Vif succès de l’exposition Autoportraits au Musée Roger Quillot de Clermont-Ferrand

En raison du succès de l’exposition Autoportraits du musée d’Orsay, le musée d’art Roger Quilliot change ses horaires d’ouverture et propose deux nocturnes :

Nocturnes jeudi 12 mai et jeudi 2 juin de 18h à 21h (ouverture en continu de 10h à 21h).

Sans oublier : Des visites commentées supplémentaires le jeudi 12 mai et jeudi 2 juin, à 18h15 et 19h30. Réservations auprès de l’Office de tourisme (04 73 98 65 00). Les visites commentées sont très sollicitées et sont très vite complètes.

La Nuit des musées, samedi 21 mai de 20h à minuit (entrée gratuite), pour une visite libre de l’exposition et voir ou revoir Van Gogh, un film de Maurice Pialat (1991).

Attention : pour l’organisation de cet événement, le musée fermera le 21 mai de 18h à 20h, puis le lendemain, dimanche 22 mai de 10h à 13h. Ré-ouverture du musée dès 13h jusqu’à 18h.

1er dimanche du mois, entrée gratuite pour tous : dimanche 5 juin, dernier jour de l’exposition.

Musée d’art Roger Quilliot [MARQ]
Quartier historique de Montferrand
Place Louis-Deteix
63100 Clermont-Ferrand
04 73 40 87 40
musee.art@ville-clermont-ferrand.fr
Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h, samedi et dimanche de 10h à 12h et de 13h à 18h.

Communiqué de Presse

A la lumière de Didier Amblard, artiste peintre auvergnat exposé à Rotterdam

Le 04 mai 2016, par Marie Cartigny

Le regard crispé sur sa toile, le regard du juste qui construit depuis plus de trente ans l’univers qui l’entoure et le transcende par sa peinture, Didier Amblard est un être à part qui œuvre quotidiennement en art thérapie à Clermont-Ferrand. Nous sommes bien loin de l’univers marketing des « artistes » bobos qui font de leur signature une marque, dans une démarche frisant l’indécence. Rencontre avec, sans doute, l’un des plus grands peintres français contemporains , parmi les plus émouvants et pourtant méconnus acteurs de l’art brut. Didier Amblard est exposé en permanence à Paris et, en ce moment, au musée Kunsthal de Rotterdam.

L’échange avec Didier Amblard sur sa peinture se fait peu à peu dans une intimité qui se nourrie de questionnement sur son œuvre et d’anecdotes sur sa vie d’avant, avant son hospitalisation en 1984. Le passé se fait confus, il parle de sa famille avec laquelle il a vécu, à Saint-Symphorien, près de Châtel-Guyon, du métier de son père, entrepreneur en maçonnerie avec qui il a travaillé. Il passe un CAP de menuiserie avant de basculer dans un tourbillon qui l’amènera à dessiner puis à peindre. C’est un réconfort pour lui. Et presque une mission : faire revivre à travers ses premiers dessins au stylo à bille les anciens bâtiments de l’hôpital psychiatrique et également ses camarades, disparus depuis pour la plupart. C’est presque un hommage ou une seconde vie qu’il leur offre.

« Quand je suis rentré ici, dit-il d’une voix douce, j’ai eu l’impression que toutes les portes s’étaient fermées. En réalité, ces portes sont ouvertes car je travaille avec des gens dont j’aime la personnalité. » Didier Amblard a eu plusieurs vies. « Quand mon fils est né, je suis parti seul en Martinique car je savais que j’étais malade, je suis parti à l’aventure. Je voyais des anges, j’entendais de la musique qui me rappelait la beauté du monde. Ca a été un chemin. Je marchais, je marchais, je passais sur les rochers pour aller d’une plage à une autre. Je pense avoir vu la Martinique au moment où je devais la voir. C’était une évasion.»

