L’ Auvergne représentée au Salon International du Patrimoine Culturel

Le 04 novembre 2016, par Marie Cartigny

La 22ème édition du Salon International du Patrimoine Culturel a ouvert ses portes au Carrousel du Louvre hier et ce jusqu’au 6 novembre 2016 sous la nouvelle thématique des « chantiers remarquables du patrimoine ». Le Salon révèle une nouvelle fois la richesse historique des territoires français et étrangers, qui font intervenir de multiples savoirs-faire. De la réfection des toitures jusqu’à la réédition des sols, les techniques et matériaux sont poussés jusqu’à l’excellence, au cœur de bâtiments anciens ou plus récents. Ce Salon est l’occasion pour PressNut News de nous entretenir avec François Pouraud, président de l’entreprise Louis Geneste, implantée en Auvergne. Vous pourrez le rencontrer sur le Salon, salle Le Notre, à l’emplacement G27…

Louis Geneste restaure depuis 1866 le patrimoine bâti. Cette illustre entreprise existe depuis 150 ans et son savoir-faire se passait de génération en génération au sein de la famille Geneste jusqu’à ce que François Pouraud reprenne le flambeau depuis une douzaine d’années, parce qu’il n’y avait pas de successeur familial. François Pouraud a donc racheté l’entreprise il y a douze ans et est très fier de mentionner qu’il s’agit d’une entreprise indépendante : « c’est une entreprise familiale avec des capitaux privés », souligne le président. Ce qui constitue en soi, une rareté.

Les travaux de l’entreprise Louis Geneste mettent en avant l’excellence et la singularité du savoir-faire de restauration des lieux, qu’ils soient publics ou privés. Les chantiers terminés mêlent avec talent, respect de la tradition et volonté de repousser les limites de la technicité : ainsi, Louis Geneste s’est fait un nom dès la création de l’entreprise en réalisant les flèches de la cathédrale de Clermont-Ferrand.

«  Depuis 150 ans, nous intervenons en maçonnerie pierre de taille et désormais en charpente et couverture sur le bâti ancien avec la qualification Monument Historique. Nous sommes à peu près une centaine de personnes et nous sommes basés principalement en Auvergne avec une antenne parisienne. », poursuit François Pouraud. Parmi les 100 personnes, il y a les tailleurs de pierre-sculpteurs, des maçons traditionnels qui savent monter de la pierre, faire des enduits, mais aussi des charpentiers bois ou encore des couvreurs qui ne travaillent que sur des méthodes traditionnelles.

L’entreprise Louis Geneste fait du sur-mesure à la main

François Pouraud a un atelier de sculpture de pierre qui fabrique des statuaires de jardin, fontaines ou sculptures ornementales qu’il exporte. Cet atelier est basé à Cellule, à côté de Riom, au Nord de Clermont-Ferrand. Cinq personnes travaillent dans cet atelier de sur-mesure. « Nous essayons d’aller chercher de nouveaux territoires pour vendre notre savoir-faire artisanal français. Nous n’avons pas d’endroit spécifique, nous vendons à des propriétaires privés et à des propriétés privées aux États-Unis. », explique le chef d’entreprise.

Fidèle aux méthodes traditionnelles, l’entreprise Louis Geneste n’est pas mécanisée : « nous achetons du bois, nous le débitons et nous le façonnons : tout est fait à la main. De la même manière, je n’ai pas de machines numériques pour usiner les pierres : nous faisons tout à la main, nous dessinons, nous produisons et nous achetons la matière. De même pour les couvertures : nous faisons du zinc, du plomb et tout cela est fait sur-mesure. Nous sommes des transformateurs de matière mais pas par des machines mais par des mains. Il n’y a pas de lien entre le dessin et la machine. C’est un vrai savoir-faire, on y tient et la beauté de l’œuvre tient parce qu’il y a un geste qui a accompli l’ouvrage sinon on se positionne au niveau de la mécanique et on perd tout savoir-faire. » Chaque œuvre est donc unique.

Pour conclure, François Pouraud regrette « le déficit d’accompagnement de l’artisanat par la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Celle-ci est représentée faiblement en terme d’entreprises. La région n’est pas très active par rapport à l’accompagnement des entreprises à la différence de la région Centre qui, elle, est hyper dynamique… »

À Jacques Noël, un regard à jamais moderne

Le 20 octobre 2016, par Christophe Siébert

« Quand je suis parti de chez moi, j’avais 16 ans et je n’avais qu’un livre, le Ulysse de Joyce. J’ai fait le voyage et je n’en suis jamais sorti. Ce livre pourrait me suffire en définitive. Tout est dedans et moi ça m’a fait un peu peur. Heureusement qu’après je me suis remis à lire, énormément. C’est dangereux de trouver un livre de vie. Mais il le faut, il faut que tu grandisses, que tu saches te confronter à des choses quand elles te paraissent énormes. »

La dernière fois que je suis allé dans la librairie Un regard moderne, à Paris, c’était quand, au juste ? Je ne me souviens plus très bien. Au printemps dernier, peut-être ? Possible. En tout cas il faisait beau – enfin, beau selon les critères parisiens, c’est-à-dire que ce qui tombait du ciel ressemblait plus à de l’eau qu’à de la merde de pigeon. Pour ma part j’étais d’excellente humeur, j’avais du pognon dans les poches et j’ai eu envie de le dépenser chez Jacques Noël. Ça faisait longtemps.

