Exposition Antarctica au Musée des Confluences de Lyon

Bienvenue en Antarctique, dans la base Dumont d’Urville, en Terre Adélie, à plus de 10 jours de bateau de l’Australie ! Fin 2015, pendant près de 2 mois, l’expédition Antarctica est venue explorer ce site exceptionnel qui concentre une richesse de vie absolument unique, où la plupart des espèces vivant sur la banquise se réunissent et se reproduisent. Cette expédition est inédite à plusieurs titres : c’est la première fois qu’une équipe artistique d’une telle envergure s’engage dans une aventure aussi extrême. L’exposition est visible au Musée des Confluences jusqu’au 31 décembre 2016.

Le vestiaire

En pénétrant dans le vestiaire, première étape de l’exposition, à l’abri des rafales de vent que l’on entend dans la pièce, on découvre quelques-uns des équipements spécifiques utilisés par les membres de l’expédition, adaptés à la rudesse des éléments : Des parkas conçues pour résister au grand froid, patinées par le vent et les embruns. Des combinaisons sèches de plongée sur-mesure adaptées aux conditions extrêmes. Une partie du matériel de plongée, conçu spécifiquement pour les besoins de l’expédition. Des boîtiers photographiques résistant à la pression et au froid.

La plongée

Sautons à l’eau ! Deux écrans vidéo côte à côte, montrant respectivement les images d’un plongeur se préparant à l’immersion et les animaux de la banquise prêts à se précipiter dans une eau à -2°.

Lorsque 4 à 6 h de préparation sont nécessaires aux plongeurs avant de s’enfoncer dans des eaux dont la température est inférieure à zéro, les manchots empereurs, les manchots Adélie, les phoques de Weddell, et même les poussins empereur, dont on a la chance de voir le tout premier saut, font visiblement preuve de plus de facilité. Toutefois, chaque espèce déploie des trésors d’ingéniosité pour que son organisme résiste à ce « bain de mer » glacial. Ainsi, le phoque de Weddell libère tout l’air de ses poumons pour réduire les effets de la pression de l’eau, et le manchot, lorsqu’il plonge, crée des poches d’air sous ses plumes pour améliorer ses déplacements ; un peu pataud sur la glace, celui-ci se métamorphose soudain en un nageur agile.

Un peu plus loin, c’est au tour du visiteur de plonger à son tour dans l’océan. En pénétrant dans un espace sombre d’où émanent des sons subaquatiques, il découvre sur grand écran des images sous-marines montrant cette fois animaux et plongeurs sous l’eau.

Sous la banquise

Puis, ce sont trois box qui permettent à chacun de s’immerger, en passant la tête à travers les trous d’une paroi pour se retrouver, dans une série de petits films, au cœur d’un univers féérique, aux dimensions, aux reliefs et aux lumières déroutantes. Le visiteur découvre une faune et une flore sous-marine foisonnante : anémones et étoiles de mer, méduses, étranges poissons et crustacés se faufilent entre roches, coraux et algues géantes. Cet univers coloré n’est pas sans rappeler les récifs coralliens des mers chaudes. Certaines espèces sont d’une telle rareté qu’elles n’avaient jamais été observées dans leur milieu naturel. Peu coutumiers de la présence humaine et sans crainte, les animaux se laissent approcher, curieux, venant même mordiller les mollets de l’explorateur. Les plongeurs peuvent ainsi assister aux échanges tout en tendresse entre un phoque femelle et son juvénile.

Retour sur la banquise

Le visiteur émerge du monde sous-marin en franchissant un passage dans lequel il se familiarise à nouveau avec la lumière et les mouvements de la surface grâce à de multiples photographies et films saisissant sur le vif de véritables « scènes de vie » des sept espèces du continent austral. Mais ce n’est qu’un avant-goût de l’ultime expérience sensorielle qu’il s’apprête à vivre !

