Ambert : le « Concours de Machines » met à l’honneur le vélo artisanal français

Le 15 juin 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Les Cycles Victoire, en association avec le magazine « 200 – le vélo autrement », relancent dans le cadre de la cyclosportive « Les Copains », le Concours de Machines. Cet événement, richesse du patrimoine cycliste français, réunira une vingtaine de constructeurs français de cycles artisanaux pendant trois jours, les 1, 2 et 3 juillet 2016 à Ambert, en Auvergne, afin de faire rayonner un savoir-faire encore trop méconnu.

Une compétition historique

Organisée de 1934 à 1949, cette compétition a permis aux artisans-constructeurs Français de faire progresser techniquement les bicyclettes, et de s’imposer comme les références mondiales. Durant la seconde moitié du XXe siècle, l’industrie du cycle a considérablement évolué. De nombreuses marques hexagonales ont délocalisé leur production tandis que d’autres ont tout simplement disparu. La construction de vélos artisanaux s’est peu à peu estompée avec l’arrivée de nouveaux matériaux comme le carbone, et le savoir-faire a disparu.

L’engouement pour le vélo artisanal

Si le vélo artisanal s’est beaucoup développé aux États-Unis ou en Grande-Bretagne au début des années 2000, le mouvement a mis plus de temps à atteindre le pays du Tour. Depuis trois ans environ, nous observons un regain d’intérêt notoire pour le vélo artisanal en France. De jeunes constructeurs se sont lancés, ce qui a eu pour effet de dynamiser ce secteur d’activité, en l’adaptant aux contraintes du cyclisme moderne.

Le déroulement du Concours de Machines

Pas moins de 20 constructeurs français seront au rendez-vous avec un vélo (la machine) spécialement conçu pour l’occasion. Chaque marque sera représentée par son « champion » qui mettra sa machine à l’épreuve du terrain sur pas moins de 363 km répartis sur les trois jours. Un jury international, composé de professionnels, historiens et techniciens du cycle, jugera chacune des créations selon différents critères: le degré d’innovation, la qualité technique, la fiabilité ou encore la proportion de pièces « maisons », françaises ou européennes.

Le public au cœur de l’évènement

L’objectif de la compétition est de faire connaitre la fabrication artisanale de cycles et de montrer au grand public qu’il existe des alternatives aux grandes séries. Les machines seront exposées après les épreuves du samedi et du dimanche sur le village de la cyclosportive « Les Copains ». Le public pourra donc observer le travail réalisé par les constructeurs et échanger avec eux. Il prendra également part aux votes et un Prix du Public sera remis.

Exposition « PÈRE CASTOR, raconte-nous ton histoire » au Musée de l’Illustration Jeunesse à Moulins

Le 07 juin 2016, par Marie Cartigny

Père Castor raconte ses histoires depuis des générations : faites votre marché, Bourru l’ours, Michka, Le petit poisson d’or, Les bons amis, Poule Rousse, La vache orange… De nombreux titres du Père Castor Flammarion sont devenus des « classiques » et réveillent en nous de vibrants souvenirs. Quelques-uns connaissent même leur 8e génération de lecteurs ! Par cette exposition, cofinancée par l’Union européenne dans le cadre du fonds LEADER, le musée de l’illustration jeunesse rend hommage au Père Castor du 13 juillet 2016 au 4 janvier 2017.

Ce sont près de 2 000 titres aujourd’hui distribués en librairie.
 Ces ouvrages illustrés, créés au sein des éditions Flammarion dès le début des années 1930, servent un projet étonnamment novateur, à la fois pédagogique et esthétique.
 C’est celui de Paul Faucher, né en 1898 dans la Nièvre, fervent défenseur de la Nouvelle Éducation, un courant de pensée qui, au début du 20e siècle, prône une attitude nouvelle vis-à-vis de l’enfant.
 Il entend alors mettre un terme à l’album de luxe pour enfants, véhiculant des principes moralisateurs, et souhaite proposer aux jeunes lecteurs des images de qualité, réalisées par des artistes.