(Oui, je sais, c’est pas très « Auvergne-Rhône-Alpes », comme chronique – mais bon, la littérature, hein, comme beaucoup de choses importantes, n’a pas de patrie et encore moins de clocher)

D’accord, je ne sais plus trop quelle était la dernière fois que j’ai franchi le seuil de la librairie, mais ce dont je me rappelle en revanche très bien, c’est des bouquins que j’y ai achetés cette fois-là. Il y avait entre autres Histoire des monstres, de Ernest Martin, chez Jérôme Millon, paru en 2002 et qui est une sorte d’essai complètement fou sur le monstre à travers les âges, les cultures, les traditions. Le monstre examiné sous toutes ses coutures, si j’ose dire – on y trouve par exemple un chapitre comme celui-ci : « Idée esthétique que suggèrent les monstres composés et les monstres simples comparés entre eux », ou comme celui-là : « Législation allemande à l’égard des hermaphrodites ».

C’était ce genre de bouquin qu’on pouvait trouver à Un Regard Moderne. Et aussi des incunables de Burroughs. Des raretés de Bataille. Le premier numéro de Elles sont de sortie. Un essai sur la scatophilie, une demi-douzaine d’autres sur Dada. Et aussi tout le catalogue du Dernier Cri et celui de Jean-Jacques Pauvert, et aussi tous les fanzines bizarres, violents, malsains, énervés des années quatre-vingts à nos jours, et aussi les livres publiés par Blanquet, et puis Costes, et Anne Van Der Linden, et Marc Brunier-Mestas, et de la poésie, du porno, des VHS aberrantes, des revues oubliées par piles entières, des monographies sur tous les sujets du monde, des graphzines en veux-tu, en voilà, et des livres sur la musiques louche, et des livres sur le cinéma déviant, et des livres sur la bédé underground et sur la free-press, sur le gore, sur le nazisme et sur tous les autres sujets qui ont fait lever les yeux au ciel de milliers de parents, quand on leur en parlait avec les nôtres qui brillaient.

Bonne nouvelle : les ados avaient grandi, ils avaient écrit des milliers de bouquins, et la plupart on les retrouvait à Un Regard Moderne.

« En gros la masse n’a le droit qu’aux déchets et tout ce qui est créatif, intelligent, passe dans de tout petits circuits ! »

La première chose qu’on voyait en arrivant, c’était la vitrine. Entièrement remplie de couvertures de livres, du Pakito Bolino, du Fredox, du Topor, du Charles Burns, du Mattt Konture, cinquante autres en fonction des nouveautés, des saisons, des découvertes, des idées, des humeurs – pas un centimètre carré de libre qui permette de risquer un œil à l’intérieur de la boutique. Il fallait entrer, en espérant qu’il n’y ait pas trop de clients, parce qu’il n’y avait pas beaucoup de place, là-dedans.

Ça, on peut dire que Jacques Noël avait bien pigé le truc : une librairie, c’est fait pour ranger des livres, pas des lecteurs.

La première salle était remplie de bouquins. Littéralement. Du sol au plafond. Les piles avaient fini par former des murs et par construire une sorte de labyrinthe menant de l’entrée au comptoir, qui lui-même disparaissait peu à peu sous les fanzines. Si, en progressant le long de ces quelques mètres, vous penchant ici pour saisir une obscure revue, vous dressant là sur la pointe des pieds pour attraper un recueil de poésie paru chez un éditeur inconnu, si, au cours de ce périple, disais-je, vous croisiez quelqu’un, ça se jouait à la dégonfle, comme dans La Caravane de Lucky Luke : entre ces murs de livres, les couloirs étaient trop étroits pour se croiser, il fallait que l’un des deux rebrousse chemin.

Cette première salle, c’était plutôt la littérature générale, le polar, la SF, le graphisme, la musique, le cinéma, les fanzines, la poésie, les arts plastiques, les essais, ce genre de choses.

Et il y avait une deuxième salle, plus conventionnelle dans son architecture, je veux dire que les livres et les revues s’entassaient du sol au plafond mais ne construisaient pas de labyrinthe, et celle-là était consacrée surtout au cul. On y trouvait d’étranges revues pornos, des trucs fétichistes, des bouquins oubliés, assez de Media 1000 pour se branler jusqu’à la fin des temps. C’était, encore plus que la salle principale, une caverne folle, un lieu qui me rendait heureux et enthousiaste. C’était là que j’aimais bien me réfugier quand il y avait trop de clients (c’est-à-dire plus de deux) dans l’autre pièce. J’y ouvrais des revues que personne n’avait, si ça se trouve, touchées depuis des années, j’y feuilletais des recueils de gravures SM magnifiques, et surtout je laissais vagabonder mes pensées librement, rebondissant d’une page à l’autre, glissant sur une couverture, rêvassant sur un titre.

« Il faut avoir des yeux pour voir. Et c’est la meilleure façon de marcher en littérature »

À chaque fois que je venais ici j’avais envie d’acheter dix, vingt, cinquante bouquins, d’en offrir la moitié, de garder les autres, mais Jacques Noël a cassé sa pipe avant que je devienne millionnaire, eh merde.

Bin oui, cette chronique n’est pas une invitation à vous rendre rue Gît-Le-Coeur (oui, la rue du célèbre Beat Hôtel, là où Burroughs a écrit son Festin Nu, l’hôtel existe encore, d’ailleurs, même s’il n’est plus aussi délabré qu’à la grande époque) et à faire chauffer votre CB dans la boutique de Jacques Noël. C’est trop tard les amis. Jacques Noël est mort et cette chronique est une nécrologie. La librairie est fermée.