« Quand je créé, je pense toujours à ma petite maison »

Retour à Clermont-Ferrand. Le point d’ancrage dans l’élaboration de la peinture de Didier Amblard est une petite maison en contre-plaqué qu’il a réalisé pendant son apprentissage. Cette maison l’accompagne dans chacune de ses œuvres. Il la « promène partout dans sa tête ». C’est son port d’attache, dans une psyché perpétuellement tourmentée. Didier évoque les « lumières trangenscentes » dans sa peinture et c’est ainsi que le poète s’exprime. La poésie fait partie de cet artiste peintre qui n’ose – pas encore – se définir ainsi. Il sait qu’il est exposé dans une galerie parisienne spécialisée dans l’art brut, il sait qu’il est exposé en ce moment dans un musée d’art moderne de Rotterdam, mais ne s’intéresse qu’au bonheur qui l’anime quand il peint, tout simplement. D’ailleurs, au début, Didier Amblard ne signait même pas ses œuvres. Pourquoi ? « Par abandon, pour que ça tombe dans l’oubli. », dit-il.

Cet effacement volontaire, puisque Didier se sait conscient de la valeur marchande de son art, serait-il un refuge ? Didier est un artisan avant tout et quand on l’interroge sur le regard qu’il porte sur le marché de l’art, il emploie le mot de « fumisterie ». Didier Amblard est sans doute un génie qui ne veut pas le savoir. Ses peintures ne sont pas toutes signées du maître parce qu’il est loin d’avoir achevé son œuvre. « Je ne crois pas au bonheur, je ne crois pas au bonheur », répète-t-il inlassablement. «Je peins parce que je me dis qu’un jour je partirais là-haut, et je veux laisser quelque chose qui soit fini. Mais en même temps je n’ai pas envie d’y monter, là-haut, et du coup cette œuvre reste toujours inachevée… »  Nous quittons Didier Amblard pour le laisser à son travail. Semblant seul dans l’atelier, pourtant peuplé d’autres artistes, il peint, il peint, il peint…

Sinclair revient sur scène dans notre région !

Après des années passées plus ou moins loin de la scène, Sinclair a réuni une nouvelle équipe pour reprendre le chemin des salles de concert. Juste pour le plaisir de faire ce qu’il sait faire viscéralement : de la musique, du funk à consommer sans modération.

L’année 2015 a marqué le retour de Sinclair sur scène après 8 ans d’absence. Après plusieurs concerts complets à Arles et à Paris et des spectateurs ravis de retrouver le chanteur, Sinclair reprend à présent la route pour une tournée en 2016.

Son univers musical original, imprégné de touches Funk, Soul et Pop, fait danser toutes les tranches d’âges. A une époque où certains groupes disparaissent derrière leurs laptops, Sinclair renoue avec la tradition de la musique qui transpire et s’écoute aussi avec les hanches.

Un shoot d’énergie

Et ce plaisir c’est justement ce qu’il nous propose de partager sur ses concerts où il revisite son répertoire et présente de nouveaux titres.

Reprenant des chansons issues de ses 7 albums, du tout premier Que Justice soit faite, certifié disque d’or, à son album éponyme de 2011 dont Philippe Manoeuvre a dit qu’il était «un shoot d’énergie, un disque positif, qui procure un grand plaisir», Sinclair offre à son public un concert survolté, rempli de bonnes vibrations et d’amour.

Crédit photo : Renaud Corlouer

Dates des Concerts :

Le 7 juin à Villeurbanne – Le Transbordeur
Le 8 juin à Clermont-Ferrand – La Coopérative de Mai

Résérvations : Sud Concerts

La gastronomie lyonnaise à la Une du magazine américain « Saveur »

Le 01 mai 2016, par Thomas Fauveau

Adam Sachs est un petit veinard. Il a un job en or ! Rédacteur en chef du magazine « Saveur », il a été distingué trois fois par la Fondation James Beard. Cette dernière, basée à New York, vise à promouvoir l’art culinaire en récompensant des œnologues, des journalistes et des auteurs de livres de cuisine. Et Adam Sachs sait s’entourer ! En compagnie du célèbre chef Daniel Boulud, il s’est offert une petit virée à Lyon. Les deux compères s’en sont collés plein la panse !

Dans son édition web de vendredi dernier, le magazine new-yorkais « Saveur » fait la part belle à la gastronomie lyonnaise. Ce journal appartient au groupe Bonnier, dans le New Jersey, détenu par la famille du même nom. Le groupe édite plus de 30 magazines avec une approche média innovante :  « Nous croyons que l’avenir de nos marques réside dans le pouvoir de l’individu. Favoriser les esprits créatifs, permettre la liberté d’innover sont au cœur de la réalisation de notre mission d’entreprise. », peut-on lire sur leur site Internet. Avec une telle philosophie, on imagine aisément qu’Adam Sachs doit avoir carte blanche pour fréquenter les meilleures tables de la planète.