Répondant aux préceptes pédagogiques de l’époque, ces albums accordent une grande importance à tout ce qui peut développer les aptitudes de l’enfant. Ils sont conçus pour susciter une activité, stimuler, favoriser l’autonomie et permettre au jeune lecteur de construire sa personnalité et ses savoirs.Ainsi les 8 titres de sa collection emblématique « Le Roman des bêtes », albums 
écrits par Lida, épouse de Paul Faucher, et illustrés par les lithographies de Fédor
 Rojankovsky, restituent la nature dans toute sa vérité. Il en est de même pour la
 collection « Les Enfants de la Terre », qui permet de montrer les enfants dans différents pays du monde : Apoutsiak le petit flocon de neige est né du manuscrit de Paul-Emile Victor, grand connaisseur du monde esquimau et Mangazou le Pygmée, issu des récits de Raoul Hartweg, anthropologue au Musée de l’Homme.

Une aventure esthétiquement très riche

Nathalie Parain, Hélène Guertik, Ivan Bilibine, Rojan (Rojankovski), Samivel, Albertine Deletaille, Gerda Muller, André Pec, Pierre Belvès, Lucile Butel, Kersti Chaplet, May Angeli… Autant de noms associés à cette magnifique aventure éditoriale autant que pédagogique. Le Père Castor donne une large place à la création grâce à des auteurs et des illustrateurs qui donnent naissance à des histoires inscrites dans un environnement contemporain.

Chaque année, ce sont 150 à 200 nouveautés qui paraissent, équilibrées entre albums et romans. Depuis 2010, Père Castor et Castor poche regroupent les albums ‘moins de 11 ans’ et Flammarion jeunesse celles destinées aux 11-18 ans. François Faucher succède à son père à la tête des éditions du Père Castor Flammarion de 1967 à 1996 et, peu de temps après son départ à la retraite, se soucie d’un lieu pour préserver ses archives et celles de son père.
 C’est à Meuzac (Haute-Vienne), près de la maison familiale des Faucher à Forgeneuve, que le projet de Médiathèque voit le jour en 2006.Ses archives, et notamment son fonds d’œuvres graphiques originales (près de 2 000 œuvres conservées) constituent un patrimoine remarquable.

Un parcours conçu pour les enfants au MIJ

Le musée de l’illustration jeunesse est très heureux de pouvoir, à l’occasion de cette exposition, présenter une sélection d’œuvres uniques, qui proviennent de ces archives.
En choisissant de faire la part belle aux collections du Père Castor Flammarion autant qu’à certains titres phares, le parcours thématique scénographié nous entraîne de salle en salle : Enfants d’ici et d’ailleurs, les animaux, les jeux, les petits faits de l’enfance, les contes et belles histoires. Les histoires du Père Castor sont nos histoires. Une occasion unique de faire revivre nos émotions d’enfant et de nous laisser entraîner dans la ronde d’un univers délicat.

Sylvie Pons-Portefaix, céramiste lauréate Concours Ateliers d’Art de France, région Auvergne Rhône-Alpes

Le 02 juin 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Fort du succès de ce concours lancé en 2012, Ateliers d’Art de France met en exergue les talents des métiers d’art de nos régions, pour la cinquième année consécutive. C’est Sylvie Pons-Portefaix, céramiste, qui a été nommée lauréate de la région Auvergne Rône-Alpes.

Lorsqu’elle découvre pour la première fois les santons de Provence, Sylvie ressent une véritable fascination. Elle décide alors de suivre une formation de santonnière, mais suite à un accident, s’oriente vers le secteur médical. Elle sera ergothérapeute pendant 30 ans ce qui ne l’empêchera pas de s’adonner à sa passion : la poterie et la céramique. Diplômée de l’école des arts céramique de Saint-Quentin-la-Poterie en 2007, son travail est vite reconnu par le 1er prix du public au concours régional de sculpture de Limoux en 2008, puis le prix des Métiers d’Art du Cantal décerné en 2015. L’œuvre de cette sculpteure céramiste, installée près de Saint-Flour d’où elle est originaire, varie entre le développement d’un univers peuplé de formes hybrides et l’expérimentation sur la matière elle-même, dans une recherche constante de mouvement et de vibration. La terre, qu’elle « tente d’amener à une pulsion vitale », prend des allures végétales, organiques voire telluriques. Elle donne à voir un monde à la fois vivant et silencieux, où les blancs et les noirs laissent s’exprimer la lumière.