Dans une pièce entièrement pourvue d’écrans géants disposés à 360°, au son du vent et des cris des oiseaux, nous sommes véritablement au beau milieu de la banquise. Entouré des paysages somptueux des massifs se découpant dans le ciel, des étendues de glace à perte de vue, le visiteur est aux premières loges pour observer attentivement une colonie de manchots empereurs aux différentes étapes de leur vie, des poussins qui pour la première fois vont à l’eau, à leurs aînés, qui peuvent vivre jusqu’à 45 ans, en passant par ceux qui tergiversent longtemps avant de traverser une rivière de peur d’être attaqués par un léopard de mer.

N’oublions pas pour autant que cet écosystème est fragile. Ainsi, en 2014, à l’est de la Terre Adélie, des milliers de manchots Adélie ont péri car, en raison du dérèglement climatique, un iceberg a bloqué l’unique accès vers leur alimentation. Et rappelons que l’Antarctique, dans son immense superficie de 14 millions de km2, n’accueille en totalité que 45 colonies de manchots.

Vif succès de l’exposition Autoportraits au Musée Roger Quillot de Clermont-Ferrand

En raison du succès de l’exposition Autoportraits du musée d’Orsay, le musée d’art Roger Quilliot change ses horaires d’ouverture et propose deux nocturnes :

Nocturnes jeudi 12 mai et jeudi 2 juin de 18h à 21h (ouverture en continu de 10h à 21h).

Sans oublier : Des visites commentées supplémentaires le jeudi 12 mai et jeudi 2 juin, à 18h15 et 19h30. Réservations auprès de l’Office de tourisme (04 73 98 65 00). Les visites commentées sont très sollicitées et sont très vite complètes.

La Nuit des musées, samedi 21 mai de 20h à minuit (entrée gratuite), pour une visite libre de l’exposition et voir ou revoir Van Gogh, un film de Maurice Pialat (1991).

Attention : pour l’organisation de cet événement, le musée fermera le 21 mai de 18h à 20h, puis le lendemain, dimanche 22 mai de 10h à 13h. Ré-ouverture du musée dès 13h jusqu’à 18h.

1er dimanche du mois, entrée gratuite pour tous : dimanche 5 juin, dernier jour de l’exposition.

Musée d’art Roger Quilliot [MARQ]
Quartier historique de Montferrand
Place Louis-Deteix
63100 Clermont-Ferrand
04 73 40 87 40
musee.art@ville-clermont-ferrand.fr
Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h, samedi et dimanche de 10h à 12h et de 13h à 18h.

Communiqué de Presse

A la lumière de Didier Amblard, artiste peintre auvergnat exposé à Rotterdam

Le 04 mai 2016, par Marie Cartigny

Le regard crispé sur sa toile, le regard du juste qui construit depuis plus de trente ans l’univers qui l’entoure et le transcende par sa peinture, Didier Amblard est un être à part qui œuvre quotidiennement en art thérapie à Clermont-Ferrand. Nous sommes bien loin de l’univers marketing des « artistes » bobos qui font de leur signature une marque, dans une démarche frisant l’indécence. Rencontre avec, sans doute, l’un des plus grands peintres français contemporains , parmi les plus émouvants et pourtant méconnus acteurs de l’art brut. Didier Amblard est exposé en permanence à Paris et, en ce moment, au musée Kunsthal de Rotterdam.

L’échange avec Didier Amblard sur sa peinture se fait peu à peu dans une intimité qui se nourrie de questionnement sur son œuvre et d’anecdotes sur sa vie d’avant, avant son hospitalisation en 1984. Le passé se fait confus, il parle de sa famille avec laquelle il a vécu, à Saint-Symphorien, près de Châtel-Guyon, du métier de son père, entrepreneur en maçonnerie avec qui il a travaillé. Il passe un CAP de menuiserie avant de basculer dans un tourbillon qui l’amènera à dessiner puis à peindre. C’est un réconfort pour lui. Et presque une mission : faire revivre à travers ses premiers dessins au stylo à bille les anciens bâtiments de l’hôpital psychiatrique et également ses camarades, disparus depuis pour la plupart. C’est presque un hommage ou une seconde vie qu’il leur offre.