La métropole de Région reçoit, dans cette édition, le titre envié de « capitale de la gastronomie ». Attention ! Nous prévient tout de go le rédacteur. Ici, à Lyon, on ne parle pas de bistrots comme à Toulouse ou ailleurs mais de bouchon. A quoi cela ressemble t-il ? se demande le journaliste. « Des nappes rouges et blanches à carreau, une lumière tamisée sur des murs en plâtre de couleur pêche tendus de crépines d’émail ébréché. Des ustensiles, des louches, des affiches publicitaires de liqueurs oubliées, des pots en cuivre patinés et des guirlandes d’ail séchées. »

« la mère brazier avait les plus grandes ‘cojones’ de toute la région »

C’est en compagnie de Daniel Boulud, le roi de la gastronomie française à New-York qu’Adam Sachs a fait le tour des bouchons. Le célèbre chef est originaire de Lyon. C’est là qu’il a appris son métier. « La nourriture de cette région coule dans son sang. » dit de lui le journaliste culinaire. Le premier Café Boulud était un établissement familial situé à Saint-Pierre-de-Chandieu. Durant son repas, Adam Sachs a inlassablement questionné le français, comme s’il cherchait le secret de la pierre philosophale : « Qu’y a t-il de si grand dans la gastronomie lyonnaise ? Pourquoi un pays orgueilleux comme la France ne permet-il pas à Lyon de se proclamer capitale de la gastronomie sans que cela ne déchaîne les passions ? » Et la question ultime : « Pourriez-vous s’il vous plait me repasser un peu de museau de porc en vinaigrette ? »

Le secret de la gastronomie lyonnaise, c’est peut-être, comme l’explique Daniel Boulud dans cet article du magazine « Saveur », simplement une question de géographie : « C’est la générosité de la région qui a créé une cuisine riche en diversité. » Oui mais attention rappelle aussi le chef. Si le terroir est important, le caractère des hommes l’est tout autant. Et à Lyon, précisément, ce sont plutôt les femmes qui ont contribué à définir une identité culinaire. A l’exemple d’Eugénie Brazier, premier chef de France a obtenir 3 étoiles au Michelin pour deux restaurants. C’était en 1933, bien avant Alain Ducasse. « Elle avait les plus grandes ‘cojones’ de toute la région ! » s’est joliment esclaffé Daniel Boulud en entraînant Adam Sachs dans un autre bouchon pour leur deuxième dîner de la soirée…

Lire l’article en anglais sur le site de « Saveur » :

pressnut_saveurCrédit Photo : Le bouchon des cordeliers

Exposition Autoportraits, de Rembrandt au selfie

Autoportraits, de Rembrandt au selfie est la première exposition réalisée dans le cadre d’un partenariat entre la Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe, les National Galleries of Scotland à Edimbourg et le musée des Beaux-Arts de Lyon.

L’exposition évoque les différentes approches de l’autoportrait du XVIe au XXIe siècle à partir d’une sélection d’œuvres en provenance de trois grands musées européens.

Véritable genre artistique, l’autoportrait apporte, au-delà des questions de style propres à chaque époque, de nombreuses informations sur la personnalité de son auteur, ainsi que sur son environnement historique et social. À une époque où la pratique du selfie est devenue un véritable phénomène de société caractéristique de l’ère du digital, questionner la tradition et les usages de l’autoportrait semble plus que jamais d’actualité.

L’exposition rassemble plus de 130 œuvres : peintures, dessins, estampes, photographies, sculptures et vidéos et s’articule en sept sections thématiques, interrogeant les grandes typologies de l’autoportrait et leurs évolutions au fil du temps :

– le regard de l’artiste,
– l’artiste en homme du monde,
– l’artiste au travail,
– l’artiste et ses proches,
– l’artiste mis en scène,
– l’artiste dans son temps
– et le corps de l’artiste.

Source : musée des Beaux-Arts de Lyon.

Exposition du 25 mars au 26 juin 2016

Printemps de Pérouges : 20ème édition!

L’équipe du Printemps de Pérouges était en effervescence le 21 mars pour ouvrir le Printemps avec une ambassadrice de choix, ZAZ, qui a présenté son nouveau spectacle autour de l’album Paris.