Jacques, je ne lui avais parlé qu’une fois, au milieu des années 2000. J’étais venu à la librairie avec une amie qui le connaissait bien et nous avions laissé en dépôt une poignée d’exemplaires de L’Angoisse, le fanzine que j’éditais à l’époque. Et vous savez quoi ? La dernière fois que je suis venu à Un Regard Moderne, j’ai eu la surprise d’en découvrir un, au détour d’une pile, sans doute l’ultime exemplaire de ce fanzine que même moi je ne possède plus. Et maintenant, L’Angoisse n’est plus disponible nulle part et Jacques Noël non plus. Et quand je me trouverai à Paris avec quelqu’un qui ne connaît pas cette librairie, je n’aurais plus le loisir de l’y emmener et de voir son regard s’illuminer, de l’entendre penser : « Bon sang ! Ça existe, un endroit pareil ?! »

Un Regard Moderne, pour les amateurs de bouquins, pour les passionnés de bizarreries, c’était, comment dire ça, quelle comparaison trouver ? C’était comme si, alors que vous aviez huit ans, on vous montrait une ruelle qui ne paie pas de mine et qu’on vous dise tu vois, petit, là, au numéro dix, c’est ici que le Père Noël stocke tous ses jouets. Tu veux qu’on aille y faire un tour ?

Le Père Noël. Ahah. Elle est bien bonne. Je l’ai même pas faite exprès, celle-là.

NB : toutes les citations sont de Jacques Noël, et proviennent de l’excellente interview qu’il a accordée à Gonzaï en avril 2012, et dont je vous recommande vivement la lecture en cliquant ici

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TRUST en concert à La Voulte-sur-Rhône

Le mythique goupe de rock des années 80, TRUST, annonce ses premières dates de concert partout en France. La bande de Bernie Bonvoisin soulèvera-t-elle encore les foules ? Réponse notamment le 17 décembre 2016 à La Voulte-sur-Rhône, en Ardèche.  

TRUST, cinq lettres qui claquèrent tel un coup de canon salvateur dans une France giscardienne assoupie.

TRUST qui, à l’instar de son patronyme, a su redonner confiance à un rock français moribond à coups d’injections de riffs puissants et de textes martelés sur l’enclume.

TRUST, sauvages, rebelles dont l’« Antisocial », plus qu’un hymne, devient le symbole d’une jeunesse qui refuse les magouilles politiques, et se forge dans le béton des cités dortoirs.

TRUST, dont l’immense talent fit trembler l’Europe du Reading au Rockpalast, reste encore à ce jour une référence inégalée pour bien des icônes de la musique d’AC/DC à Iron Maiden en passant par Metallica ou Scorpions, qui n’ont pas oublié la déflagration sonique des « frenchies ».

TRUST, l’icône d’une génération est de retour pour réveiller l’adrénaline car rien n’a changé, pire…

TRUST, « Au nom de la Rage » tour !

Line Up :

Bernie Bonvoisin (Lead Vocal)
Norbert « Nono » Krief (Lead Guitar)
Ismaila « Izo » Diop (Guitar)
David Jacob (Bass)
Franck Mantegari (Drums)

Pour plus d’infos :

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Semaine du goût 2016 à Montélimar

Le 12 octobre 2016, par Thomas Fauveau

Placée sous le Haut Patronage du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, La Semaine du Goût® est le programme référent de la transmission et de l’éducation au goût pour le plus grand nombre. Pour sa 27e édition, la Semaine du Goût annonce une programmation à son image, riche, variée et étonnante. Nous avons sélectionné cette année une animation dans la ville de Montélimar.

Ce rendez-vous annuel incontournable qu’est La Semaine du Goût® favorise les rencontres entre professionnels de la terre à l’assiette et le grand public partout en Auvergne-Rhône-Alpes pour sauvegarder la culture des patrimoines culinaires.

L’édition 2016 placée sous le thème du «Mieux manger pour vivre mieux » du 10 au 16 octobre 2016 s’annonce riche en événements et enseignements, comme le prouve la création du Club France du Goût®, groupe de réflexion composé de scientifiques, chercheurs, industriels de l’agro-alimentaire, associations, prescripteurs qui se retrouvent toute l’année autour des grands enjeux sociétaux  en relation avec le goût pour encourager de nouvelles habitudes de production et de consommation.

La caviste Florence Mouton à Montélimar donne rendez-vous le 13 octobre

Cette animation conserve ce même esprit de convivialité, d’échange et de partage qui a séduit les participants des précédentes éditions. Lors de cette soirée, chaque caviste invite un chef de son choix pour lui demander de créer les accords parfaits avec une sélection de ses vins coup de cœur. Plats gastronomiques, recettes régionales, créations personnelles: chaque chef a carte blanche selon son inspiration et envie. Un seul objectif : faire découvrir son art et donner du plaisir à une clientèle d’amateurs comme de néophytes.

Lors de sa soirée « Un chef en cave », la caviste Florence Mouton s’entourera de Luc Dartois, chef du restaurant « Le petit théâtre » à Montélimar. Ce dernier concoctera différents mets, avec l’aide des invités : beignet grec, feuilleté de magret ou encore craquant mangue & noisette.