Telle une planète en miniature, Éclosion, céramique en grès noir émaillé, semble naître d’elle-même, s’élancer vers le ciel. La base arrondie en terre brute, tour à tour poreuse et lisse, est texturée comme une pierre de lave. Elle parait âgée alors que la partie intérieure, pleine de souffle, se compose de corolles blanches disposées en spirale comme les pétales d’une fleur naissante ou les failles d’une roche éclatée. Deux cuissons haute température sont nécessaires une fois le modelage terminé : une première à 980 °C, puis une seconde à 1250°C après l’émaillage partiel qui laisse entrevoir la terre. L’artiste a laissé libre cours à la matière tout en jouant habilement avec elle pour en faire ressortir rythmes et contrastes entre une base minérale et des formes qui vibrent en son centre. Des volcans d’Auvergne où elle vit, elle nous fait ressentir la force du feu qui les mettait autrefois en ébullition.

La éramiste sanfloraine Sylvie Pons-Portefaix lauréate de la région Auvergne Rhône-Alpes

Le Concours Ateliers d’Art de France met en lumière la vitalité artistique et l’excellence des savoir-faire en révélant, dans nos régions, des professionnels de grand talent. Chacun des lauréats du Concours est sélectionné par un jury régional composé de professionnels des métiers d’art pour sa pièce remarquable, son rayonnement dans notre époque et la démarche artistique dont elle fait preuve. Ce sont 364 candidatures qui ont été examinées avec soin au printemps 2016. Céramiste, verrier d’art, ferronnier, modiste, facteur instrumental… Le panel des savoir-faire est toujours aussi vaste. Il en dit long sur l’incomparable richesse de ces métiers d’exception.

Les 13 lauréats régionaux (selon la nouvelle organisation territoriale) sont récompensés au printemps par une dotation de 1000 €. Dans un second temps, à l’automne 2016, le jury national du Concours sélectionne, parmi l’ensemble des lauréats régionaux, le lauréat national dont l’œuvre est la plus exceptionnelle, et qui reçoit une dotation de 5000 €. Au-delà de ces dotations, le Concours Ateliers d’Art de France offre aux artisans créateurs une très belle visibilité. Outre une campagne de communication d’ampleur, les pièces lauréates seront présentées lors d’une exposition collective sur le salon Maison & Objet, du 2 au 6 septembre 2016 et à l’Atelier du 14 septembre au 15 octobre 2016.

Scènes et Images la première agence Pôle emploi dédiée aux professionnels du spectacle en Auvergne-Rhône-Alpes

Le 02 juin 2016, par Marie Cartigny

Pôle emploi Spectacle Rhône devient, à partir du 1er juin 2016, Scènes et Images, première agence avec une compétence régionale, spécialisée dans les domaines du spectacle, du cinéma, de l’audiovisuel et des jeux vidéo. La nouvelle agence Scènes et Images, basée au centre de Lyon et près de la gare Part Dieu, accompagne dorénavant tous demandeurs d’emploi indemnisés au titre des Annexes 8 et 10 et les employeurs dont l’activité tient des domaines de la culture et du spectacle.

Pourquoi une agence régionale?

Auvergne-Rhône-Alpes est la deuxième région française, en termes d’activité des industries culturelles et créatives avec un poids économique estimé à 74 milliards d’euros. Depuis 2010, Pôle emploi Spectacle a développé des partenariats régionaux avec des institutions, des agences culturelles et des pôles de compétences partout dans la région. Dans les secteurs culturels où les métiers sont en constante évolution, les recrutements se font beaucoup par réseautage et par cooptation. En régionalisant l’agence Scènes et Images, l’équipe de spécialistes de Pôle emploi souhaite ouvrir ces marchés et faire bénéficier de son expertise tous les professionnels en Auvergne-Rhône-Alpes. Faire profiter tous les employeurs et les demandeurs d’emploi des partenariats régionaux est, par ailleurs, une des attentes fortes exprimées par ce public.

Qu’est-ce qui change?

– Employeurs et intermittents du spectacle auront un seul interlocuteur, spécialisé et qui connaît parfaitement le milieu et les exigences du secteur culturel ;
– Les employeurs auront accès à la base de données spécialisée et donc aux profils correspondant à leurs besoins ;
– Les employeurs et les candidats auront des réponses rapides et « sur mesure ».

Le recouvrement des cotisations des entreprises de ces secteurs et le traitement du dossier indemnisation relevant des Annexes 8 et 10 des intermittents du spectacle restent de la compétence de Pôle emploi services avec qui l’agence Scènes et Images travaille en étroite collaboration.