Tout au long du festival, ce sera un défilé de têtes d’affiches, de valeurs sûres, de découvertes, de sites singuliers qui se dérouleront jusqu’au 5 juillet, jusqu’à cette date anniversaire du 20ème Printemps de Pérouges avec la venue historique sur la Plaine de L’Ain de Johnny Hallyday.

De grands artistes se sont déjà succédé cette année sur les différentes scènes du festival : Hubert-Félix Thiéfaine le 30 mars, Jean-Marie Bigard le 31 mars, Christophe Willem le 1er avril, Moutain Men le même jour et Vianney & Boulevard des Airs le 2 avril.

de Vivaldi à Johnny Hallyday

Jusqu’au au 5 juillet, la bande-son sera encore très hétéroclite : de la Chanson française en vogue (L.E.J) au meilleur du Soul & Gospel (Craig Adams), de l’Opéra flamboyant (Bel Canto au Caro, Viva l’Opéra !) aux reprises des standards hard Rock (Steve’n’Seagulls), du Blues (Greg Zlap) à la Culture Gitane (Chico & the Gypsies), des Rythmes Salsa (Yuri Buenaventura) et aux imitations vocales tous azimuts (Didier Gustin), des valeurs sûres (Les Innocents, Diane Tell) aux nouvelles prodiges du Monde Classique (Camille et Julie Berthollet), de Antonio Vivaldi à Johnny Hallyday.

Marie Rigaud, directrice du festival s’est confiée : « En 1996, alors que je dégustais ma première Tarte au Sucre, à l’hostellerie de Pérouges, je n’aurai jamais imaginé écrire un 20e édito, en 2016. Plus fou encore, alors que j’organisais mon premier concert classique en juin 96, dans l’Église-Forteresse de Pérouges, je n’aurai jamais osé rêver à Johnny Hallyday, en tête d’affiche de ce super anniversaire. En 1996, alors que je me lançais dans cette aventure du Printemps de Pérouges, je n’avais que 23 ans et écouté essentiellement de l’Opéra, Mozart et Handel. »

Une saison exceptionnelle et immanquable donc, qui attend plus de 25 000 spectateurs, de Pérouges à Lyon, et sur toute la Plaine de l’Ain.

Tout le programme sur : www.festival-perouges.org

Louis-Ferdinand Céline, le film : l’avis du biographe François Gibault

Le 08 avril 2016, par Marie Cartigny

Louis-Ferdinand Céline, sous-titré « Deux clowns pour une catastrophe » est un drame français réalisé par Emmanuel Bourdieu, sorti en mars 2016. Comme souvent, lorsqu’il s’agit de cet écrivain, les réactions sont à la fois passionnées et conflictuelles. Nous avons pu recueillir l’avis de François Gibault, biographe et exécuteur testamentaire de Céline.

Marie de Luze : François Gibault, merci d’accorder cette interview à PressNut.com. Quel regard portez-vous sur le film ?

François Gibault : pour résumer, je pense que dans ce film Céline n’est pas Céline et que Lucette est encore moins Lucette. Le plus réussi des trois c’est l’américain Milton Hindus, assez bien, assez juste. Céline est vociférant sans arrêt, il éclate de rire, il n’arrête pas de gesticuler, ce n’est pas du tout comme ça qu’était le personnage.

Marie de Luze : oui, pourtant, nous avons des images d’archives de Louis-Ferdinand Céline qui donnent une toute autre vision.

François Gibault : en effet. Il n’y a qu’à voir les prises de vues à Meudon des dernières années de l’écrivain. Il parle lentement. Dans le film, ce n’est pas le rire de Céline non plus. Le rire de Céline, c’était un rire entre les dents, un espèce de rire méchant, un rire à la Voltaire si vous voulez. Mais jamais Céline n’était en train de pousser des hurlements ou de gesticuler. On en a fait un espèce de fou vociférant alors que Céline était bien plus fin et bien plus fort.

Marie de Luze : que pensez-vous du jeu de Denis Lavant qui interprète Louis-Ferdinand Céline ?

François Gibault : je regrette car c’est un acteur excellent. Je le connais. Il ressemble à Céline en plus. Mais il a été mal dirigé. Ça, c’est évident. C’est une caricature de Céline.

« Je n’ai pas voulu montrer le film à la veuve de Céline »

Marie de Luze : qu’en est-il du personnage de la femme de Céline, Lucette Destouches ?