Informations pratiques :

Soirée Un Chef en Cave organisée par la cave Comptoir des Vignes de Montélimar le jeudi 13 octobre à partir de 19h.
Sur réservation, 20€/personne. Limité à 19 participants. Interdit aux moins de 18 ans.
Cave Comptoir des Vignes, 202 route de Marseille, 26200 Montélimar
Téléphone : 04 75 92 36 03

 Semaine du Goût : page officielle

 

Robert Rochefort serrant la main au président

Le 06 octobre 2016, par Christophe Siébert

Sa main était si près que je ne pus m’empêcher de la saisir et de la fourrer dans ma braguette. Elle se leva vivement, pâle et effrayée. Mais déjà ma verge était dehors et frémissait de joie.
(Henry Miller, Tropiques du Capricorne)

En politique on connaît des menteurs, des voleurs, des escrocs, des magouilleurs et des mafieux, et une assez grande quantité de types qui ont du sang sur les mains. Il y a aussi dans le tas quelques violeurs, et bien sûr on ne compte plus les parjures, les traîtres ni ceux qui contre vents et marées tournent leur veste à chaque saison.

Leur point commun, à tous ceux-là, c’est leur étonnante capacité à ressusciter. Procès ? Scandale ? Prison ? Collection complète de casseroles ? Rien à fiche ! Une nouvelle coupe de cheveux, une cravate plus jolie, de beaux remords et hop ! Retour aux affaires ! Un coup ministre, un coup président, un coup consultant, un coup avocat, un coup expert, un coup donneur très cher payé de leçon quelconque, un coup signataire d’un intelligent livre à succès écrit par on ne sait qui, un coup autre chose, et à la fin, quoi ? Sénateur ou député et les voitures de fonction, et le chauffeur, et la soupe à midi, tranquille, les truffes à Noël, le champagne, la belle vie.

Robert Rochefort, rien de tout ça. Il est fini, Robert Rochefort, terminé, lessivé, en voilà un qui s’en ira la queue entre les jambes, qui ne reviendra pas, il peut bien changer de cravate ou écrire lui-même sa lettre d’excuses. Qu’a-t-il fait ? Qui a-t-il étranglé de ses propres mains ? Personne. Lui-même, peut-être, à la rigueur. Robert Rochefort s’est branlé en public, il est grillé, il est foutu – en tout cas, si j’en crois les torrents de haine que l’annonce de son crime a déclenchés il y a un mois, et l’absolu silence qui a suivi depuis.

Il aurait copulé en public, on l’aurait surpris dans une voiture et la bouche d’une prostituée au mauvais endroit, on l’aurait photographié attaché à une croix de Saint-André ou en train de s’amuser dans une backroom avec un copain, c’était toujours le scandale, certes, mais avec lui la gloire, une forme de gloire en tout cas, gloriole scandaleuse mais gloriole quand même, et l’admiration de quelques-uns, l’admiration que les singes timides vouent au grand singe déluré. Mais là ? Opprobre, opprobre, opprobre ! Exhibition solitaire, plaisir solitaire, qui va admirer ça ? Quel pervers refoulé pour tirer son chapeau au pervers au grand jour ? Personne. Il n’y a que des vertueux, des salauds, oui ! Des salauds aux mains propres et qui jettent des pierres à celui qui les a occupées.

PAS D’ACTIVITÉ PLUS INOFFENSIVE QUE CELLE-LÀ

Comment revenir après un coup pareil ? Lui il ne sera jamais au Sénat, et encore moins payé cinquante mille euros de l’heure pour expliquer à une bande de très riches quelques subtilités de droit et de fiscalité, personne ne le prendra au sérieux, tout le monde aura l’image en tête. Même s’il trouve une chaire pas trop tarte à HEC ou au Collège de France. Quolibets sur quolibets et s’ils ont encore des tableaux noirs là-bas, je vois d’ici les graffitis, chaque matin.

C’est l’histoire d’un type qui pour une raison qu’on peut trouver un peu bête, c’est-à-dire quand il est stressé, se masturbe compulsivement. J’en connais, moi, qui dans la même situation frappent leurs enfants, gueulent sur leurs employés, s’enfilent du whisky ou insultent tous ceux qui passent à leur portée.

Celui-là se branle. Oui, on peut se moquer, mais je ne connais pas d’activité plus inoffensive que celle-là. J’aurais bien aimé que certains hommes politiques, au lieu d’utiliser la gégène pendant la guerre d’Algérie, ou de serrer la pogne à Omar Bongo, ou de planter leur zizi dans des employées d’hôtel guère consentantes, ou de se faire financer le narcissisme par la Libye  ou d’envoyer les CRS taper sur les mécontents, fassent de même.
Et les assassins ? Et les suicidaires ? Et les braqueurs de banque ? Et tous ceux qui chaque jour commettent d’irréparables conneries ? Et si ce matin-là, Wolfgang Přiklopil s’était branlé ? Et Andréas Lubitz ? Et Abdelhamid Abaaoud ?

Le 11 septembre ? Branlette !
Hiroshima ? Branlette !
Qui a tué Jaurès ? Personne ! Raoul Villain avait les deux mains occupées !
Hitler, Staline, Napoléon, César ? Branlettes, branlettes, branlettes !

JERK-OFF, NOT WAR !

C’est curieux, quand même, que la masturbation soit le dernier tabou, l’infranchissable, la honte suprême.

Moi, finalement, je le trouve assez courageux, ce geste. Alors, en hommage non-ironique à Robert Rochefort (non-ironique, j’aime autant préciser), hommage non pas à ses idées (dont j’ignore le premier mot) mais à son geste étrange et pacifique, à ce rempart de chair qu’il dresse entre la violence du monde et lui, je vais raconter quelques-unes de mes anecdotes les plus foireuses en la matière.

