Bruce tout puissant sur la scène auvergnate

Après un passage à Avignon puis à Lyon, Bruce Fauveau joue son spectacle « Bruce Tout-(im)puissant ! » à La Baie des Singes de Cournon-d’Auvergne ce 21 mai 2016. Rencontre avec un artiste qui mise tout sur la gestuelle pour capter son public.

PressNut : Bruce, tu t’es intéressé au théâtre bien avant de faire une école ?

Bruce Fauveau : Oui, à l’époque, je faisais plus du théâtre conventionnel et je m’apercevais que ce n’était pas tout à fait mon truc, notamment le registre dramatique. Il n’y a que plus tard que j’ai compris que ce qui m’intéresse c’est l’humour et plus spécifiquement le solo.

PressNut : Tu es rentré à l’école Jacques Lecoq. Quelle est sa particularité ?

Bruce Fauveau : On y apprend la gestuelle, ce n’est pas trop basé sur la technique. On y apprend à exprimer des choses avec autre chose que la parole.

PressNut : C’est pour ça que tu as choisi cette école ?

Bruce Fauveau : Oui, durant deux ans on ne travaille sur aucun texte. Il n’y a pas de metteur en scène. C’est le corps qui parle. On travaille avec des masques, ce sont des formes qui changent du théâtre classique. En plus, c’est une école internationale et comme j’ai eu une enfance loin de France, cela m’intéressait de retrouver cet aspect là et de pouvoir avoir des contacts un peu partout dans le monde.

PressNut : Tu savais que tu voulais t’orienter vers l’humour ?

Bruce Fauveau : J’avais déjà suivi des cours de one man show, d’écriture, d’interprétation et d’improvisation. Je me suis aperçu que c’était une piste pour moi. Même si je n’avais pas encore compris que c’est avec le corps que je veux bosser. C’est l’école Lecoq qui a permis de faire le lien entre tout ça.

Des débuts au Québec

PressNut : Quelles ont été tes débuts ?

Bruce Fauveau : Avec mon metteur en scène, rencontré à l’école, nous avons créé un premier spectacle en 2011 et décidé de le jouer au Québec. Les Québecois sont très ouverts à l’humour. Ça a bien fonctionné, je jouais dans un théâtre local et j’ai eu quelques passages télé. Et puis mon visa a expiré. Ce n’est pas simple d’émigrer là-bas en tant qu’artiste. Étant bilingue, j’ai pu jouer aussi mon spectacle au Canada anglophone et après en Angleterre.

PressNut : Tu es revenu en France depuis moins de deux ans donc ?

Bruce Fauveau : Oui, j’ai repris mon spectacle et je viens de démarrer en janvier 2015. J’ai passé quelque temps à Avignon et j’ai rencontré des Lyonnais qui m’ont fait venir à un festival. Dans la foulée j’ai joué à l’Espace Gerson. Un passage télé m’a permis d’obtenir une salle en Auvergne. Voilà, ça se passe pas mal. Je suis un peu le seul dans mon créneau.

PressNut : Est-ce que justement tu t’es inspiré d’anciens humoristes qui ont beaucoup basé leur travail sur le corporel ?

Bruce Fauveau : Michel Courtemanche était vraiment très fort dans ce domaine. Et Jim Carrey, avant de faire du cinéma est aussi une source d’inspiration. Gad Elmaleh dans ses premiers spectacles a été salué pour ses performances de mime. Ce sont des gens que j’admire, bien sûr.

PressNut : Quelle est la réception de ton public à ton spectacle ?

Bruce Fauveau : Ça marche plutôt bien. J’essaie d’offrir quelque chose de différent avec un peu de stand-up et puis j’incarne des objets, des animaux… A chaque début de sketch le public peut s’attendre à tout… Le spectacle en lui-même évolue au fur et à mesure, parfois au gré de l’actualité. Je reste aussi ouvert à tout ce qui peut se passer dans le public. Si un spectacle n’évolue pas, il se renferme un peu sur lui-même…

PressNut : Aujourd’hui tu vas jouer en Auvergne, quelle image as-tu du bougnat, de l’auvergnat moderne si tu devais le caricaturer gentiment ?