La nouvelle agence Scènes et Images en quelques mots

– 31 collaborateurs spécialisés dans les domaines artistiques et culturels ;
– Une compétence pour un suivi 100% Web, pour les candidats qui ont choisi ce mode d’accompagnement et qui leur permet de contacter Pôle emploi sans se déplacer ;
– 40 castings de longs métrages par an (2000 postes pour le film « Les Lyonnais d’Olivier Marchal, 600 postes pour « Number One » de Serge Hazanavicus…) ;
– 18000 employeurs et 9000 demandeurs d’emploi concernés.

Une seule adresse pour les professionnels de toute la nouvelle région :

Pôle emploi Scènes et Images :
Immeuble le Panoramique 4ème étage
83 – 85 Boulevard Marius Vivier Merle,
69003 Lyon

Thiers prend les rênes de la coutellerie mondiale

Le 24 mai 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

C’était un pari osé. Il est réussi. Les Rencontres Mondiales de la Coutellerie, baptisées « Thiers Meetings », ont généré d’excellents échanges entre la dizaine de pays représentés, tant sur le plan économique que culturel. La prochaine édition est d’ores et déjà prévu du 17 au 20 mai 2018. Explications

C’est à nouveau Thiers (Puy-de-Dôme) qui accueillera les 2èmes rencontres mondiales des capitales de la coutellerie, en 2018. En effet, la dizaine de villes ou de bassins couteliers réunis cette fin de semaine autour d’un temps d’échanges sur les pratiques professionnelles des métiers de la coutellerie a donné lieu à un satisfecit unanime. Tout comme la convention d’affaires internationale concernant la sous-traitance des métiers de la coutellerie, qui a généré 651 rendez vous.

Cet événement, qui n’existait nulle part à cette échelle, va donc s’installer comme une référence et permettre progressivement des flux commerciaux importants pour Thiers et les différentes capitales coutelières.

Réseau économique et culturel en devenir

Claude Nowotny, maire de la cité, se félicitait, en marge de la manifestation des retombées positives, sur le plan économique et touristique. Il a d’ailleurs signé un protocole d’engagement avec Zlatoust, en Russie, s’agissant de la formation des jeunes couteliers. Cette ville de l’Oural a en effet, marqué son intérêt pour le Centre de Formation par Apprentissage de Thiers.

Mais c’est aussi un réseau culturel qui va s’établir. Le musée de la coutellerie de Thiers envisage l’aménagement de vitrines d’exposition de pièces pour la République Tchèque, l’Italie et l’Espagne qui vont en faire autant de leur côté. Les délégations vont à leur tour recevoir la ville de Thiers cet été pour prolonger « Thiers Meetings ».

2018 en préparation

« Thiers Meetings » est déjà sur les rails pour 2018. La seconde édition aura lieu du 17 au 20 mai. L’ambition affichée est de doubler le nombre de pays représentés à Thiers. Pour les professionnels, de signer davantage de contrats. Et pour la ville, de transformer l’essai, en s’imposant comme LA capitale mondiale de la coutellerie.

Lyon accueille la tournée française de l’Exposition universelle 2025

Le 19 mai 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Lyon accueille pendant 4 jours, du jeudi 19 au soir jusqu’au dimanche 22 mai 2016, sous une sphère de 12 mètres de haut (librement inspirée du projet de globe d’Elisée Reclus pour l’Exposition universelle de Paris en 1900), trois espaces pour présenter les grandes lignes du projet EXPOFRANCE 2025. L’inauguration a lieu ce soir, sur la place Bellecour, à partir de 17h.

Les stéréoscopes

À l’entrée, des totems porteurs de stéréoscopes offrent aux visiteurs la possibilité de découvrir des vues inédites des Expositions universelles grâce à des photographies en relief d’époque.

La projection immersive

Un film en 3D de 3 minutes projeté en continu retrace les grands enjeux mis en scène par l’Exposition 2025 : village global, technologie et innovation, nouvelles mobilités, nouvelles solidarités, etc.

L’espace connecté de soutien à la candidature française

Un espace collaboratif et connecté dont les murs affichent un photocall librement inspiré de l’œuvre de Raoul Dufy « la Fée Électricité », permet aux visiteurs de se prendre en photo et de témoigner, de façon ludique sur l’ensemble des réseaux sociaux, de leur soutien à la candidature de la France.