Bibliothèque d’Agde, début des années quatre-vingt-dix.
Je passe dans la salle de lecture la plupart des mes pauses de midi. Je ne vais pas à la cantine, je ne fréquente personne : j’avale un sandwich et fonce là-bas, pour lire. Je suis en seconde ou en première, je suis fabuleusement mal dans ma peau, j’aimerais être au moins un paria mais on ne me remarque pas assez pour ça, je suis juste invisible. De plus en plus souvent, je me planque dans un coin pour me masturber à travers la poche en lisant des passages de La Louve, d’Emmanuelle Arsan, et j’envoie tout dans mon pantalon, contre ma cuisse, frisson supplémentaire quand il y a d’autres lecteurs.

Un cybercafé situé sur le quai des Bateliers, à Strasbourg, début des années deux mille. Je m’y rends le matin pour écrire quelques pages de mon roman en cours (une chose médiocre qui ne sera jamais éditée sous forme de livre), mais avant cela je visite quelques sites pornographiques et ça se passe de la même manière qu’à l’époque de la bibliothèque d’Agde.

Même cybercafé, à peu près à la même époque. Une femme avec qui je corresponds sur MSN m’encourage à sortir mon sexe devant la webcam et je m’exécute, émoustillé, alors que l’endroit est plein craquer, chaque ordinateur occupé par un client. J’ai l’objet du délit dans une main et la boule en plastique gris de la webcam dans l’autre, son câble tiré au maximum. Cette fois-là, je suis trop timide pour aller jusqu’au bout.

Il y en a d’autres, plus ou moins spectaculaires ou honteuses, je ne vais pas les raconter toutes. Dans des bars, chez des gens, dans la rue, dans des trains, et toutes ont une chose en commun et c’est pour ça que je me sens le frère de Robert Rochefort : elles m’ont rendu le monde un peu, un peu moins insupportable, à des moments où j’avais les meilleures raisons de le détester, lui et ses habitants.

Henry Miller en a quelques-unes aussi à raconter, et Bukowski, et Topor, et Houellebecq, et Fante, et il faudrait aller voir du côté de Balzac et de Flaubert, et des Russes, et il y a aussi Edgar Hilsenrath et même sans parler de Sade je ne suis pas en mauvaise compagnie – les écrivains sont des gens doux et raisonnables, vous voyez bien. Quand la situation devient difficile ils font comme Robert Rochefort, ou plutôt c’est lui qui fait comme eux, ils se recentrent sur eux-mêmes et tels des escargots s’enroulent à l’infini dans le secret de leur coquille, jusqu’à l’extase, jusqu’à la paix, qui jamais ne dure, mais c’est toujours ça de pris, et qu’importe qu’on se trouve en pleine rue ou dans un magasin de bricolage, que je sache Clark Kent se transforme en Superman dans des cabines téléphoniques aux vitres parfaitement transparentes et personne ne trouve à y redire.

Vous devriez essayer. Je suis certain que vous y prendriez goût.

Note de l’auteur – Serrer la main du président : Cette jolie expression désignant la masturbation est d’origine roumaine et se dit, dans la langue d’origine, A da mâna cu presedintele.

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Octobre : des vacances de luxe à moindre coût

Le 03 octobre 2016, par Marie Cartigny

Que ce soit pour un long weekend ou pour les vacances de la Toussaint, une étude nous révèle que près d’un Français sur deux planifie ses vacances moins d’un mois avant le départ. Pourtant, il n’est pas toujours évident d’avoir les meilleurs tarifs au dernier moment, surtout en région Auvergne où l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne ne bénéficie pas d’un large choix de destinations à bons prix dans le domaine du luxe. Il est néanmoins possible de tirer le meilleur parti de son budget grâce au fait que l’Auvergne est à 2 heures de l’aéroport de Lyon et que l’on peut faire aussi des concessions en partant de Paris. Éléments de contexte et explications.

La culture, Le luxe et 
Le prix : Les trois principaux critères pour choisir
 sa destination

Lorsqu’il s’agit de choisir la destination de ses prochaines vacances, les Français sont 43% à privilégier les endroits où ils pourront avoir le meilleur de la culture au prix le plus bas alors que 30% recherchent les destinations les plus luxueuses au meilleur tarif. Enfin, 27% des voyageurs font du prix un critère essentiel dans le choix de la destinations.

À chacun sa définition du Luxe !

Chaque voyageur interprète le luxe à sa façon. Pour
 50% des Français, cela correspond à des vacances pour lesquelles il n’y a pas besoin de se soucier de son budget, alors que pour 29% des personnes interrogées cela évoque un hôtel cinq étoiles avec service complet. D’autres (13%), plus terre à terre, affirment que
 se déconnecter de sa messagerie et des réseaux sociaux constitue un luxe en soit.

Pour organiser
 ses vacances, internet reste maître

Côté organisation les Français sont près de 40%
 à privilégier internet pour organiser leurs vacances et ce au détriment des guides de voyage (23%) et des agences de voyage (12%). Pour assouvir leurs envies de luxe, les sites spécialisés sont privilégiés à hauteur
 de 45%. Une fois sur place, les Français sont 43% à affirmer qu’ils ne peuvent pas se séparer de leur smartphone et 31% d’une connexion Wifi, deux choses qui passent avant même 
le fameux guide de
 voyage (27%). Cette étude confirme l’engouement des français pour certains sites dédiés uniquement au luxe à moindre frais comme Luxury for Less, un moteur d’idées de voyage mis au point par Travelex ou encore Club-VeryChic, Mytravelchic… A vous de choisir pour lever les voiles sur le luxe !