« Quand je suis rentré ici, dit-il d’une voix douce, j’ai eu l’impression que toutes les portes s’étaient fermées. En réalité, ces portes sont ouvertes car je travaille avec des gens dont j’aime la personnalité. » Didier Amblard a eu plusieurs vies. « Quand mon fils est né, je suis parti seul en Martinique car je savais que j’étais malade, je suis parti à l’aventure. Je voyais des anges, j’entendais de la musique qui me rappelait la beauté du monde. Ca a été un chemin. Je marchais, je marchais, je passais sur les rochers pour aller d’une plage à une autre. Je pense avoir vu la Martinique au moment où je devais la voir. C’était une évasion.»

« Quand je créé, je pense toujours à ma petite maison »

Retour à Clermont-Ferrand. Le point d’ancrage dans l’élaboration de la peinture de Didier Amblard est une petite maison en contre-plaqué qu’il a réalisé pendant son apprentissage. Cette maison l’accompagne dans chacune de ses œuvres. Il la « promène partout dans sa tête ». C’est son port d’attache, dans une psyché perpétuellement tourmentée. Didier évoque les « lumières trangenscentes » dans sa peinture et c’est ainsi que le poète s’exprime. La poésie fait partie de cet artiste peintre qui n’ose – pas encore – se définir ainsi. Il sait qu’il est exposé dans une galerie parisienne spécialisée dans l’art brut, il sait qu’il est exposé en ce moment dans un musée d’art moderne de Rotterdam, mais ne s’intéresse qu’au bonheur qui l’anime quand il peint, tout simplement. D’ailleurs, au début, Didier Amblard ne signait même pas ses œuvres. Pourquoi ? « Par abandon, pour que ça tombe dans l’oubli. », dit-il.

Cet effacement volontaire, puisque Didier se sait conscient de la valeur marchande de son art, serait-il un refuge ? Didier est un artisan avant tout et quand on l’interroge sur le regard qu’il porte sur le marché de l’art, il emploie le mot de « fumisterie ». Didier Amblard est sans doute un génie qui ne veut pas le savoir. Ses peintures ne sont pas toutes signées du maître parce qu’il est loin d’avoir achevé son œuvre. « Je ne crois pas au bonheur, je ne crois pas au bonheur », répète-t-il inlassablement. «Je peins parce que je me dis qu’un jour je partirais là-haut, et je veux laisser quelque chose qui soit fini. Mais en même temps je n’ai pas envie d’y monter, là-haut, et du coup cette œuvre reste toujours inachevée… »  Nous quittons Didier Amblard pour le laisser à son travail. Semblant seul dans l’atelier, pourtant peuplé d’autres artistes, il peint, il peint, il peint…

Exposition Autoportraits, de Rembrandt au selfie

Autoportraits, de Rembrandt au selfie est la première exposition réalisée dans le cadre d’un partenariat entre la Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe, les National Galleries of Scotland à Edimbourg et le musée des Beaux-Arts de Lyon.

L’exposition évoque les différentes approches de l’autoportrait du XVIe au XXIe siècle à partir d’une sélection d’œuvres en provenance de trois grands musées européens.

Véritable genre artistique, l’autoportrait apporte, au-delà des questions de style propres à chaque époque, de nombreuses informations sur la personnalité de son auteur, ainsi que sur son environnement historique et social. À une époque où la pratique du selfie est devenue un véritable phénomène de société caractéristique de l’ère du digital, questionner la tradition et les usages de l’autoportrait semble plus que jamais d’actualité.

L’exposition rassemble plus de 130 œuvres : peintures, dessins, estampes, photographies, sculptures et vidéos et s’articule en sept sections thématiques, interrogeant les grandes typologies de l’autoportrait et leurs évolutions au fil du temps :

– le regard de l’artiste,
– l’artiste en homme du monde,
– l’artiste au travail,
– l’artiste et ses proches,
– l’artiste mis en scène,
– l’artiste dans son temps
– et le corps de l’artiste.

Source : musée des Beaux-Arts de Lyon.

Exposition du 25 mars au 26 juin 2016