À l’extérieur, les murs de l’exposition sont couverts d’une fresque présentant, le long d’une échelle de temps, les grandes Expositions universelles passées et les progrès qu’elles ont apportés pour les pays organisateurs en particulier et pour le monde en général.

Chaque soir, sur la sphère surplombant l’exposition, un film de 10 minutes sera projeté en continu et présentera de manière onirique l’imaginaire du projet EXPOFRANCE 2025. Par ailleurs, les enfants des écoles sont invités à réaliser en amont des dessins figurant leur vision de l’avenir. L’ensemble de leurs œuvres sera ensuite intégré dans le spectacle nocturne diffusé sur la sphère. Ils pourront ainsi les faire découvrir à leur famille à la nuit tombée.

Crédit photo : © ATHEM & SKERTZÒ

Exposition Antarctica au Musée des Confluences de Lyon

Bienvenue en Antarctique, dans la base Dumont d’Urville, en Terre Adélie, à plus de 10 jours de bateau de l’Australie ! Fin 2015, pendant près de 2 mois, l’expédition Antarctica est venue explorer ce site exceptionnel qui concentre une richesse de vie absolument unique, où la plupart des espèces vivant sur la banquise se réunissent et se reproduisent. Cette expédition est inédite à plusieurs titres : c’est la première fois qu’une équipe artistique d’une telle envergure s’engage dans une aventure aussi extrême. L’exposition est visible au Musée des Confluences jusqu’au 31 décembre 2016.

Le vestiaire

En pénétrant dans le vestiaire, première étape de l’exposition, à l’abri des rafales de vent que l’on entend dans la pièce, on découvre quelques-uns des équipements spécifiques utilisés par les membres de l’expédition, adaptés à la rudesse des éléments : Des parkas conçues pour résister au grand froid, patinées par le vent et les embruns. Des combinaisons sèches de plongée sur-mesure adaptées aux conditions extrêmes. Une partie du matériel de plongée, conçu spécifiquement pour les besoins de l’expédition. Des boîtiers photographiques résistant à la pression et au froid.

La plongée

Sautons à l’eau ! Deux écrans vidéo côte à côte, montrant respectivement les images d’un plongeur se préparant à l’immersion et les animaux de la banquise prêts à se précipiter dans une eau à -2°.

Lorsque 4 à 6 h de préparation sont nécessaires aux plongeurs avant de s’enfoncer dans des eaux dont la température est inférieure à zéro, les manchots empereurs, les manchots Adélie, les phoques de Weddell, et même les poussins empereur, dont on a la chance de voir le tout premier saut, font visiblement preuve de plus de facilité. Toutefois, chaque espèce déploie des trésors d’ingéniosité pour que son organisme résiste à ce « bain de mer » glacial. Ainsi, le phoque de Weddell libère tout l’air de ses poumons pour réduire les effets de la pression de l’eau, et le manchot, lorsqu’il plonge, crée des poches d’air sous ses plumes pour améliorer ses déplacements ; un peu pataud sur la glace, celui-ci se métamorphose soudain en un nageur agile.

Un peu plus loin, c’est au tour du visiteur de plonger à son tour dans l’océan. En pénétrant dans un espace sombre d’où émanent des sons subaquatiques, il découvre sur grand écran des images sous-marines montrant cette fois animaux et plongeurs sous l’eau.

Sous la banquise

Puis, ce sont trois box qui permettent à chacun de s’immerger, en passant la tête à travers les trous d’une paroi pour se retrouver, dans une série de petits films, au cœur d’un univers féérique, aux dimensions, aux reliefs et aux lumières déroutantes. Le visiteur découvre une faune et une flore sous-marine foisonnante : anémones et étoiles de mer, méduses, étranges poissons et crustacés se faufilent entre roches, coraux et algues géantes. Cet univers coloré n’est pas sans rappeler les récifs coralliens des mers chaudes. Certaines espèces sont d’une telle rareté qu’elles n’avaient jamais été observées dans leur milieu naturel. Peu coutumiers de la présence humaine et sans crainte, les animaux se laissent approcher, curieux, venant même mordiller les mollets de l’explorateur. Les plongeurs peuvent ainsi assister aux échanges tout en tendresse entre un phoque femelle et son juvénile.