A la découverte des vins bio à Clermont-Ferrand

Le 30 septembre 2016, par Marie Cartigny

La rentrée est un moment important pour le vin : ainsi les 7, 8 et 9 octobre prochains, Parentignat accueillera, pour la dix-septième année consécutive, la première étape de la saison des Salon des Vins de France et de la Gastronomie. Trois jours durant, 70 vignerons et producteurs de terroir feront goûter leurs vins. Parenthèse gustative faite, en Auvergne, tout le long de l’année, la Cave des Beaux-Arts, tenue par un œnologue chevronné Philippe Gallon, vous propose, dans ses locaux de 85 m2, pas loin de 650 références de vins. Ce dernier dispense aussi des cours d’œnologie pour découvrir ou parfaire ses connaissances dans le domaine des vignobles.

Mondovino

Vous l’avez compris, le vin est à l’honneur ! Et pour en parler, nous avons choisi de donner la parole à un œnologue passionné de 37 ans, Philippe Gallon, originaire d’Auvergne, au parcours riche puisque, pendant 12 ans, il a réalisé le suivi de vignes jusqu’à l’élaboration de vins dans différents vignobles de France et d’Espagne. Il a travaillé également dans les laboratoires de conseil en œnologie, une partie que l’on pourrait qualifier de très technique. Son diplôme d’œnologue et ses expériences sur le terrain font de lui un véritable expert ! C’est pourquoi nous avons voulu tester ses connaissances cinématographiques en lui demandant son avis à propos d’un film-documentaire sur le vin, Mondovino, réalisé en 2004 par Jonathan Nossiter avec Michel Rolland et Neal Rosenthal : « J’apprécie beaucoup le réalisateur et ce qu’il écrit par ailleurs. En effet, nous avons, en France, un vignoble historique ce qui fait que nous avons une diversité d’AOC et de paysages. Nous défendons vraiment des terroirs car cela nous crée une diversité. Sinon nous boirions tous la même chose, à savoir du Chardonnay et du Merlot. Il est donc important de caractériser les notions de terroirs qui sont bien défendues en France par les Appellations d’Origine Contrôlée. Hélas, force est de constater que dans le monde, il y a une féroce mondialisation du vin. La clientèle est nouvelle et le résultat donne des vins assez standardisés. C’est dommage que les vins soient très surfaits, très boisés : on goutte souvent des vins chiliens qui ont le même goût que ceux de Bordeaux. Alors que quand on boit un vin d’Amérique Latine, on s’attend à quelque chose de différent : les vins sont très mûrs, très suaves, très fruités, très colorés ; ça va bien sur l’apéritif mais après ça manque de finesse pour relever les saveurs d’un plat. »

La cave des Beaux-Arts : le bio avant tout !

La cave des Beaux-Arts se situe surtout sur la démarche bio : plus de 40% des vins et la moitié des produits de la cave sont issus de l’agriculture biologique. C’est comme ça que de verre en verre, Philippe Gallon nous donne une bonne adresse auvergnate en précisant la spécificité de ce terroir auvergnat : « Le vin auvergnat est un tout petit vignoble par sa taille mais c’est un vignoble qui est vraiment à découvrir parce qu’il a une spécificité que l’on affectionne beaucoup : le lien avec le volcanisme. Les paysage le rappellent. Ce sont des vignobles de coteaux proches avec des terrains de pierre ponce, sur des terroirs basaltiques, il y a des scories. C’est vraiment une caractéristique forte : nous avons à la fois un sol et des village en coteaux, sur des reliefs qui se sont enrichis grâce au volcanisme. Lors de nos ballades vigneronnes, nous mettons en avant cette particularité propre au vin auvergnat. D’avril à septembre, nous organisons des visites de caves de vignerons qui durent environ 2 heures durant lesquelles nous parcourons les vignes et rencontrons les viticulteurs. »

Le Domaine MiolanNe

Conseillés par Philippe Gallon, qui commercialise sa production à la cave des Beaux-Arts, nous avons mis le cap sur un domaine viticole d’exception qui pratique encore les méthodes ancestrales des vendanges manuelles. Deux jeunes vignerons ont repris en Auvergne ce vignoble avec une cuvée « Volcane » en rouge et en rosé. Le succès est au rendez-vous ! Il s’agit du Domaine Miolanne, tenu par Jean-Baptiste Deroche et Laure Cartier, tous deux grands spécialistes de la culture viticole et de l’agriculture biologique. Ils ont refait en bois un bel outil de travail au milieu des vignes sur un axe assez touristique, l’axe Clermont-Ferrand qui relie Super Besse à Neschers, dans le Puy-de-Dôme. Ce sont deux jeunes vignerons, diplômés d’œnologie, très attachés à une démarche bio vraiment intelligente, comme le souligne Jean-Baptise Deroche : « L’environnement est au centre de nos préoccupations. Nous voulons orienter notre démarche vers une agriculture biologique, respectant la faune et la flore en limitant au maximum les intrants, tant à la vigne qu’à la vinification. L’objectif étant, à terme, de ne plus utiliser de produits de synthèse. Les idées ne manquent pas et nous sommes persuadés du potentiel de notre vignoble ! » Situé au pied du Parc des Volcans d’Auvergne, le Domaine Miolanne offre un terroir volcanique unique associé à un climat sec et ensoleillé, donnant aux cépages Pinot Noir et Gamay des expressions aromatiques puissantes. Assurément une belle adresse à découvrir.