François Gibault : oh, et bien, dans le film, elle ressemble à Simone de Beauvoir. Elle n’a jamais été coiffée en noir comme ça avec un turban. Elle est habillée comme une ex-bonne-soeur. C’est un personnage froid. Pas du tout Lucette telle que nous avons pu la voir sur les photos prises à Korsør lors de l’exil au Danemark. Elle était habillée très librement avec des robes souples et elle ne se coiffait pas, là-bas, elle est toujours restée ébouriffée. Et si elle se coiffait, c’était pour mettre un chignon, pas un turban. Le personnage de Lucette est à contre-emploi.

Marie de Luze : en dehors de ces incohérences au niveau de certains personnages, que pensez-vous plus globalement du film ?

François Gibault : le film n’est pas mauvais. Les dialogues sont fort intéressants et les prises de vues très belles. Le décor est juste. Mais les deux personnages principaux sont ratés.

Marie de Luze : historiquement, la confrontation entre Céline et Milton Hindus est-elle exacte ?

François Gibault : c’est vrai que Hindus a aidé Céline qui lui avait demandé de venir lui rendre visite au Danemark. Au début, il avait une espèce d’enthousiasme pour ce jeune professeur. Mais Hindus n’avait pas vécu la guerre. C’est un choc entre deux personnalités, l’une qui a énormément vécu, connu beaucoup de choses et un jeune américain qui était en dehors de la guerre et qui arrive avec toutes ses illusions. De ce point de vue, le film est assez vrai. Je pense que c’est comme ça que ça s’est passé.

Marie de Luze : avez-vous montré le film à Lucette Destouches ?

François Gibault : non, non, je n’ai pas voulu bien sûr. J’ai un DVD chez moi, mais je n’ai pas voulu lui montrer. Ça la rendrait hors d’elle.

Marie de Luze : quelles nouvelles pouvez-vous nous donner de Lucette Destouches ?

François Gibault : elle est dans une forme assez bonne pour son âge. Elle a toute sa mémoire, toute son intelligence. Elle a gardé le sens de l’humour et à près de 104 ans, c’est exceptionnel !

A propos de François Gibault

François Gibault est l’auteur d’une biographie en trois volumes de Louis-Ferdinand Céline parue aux éditions Mercure de France. Sans doute la biographie la plus complète sur cet écrivain. François Gibault est également l’exécuteur testamentaire de Louis-Ferdinand Céline et l’avocat de sa femme, Lucette Destouches.

Où voir « Louis-Ferdinand Céline » (deux clowns pour une catastrophe) dans notre région ?

En région Auvergne Rhône-Alpes, le film est assez mal distribué. Il peut être visionné à Lyon au cinéma Opéra dans le 1er arrondissement. A Clermont-Ferrand, la prochaine séance est prévue le 11 avril au cinéma Le Rio, 178, rue Sous-les-Vignes.

La bande annonce du film :

Louis-Ferdinand Céline dans la vraie vie :

Le saint-nectaire s’invite dans les studios de France Culture

Le 07 avril 2016, par Marie Cartigny

Cécile Coulon, jeune et talentueuse romancière originaire de Clermont-Ferrand, ne peut écrire qu’avec de la musique, son « deuxième stylo » et, si possible, en mangeant du saint-nectaire. Son passage sur l’antenne de France Culture le 21 mars 2016 démarre par une dégustation de saint-nectaire. Belle entrée en matière pour parler de ce fromage d’Auvergne.

Personne n’a plus appelé son fils Nectaire depuis des lustres ! Et pourtant, ce saint existe bel et bien. Converti au christianisme, baptisé par l’apôtre Saint-Pierre, il ne s’appelle plus Ypace mais Nectaire. Il fut ordonné prêtre et participa avec Baudime et Auditeur à l’évangélisation de la Limagne d’Issoire aux Monts Dore, à la fin du IIIème siècle. De cette époque, il reste un joyau roman : l’église de Saint-Nectaire, dans le village éponyme. Le bourg qui compte aujourd’hui 728 habitants est (osons le mot) mondialement connu pour ses producteurs de fromages.