Retour sur la banquise

Le visiteur émerge du monde sous-marin en franchissant un passage dans lequel il se familiarise à nouveau avec la lumière et les mouvements de la surface grâce à de multiples photographies et films saisissant sur le vif de véritables « scènes de vie » des sept espèces du continent austral. Mais ce n’est qu’un avant-goût de l’ultime expérience sensorielle qu’il s’apprête à vivre !

Dans une pièce entièrement pourvue d’écrans géants disposés à 360°, au son du vent et des cris des oiseaux, nous sommes véritablement au beau milieu de la banquise. Entouré des paysages somptueux des massifs se découpant dans le ciel, des étendues de glace à perte de vue, le visiteur est aux premières loges pour observer attentivement une colonie de manchots empereurs aux différentes étapes de leur vie, des poussins qui pour la première fois vont à l’eau, à leurs aînés, qui peuvent vivre jusqu’à 45 ans, en passant par ceux qui tergiversent longtemps avant de traverser une rivière de peur d’être attaqués par un léopard de mer.

N’oublions pas pour autant que cet écosystème est fragile. Ainsi, en 2014, à l’est de la Terre Adélie, des milliers de manchots Adélie ont péri car, en raison du dérèglement climatique, un iceberg a bloqué l’unique accès vers leur alimentation. Et rappelons que l’Antarctique, dans son immense superficie de 14 millions de km2, n’accueille en totalité que 45 colonies de manchots.

Vif succès de l’exposition Autoportraits au Musée Roger Quillot de Clermont-Ferrand

En raison du succès de l’exposition Autoportraits du musée d’Orsay, le musée d’art Roger Quilliot change ses horaires d’ouverture et propose deux nocturnes :

Nocturnes jeudi 12 mai et jeudi 2 juin de 18h à 21h (ouverture en continu de 10h à 21h).

Sans oublier : Des visites commentées supplémentaires le jeudi 12 mai et jeudi 2 juin, à 18h15 et 19h30. Réservations auprès de l’Office de tourisme (04 73 98 65 00). Les visites commentées sont très sollicitées et sont très vite complètes.

La Nuit des musées, samedi 21 mai de 20h à minuit (entrée gratuite), pour une visite libre de l’exposition et voir ou revoir Van Gogh, un film de Maurice Pialat (1991).

Attention : pour l’organisation de cet événement, le musée fermera le 21 mai de 18h à 20h, puis le lendemain, dimanche 22 mai de 10h à 13h. Ré-ouverture du musée dès 13h jusqu’à 18h.

1er dimanche du mois, entrée gratuite pour tous : dimanche 5 juin, dernier jour de l’exposition.

Musée d’art Roger Quilliot [MARQ]
Quartier historique de Montferrand
Place Louis-Deteix
63100 Clermont-Ferrand
04 73 40 87 40
musee.art@ville-clermont-ferrand.fr
Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h, samedi et dimanche de 10h à 12h et de 13h à 18h.

Communiqué de Presse

A la lumière de Didier Amblard, artiste peintre auvergnat exposé à Rotterdam

Le 04 mai 2016, par Marie Cartigny

Le regard crispé sur sa toile, le regard du juste qui construit depuis plus de trente ans l’univers qui l’entoure et le transcende par sa peinture, Didier Amblard est un être à part qui œuvre quotidiennement en art thérapie à Clermont-Ferrand. Nous sommes bien loin de l’univers marketing des « artistes » bobos qui font de leur signature une marque, dans une démarche frisant l’indécence. Rencontre avec, sans doute, l’un des plus grands peintres français contemporains , parmi les plus émouvants et pourtant méconnus acteurs de l’art brut. Didier Amblard est exposé en permanence à Paris et, en ce moment, au musée Kunsthal de Rotterdam.

L’échange avec Didier Amblard sur sa peinture se fait peu à peu dans une intimité qui se nourrie de questionnement sur son œuvre et d’anecdotes sur sa vie d’avant, avant son hospitalisation en 1984. Le passé se fait confus, il parle de sa famille avec laquelle il a vécu, à Saint-Symphorien, près de Châtel-Guyon, du métier de son père, entrepreneur en maçonnerie avec qui il a travaillé. Il passe un CAP de menuiserie avant de basculer dans un tourbillon qui l’amènera à dessiner puis à peindre. C’est un réconfort pour lui. Et presque une mission : faire revivre à travers ses premiers dessins au stylo à bille les anciens bâtiments de l’hôpital psychiatrique et également ses camarades, disparus depuis pour la plupart. C’est presque un hommage ou une seconde vie qu’il leur offre.