Crédit Photos : Nicolas Duquerroy / La Cave des Beaux-Arts

EcoDDS pose ses bidons, bouteilles et pots de peinture géants dans les grandes agglomérations

Le 28 septembre 2016, par Marie Cartigny

EcoDDS a lancé depuis le 20 septembre une grande opération dans toute la France, pour sensibiliser au tri des déchets chimiques ménagers. Plus d’une dizaine de dates ont été programmées pour aller à la rencontre du grand public – petits et grands – et lui demander d’acquérir les bons gestes pour limiter l’impact des déchets chimiques sur notre santé et notre environnement. Entre le 20 septembre à Marseille, le 23 à Lyon et le 12 octobre à Tours, des pots géants de peinture usagés ou des bouteilles géantes de white-spirit, ont été ou seront placés dans des lieux clés des grandes villes capables de les accueillir pendant 48h.

Ces événements ont été mis en place de septembre à octobre dans différentes villes : déjà pendant 48h, des structures gonflables géantes représentant des contenants de produits chimiques (pots de peinture, bidons) ont fait leur apparition Place Carnot, à Lyon les 23 et 24 septembre 2016. Chaque structure gonflable portait un message, sur un ton direct et amusant, pour inciter à apporter ses déchets chimiques en déchetterie. L’objectif était de générer une puissante réaction de la part des Lyonnais quant au contraste déchets/beauté du lieu. Des hôtesses présentes toute la journée ont rappelé les bons gestes pour se débarrasser de ce type de déchets et ont distribué des brochures avec les adresses des déchetteries les plus proches.

D’autres dates : Paris le 30 septembre et le 1er octobre, La Villette, espace Kiosque à musique, Tours les 11 et 12 octobre, Place Jean Jaurès

Pierre Charlemagne, Directeur Général d’EcoDDS précise : « Les beaux jours sont une saison importante pour les bricoleurs. Notre opération s’inscrit en conclusion de ceux-ci, non pour marquer la fin de l’été mais plutôt pour rappeler qu’il ne faut pas se débarrasser de ses fonds de produits n’importe où ni n’importe comment et surtout ne pas les mélanger. La poubelle d’ordures ménagères classique et à bannir. Nous souhaitons favoriser le dépôt en déchetteries par des opérations ludiques comme celles-ci en rappelant des messages simples mais importants pour la protection de notre environnement. »

Qu’ils soient vides, souillés ou avec un reste de contenu, les déchets chimiques ménagers ne devraient pas se retrouver dans la poubelle ni les canalisations. Il est conseillé de les apporter en déchetterie ou dans des points de collecte ponctuelle, si possible dans leur emballage d’origine. Ils nécessitent de ce fait une prise en charge spécifique et sécurisée. Jeter les produits chimiques usagés dans les poubelles « classiques » présente plusieurs inconvénients : ils polluent les autres déchets qui pourraient être revalorisés, détériorent l’environnement sur le long terme et présentent un risque pour la santé.

Des structures gonflables géantes représentant des contenants de produits chimiques (pots de peinture, bidons) feront leur apparition dans des lieux synonymes de nature ou de beauté, tels que les parcs, les jardins, les fronts de mers, les cours de musée, etc. Chaque structure porte un message : « Pas besoin de tourner autour du pot, pour les déchets chimiques direction la déchetterie », « Il faut déposer ses déchets chimiques en déchetterie sinon c’est bidon », « Pas besoin d’avoir de la bouteille pour déposer ses déchets chimiques en déchetterie ». L’objectif est de générer une puissante réaction de la part des Français quant au contraste déchets/nature et d’encourager les gestes éco-citoyens.

Plus d’informations : www.ecodds.com

La course la plus colorée au monde à Clermont-Ferrand le 2 octobre 2016

Le 26 septembre 2016, par Marie Cartigny

Prenez un t-shirt blanc, armez-vous de votre plus beau souffle pour courir 5 km à votre rythme dans Clermont-Ferrand. Et ceci sans chrono, dans une ambiance haute en couleurs. Avec Color Me Rad, vous allez vous faire bombarder de 4 couleurs différentes, bref du body art sportif. Avec une première édition en 2015, l’évènement Color Me Rad 5k revient à Clermont-Ferrand cette année. Après 30 000 personnes en 2014, plus de 90 000 en 2015 dont 5 000 en Auvergne, le Rad Tour passera donc à nouveau par Clermont-Ferrand le dimanche 2 octobre prochain, dans le cadre de « Courir à Clermont ». Et ce, pour le plus grand plaisir des petits et grands qui vont se donner rendez-vous pour vivre un moment inoubliable, en alliant course à pied et festival de musique sous un tsunami de couleurs.

L’origine de Color Me Rad

Lancée en 2012 aux États-Unis, cette course de 5 km est inspirée de la fête nationale indienne la « Holi », une occasion de célébrer dans la couleur le passage de l’hiver au printemps. Ce concept séduit le monde entier par ses valeurs fédératrices, son positionnement ludique et son explosion de couleur.

Mais qu’est-ce que Color Me Rade 5K ?