Avant d’élucider le mystère de la provenance de ce fromage d’Auvergne Rhône-Alpes, laissons nous saliver et parler fabrication ! Pour faire un bon saint-nectaire, il faut 13 à 14 litres de lait cru, transformé immédiatement après chaque traite. Il faut également 4 à plus de 8 semaines d’affinage sur de la paille de seigle, avec des frottages réguliers à l’eau salée. Une fois que la croûte a pris sa couleur gris orangé, le fromage est prêt à être dégusté par Cécile Coulon sur France Culture. Mais aussi ailleurs puisque le saint-nectaire est la première AOC fermière de France en volume.

Pas bon le savaron…

Où peut-on trouver les vaches laitières ? Exclusivement sur la zone d’appellation, à savoir à cheval sur les départements du Puy-de-Dôme et du Cantal. L’aire d’appellation du saint-nectaire, la plus petite d’Europe avec seulement 1 800 km2, se situe sur les terres des Monts Dore à une altitude comprise entre 800 et 1 500 mètres. Attention à ne pas confondre le saint-nectaire avec le savaron qui n’est qu’une pâle copie inventée par l’administration française en 1945 pour tromper son monde.

Mais revenons aux origines du Saint-Nectaire qui, historiquement, se situent au 17ème siècle : après la signature du traité de paix entre la France et l’Espagne, le Maréchal Henri II de Sennecterre, est fait Gouverneur de Metz et Vic de l’Evêché de Verdun. En 1666, Louis XIV érige la baronnerie de la Ferté Saint-Nectaire en Duché-Prairie. Henry II de Sennecterre se consacrera alors à la promotion du fromage qui porta, dès lors, le nom de cette illustre famille auvergnate.

Écoutez Cécile Coulon sur France Culture :

L’Institut Paul Bocuse crée une école de formation en Asie

Le 06 avril 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Le Groupe DUSIT, en partenariat avec l’Institut Paul Bocuse, a officialisé le 31 mars 2016, en présence du Ministre du Tourisme Philippin, M. Ramon Jimenez, Jr. et de 250 représentants locaux du monde de l’Hospitality, le lancement de programmes de formation continue à destination des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration. Dispensés sur son nouveau campus à Manille qui ouvrira en 2017, ils accompagneront ces professionnels vers une montée en compétences opérationnelles et managériales pour répondre aux enjeux d’un marché asiatique en plein développement.

Parmi les références mondiales en formation, l’Institut Paul Bocuse basé à Ecully, combine historiquement savoir-faire français et innovation en arts culinaires. Associés aux valeurs d’éducation véhiculées par le groupe international thaïlandais DUSIT, en fort développement (une quarantaine d’ouvertures d’hôtels programmées en Asie), ils entendent ensemble révolutionner les standards de l’hôtellerie-restauration et de la gastronomie pour créer des programmes exclusifs et professionnalisants adaptés aux évolutions d’un secteur très dynamique.

Paul Bocuse « Chef du siècle »

Dominique Giraudier, Directeur général de l’Institut Paul Bocuse, a commenté cette information : « Je me réjouis de cet accord stratégique avec ce leader de l’hôtellerie asiatique : le Groupe DUSIT. Il consolide la reconnaissance de la qualité de notre formation au niveau international et doit faire rayonner notre savoir-faire français en matière d’hôtellerie et de restauration dans une zone touristique stratégique. Il nous permet également d’accompagner la montée en compétences des jeunes Philippins dans le respect de leur culture. Avec cette nouvelle étape, nous poursuivons notre stratégie d’alliances et de partenariats internationaux afin de donner l’opportunité à nos étudiants de bénéficier au cours de leur formation, d’échanges internationaux privilégiés ; à nos futurs diplômés de pouvoir jouer un rôle dans le développement de ces nouvelles zones de croissance. D’autres concrétisations devraient être rapidement annoncées en ce sens. »

(Vidéo) Hollywood prépare un remake du film « Papillon »

La Région Auvergne Rhône-Alpes compte nombre d’illustres personnages. L’ardéchois Henri Charrière en fait partie. Ce bagnard, sans doute l’un des plus célèbres, a conté ses aventures dans le best-seller « Papillon » vendu à plus de 13 millions d’exemplaires. Une adaptation cinématographique de 1973 réunissait à l’écran Steve McQueen et Dustin Hoffman. Aujourd’hui, un remake est en préparation à Hollywood. PressNut a rencontré Vincent Didier, le biographe d’Henri Charrière.

Leonardo DiCaprio à l’affiche ?

