quelques centimes à 2,90 euros de l’heure. Ce faible coût sécurise la garde d’enfants. Nous intervenons aussi sur des solutions logements. À partir de 600 heures de mission, nous nous portons garant de l’intérimaire sur des logements du secteur privé. Nous apportons le loyer de l’intérimaire et ensuite l’intérimaire nous rembourse. Si jamais il y a des carences de paiement, le propriétaire va continuer à percevoir son loyer.

AuvergneRhôneAlpes.info : Sur quelles autres actions travaille le FASST en ce moment ?

Henriette Manoukian : Développer la mobilité des intérimaires. L’année dernière nous avons travaillé sur un accompagnement au permis de conduire. Pour les intérimaires qui n’ont pas le permis nous proposons un coaching et un cofinancement.

Propos recueillis par Éric Loszycer