Vif succès de l’exposition Autoportraits au Musée Roger Quillot de Clermont-Ferrand

En raison du succès de l’exposition Autoportraits du musée d’Orsay, le musée d’art Roger Quilliot change ses horaires d’ouverture et propose deux nocturnes :

Nocturnes jeudi 12 mai et jeudi 2 juin de 18h à 21h (ouverture en continu de 10h à 21h).

Sans oublier : Des visites commentées supplémentaires le jeudi 12 mai et jeudi 2 juin, à 18h15 et 19h30. Réservations auprès de l’Office de tourisme (04 73 98 65 00). Les visites commentées sont très sollicitées et sont très vite complètes.

La Nuit des musées, samedi 21 mai de 20h à minuit (entrée gratuite), pour une visite libre de l’exposition et voir ou revoir Van Gogh, un film de Maurice Pialat (1991).

Attention : pour l’organisation de cet événement, le musée fermera le 21 mai de 18h à 20h, puis le lendemain, dimanche 22 mai de 10h à 13h. Ré-ouverture du musée dès 13h jusqu’à 18h.

1er dimanche du mois, entrée gratuite pour tous : dimanche 5 juin, dernier jour de l’exposition.

Musée d’art Roger Quilliot [MARQ]
Quartier historique de Montferrand
Place Louis-Deteix
63100 Clermont-Ferrand
04 73 40 87 40
musee.art@ville-clermont-ferrand.fr
Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h, samedi et dimanche de 10h à 12h et de 13h à 18h.

Communiqué de Presse

A la lumière de Didier Amblard, artiste peintre auvergnat exposé à Rotterdam

Le 04 mai 2016, par Marie Cartigny

Le regard crispé sur sa toile, le regard du juste qui construit depuis plus de trente ans l’univers qui l’entoure et le transcende par sa peinture, Didier Amblard est un être à part qui œuvre quotidiennement en art thérapie à Clermont-Ferrand. Nous sommes bien loin de l’univers marketing des « artistes » bobos qui font de leur signature une marque, dans une démarche frisant l’indécence. Rencontre avec, sans doute, l’un des plus grands peintres français contemporains , parmi les plus émouvants et pourtant méconnus acteurs de l’art brut. Didier Amblard est exposé en permanence à Paris et, en ce moment, au musée Kunsthal de Rotterdam.

L’échange avec Didier Amblard sur sa peinture se fait peu à peu dans une intimité qui se nourrie de questionnement sur son œuvre et d’anecdotes sur sa vie d’avant, avant son hospitalisation en 1984. Le passé se fait confus, il parle de sa famille avec laquelle il a vécu, à Saint-Symphorien, près de Châtel-Guyon, du métier de son père, entrepreneur en maçonnerie avec qui il a travaillé. Il passe un CAP de menuiserie avant de basculer dans un tourbillon qui l’amènera à dessiner puis à peindre. C’est un réconfort pour lui. Et presque une mission : faire revivre à travers ses premiers dessins au stylo à bille les anciens bâtiments de l’hôpital psychiatrique et également ses camarades, disparus depuis pour la plupart. C’est presque un hommage ou une seconde vie qu’il leur offre.

« Quand je suis rentré ici, dit-il d’une voix douce, j’ai eu l’impression que toutes les portes s’étaient fermées. En réalité, ces portes sont ouvertes car je travaille avec des gens dont j’aime la personnalité. » Didier Amblard a eu plusieurs vies. « Quand mon fils est né, je suis parti seul en Martinique car je savais que j’étais malade, je suis parti à l’aventure. Je voyais des anges, j’entendais de la musique qui me rappelait la beauté du monde. Ca a été un chemin. Je marchais, je marchais, je passais sur les rochers pour aller d’une plage à une autre. Je pense avoir vu la Martinique au moment où je devais la voir. C’était une évasion.»

« Quand je créé, je pense toujours à ma petite maison »

Retour à Clermont-Ferrand. Le point d’ancrage dans l’élaboration de la peinture de Didier Amblard est une petite maison en contre-plaqué qu’il a réalisé pendant son apprentissage. Cette maison l’accompagne dans chacune de ses œuvres. Il la « promène partout dans sa tête ». C’est son port d’attache, dans une psyché perpétuellement tourmentée. Didier évoque les « lumières trangenscentes » dans sa peinture et c’est ainsi que le poète s’exprime. La poésie fait partie de cet artiste peintre qui n’ose – pas encore – se définir ainsi. Il sait qu’il est exposé dans une galerie parisienne spécialisée dans l’art brut, il sait qu’il est exposé en ce moment dans un musée d’art moderne de Rotterdam, mais ne s’intéresse qu’au bonheur qui l’anime quand il peint, tout simplement. D’ailleurs, au début, Didier Amblard ne signait même pas ses œuvres. Pourquoi ? « Par abandon, pour que ça tombe dans l’oubli. », dit-il.

Cet effacement volontaire, puisque Didier se sait conscient de la valeur marchande de son art, serait-il un refuge ? Didier est un artisan avant tout et quand on l’interroge sur le regard qu’il porte sur le marché de l’art, il emploie le mot de « fumisterie ». Didier Amblard est sans doute un génie qui ne veut pas le savoir. Ses peintures ne sont pas toutes signées du maître parce qu’il est loin d’avoir achevé son œuvre. « Je ne crois pas au bonheur, je ne crois pas au bonheur », répète-t-il inlassablement. «Je peins parce que je me dis qu’un jour je partirais là-haut, et je veux laisser quelque chose qui soit fini. Mais en même temps je n’ai pas envie d’y monter, là-haut, et du coup cette œuvre reste toujours inachevée… »  Nous quittons Didier Amblard pour le laisser à son travail. Semblant seul dans l’atelier, pourtant peuplé d’autres artistes, il peint, il peint, il peint…

Exposition Autoportraits, de Rembrandt au selfie

Autoportraits, de Rembrandt au selfie est la première exposition réalisée dans le cadre d’un partenariat entre la Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe, les National Galleries of Scotland à Edimbourg et le musée des Beaux-Arts de Lyon.

L’exposition évoque les différentes approches de l’autoportrait du XVIe au XXIe siècle à partir d’une sélection d’œuvres en provenance de trois grands musées européens.

Véritable genre artistique, l’autoportrait apporte, au-delà des questions de style propres à chaque époque, de nombreuses informations sur la personnalité de son auteur, ainsi que sur son environnement historique et social. À une époque où la pratique du selfie est devenue un véritable phénomène de société caractéristique de l’ère du digital, questionner la tradition et les usages de l’autoportrait semble plus que jamais d’actualité.

L’exposition rassemble plus de 130 œuvres : peintures, dessins, estampes, photographies, sculptures et vidéos et s’articule en sept sections thématiques, interrogeant les grandes typologies de l’autoportrait et leurs évolutions au fil du temps :

– le regard de l’artiste,
– l’artiste en homme du monde,
– l’artiste au travail,
– l’artiste et ses proches,
– l’artiste mis en scène,
– l’artiste dans son temps
– et le corps de l’artiste.

Source : musée des Beaux-Arts de Lyon.

Exposition du 25 mars au 26 juin 2016