D’après nos informations, c’est la maison de production Red Granite Pictures qui a racheté en Suisse les droits pour tourner un remake du film de 1973. Les deux associés de Red Granite Pictures, Riza Aziz et Joey McFarland, ont déjà produit « Le loup de Wall-Street » avec dans le rôle principal Leonardo DiCaprio. Le remake de « Papillon » sera réalisé par le Danois Michael Noer, d’après un scénario signé Aaron Guzikowski. Les acteurs pressentis pour reprendre le rôle tenu par Steve McQueen dans le film original sont Brad Pitt, Leonardo DiCaprio et Johnny Depp. Le producteur Joey McFarland a laissé entendre qu’il aurait une préférence pour voir le personnage d’Henri Charrière interprété par Leonardo DiCaprio. Reste à savoir si l’agenda de l’acteur le permettra.

La légende de « Papillon »

Henri Charrière embarque le 29 septembre 1933 à bord du bateau-cage le La Martinière, direction Cayenne. Il a été condamné aux travaux forcés à perpétuité pour un meurtre qu’il niera toujours avoir commis. Le doute subsiste encore aujourd’hui sur cette affaire.

Henri Charrière n’a qu’une idée en tête : la cavale. Il réussit à s’évader une première fois le 5 septembre 1934 et après un périple de plusieurs mois sur l’océan, il s’échoue en compagnie d’un camarade sur les côtes colombiennes. Malheureusement, la Colombie et la France possèdent des accords d’extradition et c’est le retour vers le bagne le 30 mai 1935 où il est condamné à la réclusion dans les cellules de l’île Saint-Joseph. C’est sans doute là, au fond de cette minuscule case dans laquelle il croupira durant deux ans, qu’il faut chercher l’origine de la prolixité (certains diront la mythomanie) d’Henri Charrière. Cerné par la solitude, l’obscurité et le silence, il s’évadera par la pensée, il repensera à son enfance, voyagera, vivra des aventures. Et ces aventures sont celles qu’il racontera plus tard dans son livre, « Papillon ou le chemin de la pourriture ».

Sorti de la réclusion et après encore huit ans passés au bagne, notamment sur l’île du Diable rendue célèbre par Dreyfus, cette fois c’est la bonne : Henri Charrière s’évade et après une escale de plusieurs mois en Guyane anglaise, il rejoint Caracas en 1946. Il a 40 ans, un lourd passé derrière lui, mais il est enfin libre et il décide de refaire sa vie et de devenir un citoyen respectable.

En à peine 3 mois et 13 cahiers d’écoliers, il écrit son livre. Reste à trouver un éditeur. Ce sera chose faite lorsque le manuscrit tombera dans les mains de Robert Laffont qui déclarera : « Si ce livre ne devient pas un best-seller, je ne m’appelle plus Robert Laffont ». La suite est connue. Le succès du livre est fulgurant puisqu’il atteint déjà un million d’exemplaires trois mois seulement après sa parution. C’est la vraie renaissance pour Henri Charrière. La chrysalide s’est bien transformée en papillon. Il va parcourir le monde, donner des centaines d’interviews. Sans que jamais le succès ne lui monte à la tête. Il restera toujours fidèle à sa femme Rita. Quatre ans après la sortie de « Papillon », Henri Charrière est un homme célèbre. Mais il décède seulement quelques mois plus tard, le 29 juillet 1973. Henri Charrière est enterré au petit cimetière de Lanas, en Ardèche, au côté de sa mère.

Vincent Didier, gardien de la mémoire

Vincent Didier est l’auteur de « Papillon libéré », une biographie complète d’Henri Charrière éditée en novembre 2006 par la Fontaine de Siloé. Cette Maison d’édition régionale basée à Montmélian est spécialisée dans les livres d’histoire. L’ouvrage de Vincent Didier a été préfacé par Robert Laffont en personne, l’éditeur d’Henri Charrière. Il a reçu le Prix Villard du Conseil Général de l’Ardèche en 2007.

Vincent Didier est par ailleurs le dépositaire des archives privées d’Henri Charrière et de son épouse Rita. La photo de Papillon qui illustre cet article a été prise en 1973 à Caracas et n’avait jamais été publiée jusqu’à présent.

Papillon Libéré – La Fontaine de Siloé – ISBN 2842063449 et 9782842063443