Bruce Fauveau : Écoutes, j’entends tellement de belles choses sur cet endroit que je vais  prendre un jour après le spectacle pour aller marcher dans la région. Quant à l’Auvergnat, pour moi, il restera avant tout celui de la chanson de Brassens. Je le sens chaleureux, prêt à découvrir quelque chose de nouveau et à rire…

Bruce Tout-(im)puissant ! par Bruce Fauveau
La Baie des Singes – 21 mai 2016 – 20h35
6 avenue de la République
63800 Cournon d’Auvergne

Sinclair revient sur scène dans notre région !

Après des années passées plus ou moins loin de la scène, Sinclair a réuni une nouvelle équipe pour reprendre le chemin des salles de concert. Juste pour le plaisir de faire ce qu’il sait faire viscéralement : de la musique, du funk à consommer sans modération.

L’année 2015 a marqué le retour de Sinclair sur scène après 8 ans d’absence. Après plusieurs concerts complets à Arles et à Paris et des spectateurs ravis de retrouver le chanteur, Sinclair reprend à présent la route pour une tournée en 2016.

Son univers musical original, imprégné de touches Funk, Soul et Pop, fait danser toutes les tranches d’âges. A une époque où certains groupes disparaissent derrière leurs laptops, Sinclair renoue avec la tradition de la musique qui transpire et s’écoute aussi avec les hanches.

Un shoot d’énergie

Et ce plaisir c’est justement ce qu’il nous propose de partager sur ses concerts où il revisite son répertoire et présente de nouveaux titres.

Reprenant des chansons issues de ses 7 albums, du tout premier Que Justice soit faite, certifié disque d’or, à son album éponyme de 2011 dont Philippe Manoeuvre a dit qu’il était «un shoot d’énergie, un disque positif, qui procure un grand plaisir», Sinclair offre à son public un concert survolté, rempli de bonnes vibrations et d’amour.

Crédit photo : Renaud Corlouer

Dates des Concerts :

Le 7 juin à Villeurbanne – Le Transbordeur
Le 8 juin à Clermont-Ferrand – La Coopérative de Mai

Résérvations : Sud Concerts

Printemps de Pérouges : 20ème édition!

L’équipe du Printemps de Pérouges était en effervescence le 21 mars pour ouvrir le Printemps avec une ambassadrice de choix, ZAZ, qui a présenté son nouveau spectacle autour de l’album Paris.

Tout au long du festival, ce sera un défilé de têtes d’affiches, de valeurs sûres, de découvertes, de sites singuliers qui se dérouleront jusqu’au 5 juillet, jusqu’à cette date anniversaire du 20ème Printemps de Pérouges avec la venue historique sur la Plaine de L’Ain de Johnny Hallyday.

De grands artistes se sont déjà succédé cette année sur les différentes scènes du festival : Hubert-Félix Thiéfaine le 30 mars, Jean-Marie Bigard le 31 mars, Christophe Willem le 1er avril, Moutain Men le même jour et Vianney & Boulevard des Airs le 2 avril.

de Vivaldi à Johnny Hallyday

Jusqu’au au 5 juillet, la bande-son sera encore très hétéroclite : de la Chanson française en vogue (L.E.J) au meilleur du Soul & Gospel (Craig Adams), de l’Opéra flamboyant (Bel Canto au Caro, Viva l’Opéra !) aux reprises des standards hard Rock (Steve’n’Seagulls), du Blues (Greg Zlap) à la Culture Gitane (Chico & the Gypsies), des Rythmes Salsa (Yuri Buenaventura) et aux imitations vocales tous azimuts (Didier Gustin), des valeurs sûres (Les Innocents, Diane Tell) aux nouvelles prodiges du Monde Classique (Camille et Julie Berthollet), de Antonio Vivaldi à Johnny Hallyday.

Marie Rigaud, directrice du festival s’est confiée : « En 1996, alors que je dégustais ma première Tarte au Sucre, à l’hostellerie de Pérouges, je n’aurai jamais imaginé écrire un 20e édito, en 2016. Plus fou encore, alors que j’organisais mon premier concert classique en juin 96, dans l’Église-Forteresse de Pérouges, je n’aurai jamais osé rêver à Johnny Hallyday, en tête d’affiche de ce super anniversaire. En 1996, alors que je me lançais dans cette aventure du Printemps de Pérouges, je n’avais que 23 ans et écouté essentiellement de l’Opéra, Mozart et Handel. »

Une saison exceptionnelle et immanquable donc, qui attend plus de 25 000 spectateurs, de Pérouges à Lyon, et sur toute la Plaine de l’Ain.

Tout le programme sur : www.festival-perouges.org