Après 30 000 personnes en 2014, plus de 90 000 en 2015, et pas moins de 43 500 sur le premier semestre 2016, le phénomène Color Me Rad 5k continue de passionner les villes et les participants. Cette course non chronométrée est un parcours de 5 kilomètres durant lesquels les participants se font asperger de couleurs sur un parcours composé de 4 stations de couleurs pour terminer sous un arc-en-ciel de poudre ! Un festival de musique animé par les plus grands DJ’s de Fun Radio récompense ensuite tous les Rad Runners et clôt ce moment exceptionnel.

Il faut préciser pour ceux qui auraient peur des effets des couleurs sur leur santé ou l’environnement que Color Me Rad fait importer sa poudre de fécule de maïs d’Inde. Celle-ci est garantie non allergène, non inflammable et sans risque pour l’environnement. Une bonne douche et une lessive suffisent pour retirer toutes traces de couleurs sur la peau, les cheveux et les habits. L’organisation met tout en œuvre également après chaque course pour nettoyer le parcours et ramasser tous les sachets qui pourraient rester.

A qui s’adresse Color Me Rade 5K ?

A tous de 0 à 99 ans ! Color Me Rad est avant tout une course accessible et ludique. Elle offre à l’ensemble de ses participants un moment de partage, de retrouvailles et de sourires où la performance fait place au plaisir de courir. Que vous veniez seul, en famille, entre copains … Que vous soyez écolier, étudiant, jeune actif ou retraité….Que vous repreniez l’entraînement ou débutiez une activité sportive… Bref, l’objectif de Color Me Rad est de se faire plaisir. Ici, compétition et adversaires sont des mots à bannir !

Pourquoi autant de femmes dans les « Rad Runners » ?

Si on s’en réfère aux chiffres de 2015, on peut constater que le profil type du Rad Runner est une femme âgée entre 18 à 24 ans. En effet, on comptabilise 65% de femmes sur l’ensemble des étapes en 2015 et 50% des personnes sont âgées entre 18 à 24 ans. Pour certaines, cette course leur permet soit de commencer une activité physique soit de se remettre au sport. Beaucoup avouent s’entraîner avant d’y participer. Pour d’autres plus aguerries, cela leur permet tout simplement de venir courir entre bande de copines au même rythme, entre mamans ou encore en famille, juste pour se faire plaisir et revenir avec le plus de couleurs possibles et des souvenirs plein la tête.

Une course solidaire

Color Me Rad 5k by Ice-Watch est aussi une course solidaire puisqu’elle soutient l’association « Pl4Y International » dans son projet de développer de nouvelles méthodes d’enseignement, d’inclusion sociale et de prise en charge psychosociale à travers la pratique du sport. Sur l’ensemble des courses organisées en France, Color Me Rad 5K by Ice-Watch reverse, à l’association, 1€ du prix d’inscription par participant.

Inscriptions sur http://colormerad.fr/portfolio/clermont-ferrand2016/

Où et quand à Clermont-Ferrand ?
La course colorée aura lieu le 2 octobre à la Place de Jaude, à partir de 10h30 :
– 10h30 : ouverture du village
– 12h00 : 1er départ de la course
– 12h30 : début du festival réservé aux participants

Fête de la Gastronomie en Auvergne-Rhône-Alpes

Le 23 septembre 2016, par Thomas Fauveau

Les 23, 24 et 25 septembre se tiendra partout en Auvergne-Rhône-Alpes, la 6ème Fête de la Gastronomie, dédiée cette année aux « cuisines populaires ». Des milliers d’évènements festifs et accessibles partout sur la région mettront en lumière les cuisines populaires, qui sont celles du quotidien, du plaisir et de la gourmandise. Des cuisines peu chères et généreuses qui font le sel et la diversité de la gastronomie française. Voici une petite sélection.

En auvergne

Vendredi et samedi, de 10h00 à 19h00, Michel Baur, producteur récoltant de Safran biologique à Mazayes, parlera de son exploitation, de ses produits au Safran et de ses idées pour agrémenter simplement ses plats quotidiens avec une touche gastronomique grâce au Safran. Les commerçants et artisans exposeront leurs produits dans la rue de Ramond, à Clermont-Ferrand, les visiteurs pourront ainsi les déguster et les acheter. A noter également sur place la présence d’un artisan glacier et d’un caviste qui vous fera découvrir des produits artisanaux simples et délicieux.

Dans la drôme

Durant tout le week-end de la Fête de la Gastronomie la Cité du Chocolat propose des ateliers de cuisines populaires autour du chocolat Valrhona. Avec différentes recettes : Mousse au chocolat, Moelleux au chocolat et réalisation de macarons. Cela se passe au 12, avenue du Président Roosevelt, à Mercurol.

Dans l’Isère

L’Isère Food Festival est le premier festival dédié à la gastronomie iséroire, le dimanche 25 septembre sous la halle du Marché d’Intérêt National de Grenoble. Une journée festive placée sous le signe de la convivialité, du partage et de la valorisation des savoir-faire locaux.

Dans le Rhône

A Lyon, le Street Food Festival met la cuisine populaire, festive et gourmande à l’honneur. Une trentaine de chefs préparent sur leurs stands des plats à déguster sur le pouce. C’est où ? Aux Subsistances à Lyon en intérieur sur la grande verrière et en extérieur sur l’esplanade. C’est quand ? Du vendredi 23 septembre à 18h au dimanche 25 septembre à 20h. Animations, mini-marché, plage de transats etc. toute la journée. C’est combien ? 4 ou 5€ en prévente ou sur place.