« Quand je suis rentré ici, dit-il d’une voix douce, j’ai eu l’impression que toutes les portes s’étaient fermées. En réalité, ces portes sont ouvertes car je travaille avec des gens dont j’aime la personnalité. » Didier Amblard a eu plusieurs vies. « Quand mon fils est né, je suis parti seul en Martinique car je savais que j’étais malade, je suis parti à l’aventure. Je voyais des anges, j’entendais de la musique qui me rappelait la beauté du monde. Ca a été un chemin. Je marchais, je marchais, je passais sur les rochers pour aller d’une plage à une autre. Je pense avoir vu la Martinique au moment où je devais la voir. C’était une évasion.»

« Quand je créé, je pense toujours à ma petite maison »

Retour à Clermont-Ferrand. Le point d’ancrage dans l’élaboration de la peinture de Didier Amblard est une petite maison en contre-plaqué qu’il a réalisé pendant son apprentissage. Cette maison l’accompagne dans chacune de ses œuvres. Il la « promène partout dans sa tête ». C’est son port d’attache, dans une psyché perpétuellement tourmentée. Didier évoque les « lumières trangenscentes » dans sa peinture et c’est ainsi que le poète s’exprime. La poésie fait partie de cet artiste peintre qui n’ose – pas encore – se définir ainsi. Il sait qu’il est exposé dans une galerie parisienne spécialisée dans l’art brut, il sait qu’il est exposé en ce moment dans un musée d’art moderne de Rotterdam, mais ne s’intéresse qu’au bonheur qui l’anime quand il peint, tout simplement. D’ailleurs, au début, Didier Amblard ne signait même pas ses œuvres. Pourquoi ? « Par abandon, pour que ça tombe dans l’oubli. », dit-il.

Cet effacement volontaire, puisque Didier se sait conscient de la valeur marchande de son art, serait-il un refuge ? Didier est un artisan avant tout et quand on l’interroge sur le regard qu’il porte sur le marché de l’art, il emploie le mot de « fumisterie ». Didier Amblard est sans doute un génie qui ne veut pas le savoir. Ses peintures ne sont pas toutes signées du maître parce qu’il est loin d’avoir achevé son œuvre. « Je ne crois pas au bonheur, je ne crois pas au bonheur », répète-t-il inlassablement. «Je peins parce que je me dis qu’un jour je partirais là-haut, et je veux laisser quelque chose qui soit fini. Mais en même temps je n’ai pas envie d’y monter, là-haut, et du coup cette œuvre reste toujours inachevée… »  Nous quittons Didier Amblard pour le laisser à son travail. Semblant seul dans l’atelier, pourtant peuplé d’autres artistes, il peint, il peint, il peint…

Exposition Autoportraits, de Rembrandt au selfie

Autoportraits, de Rembrandt au selfie est la première exposition réalisée dans le cadre d’un partenariat entre la Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe, les National Galleries of Scotland à Edimbourg et le musée des Beaux-Arts de Lyon.

L’exposition évoque les différentes approches de l’autoportrait du XVIe au XXIe siècle à partir d’une sélection d’œuvres en provenance de trois grands musées européens.

Véritable genre artistique, l’autoportrait apporte, au-delà des questions de style propres à chaque époque, de nombreuses informations sur la personnalité de son auteur, ainsi que sur son environnement historique et social. À une époque où la pratique du selfie est devenue un véritable phénomène de société caractéristique de l’ère du digital, questionner la tradition et les usages de l’autoportrait semble plus que jamais d’actualité.

L’exposition rassemble plus de 130 œuvres : peintures, dessins, estampes, photographies, sculptures et vidéos et s’articule en sept sections thématiques, interrogeant les grandes typologies de l’autoportrait et leurs évolutions au fil du temps :

– le regard de l’artiste,
– l’artiste en homme du monde,
– l’artiste au travail,
– l’artiste et ses proches,
– l’artiste mis en scène,
– l’artiste dans son temps
– et le corps de l’artiste.

Source : musée des Beaux-Arts de Lyon.

Exposition du 25 mars au 26 juin 2016