2017 manières de s’emmerder un peu moins le soir

Le 05 janvier 2017, par Christophe Siébert

« Il ne comprenait pas l’obsession de Lola pour le poète. Moi non plus, je ne comprends pas ta manie de baiser dans un cimetière, dit Lola, et pourtant je ne te juge pas pour ça. Oui, c’est vrai, admit Larrazábal, tout le monde a ses manies. »
(Roberto Bolaño, 2666)

Le soir du 31, au lieu de festoyer comme j’imagine la plupart d’entre vous, et au fait : bonne année, j’ai bouffé des Pringles (pub gratuite), bu de l’ice-tea à m’en faire péter la vessie, et, surtout, bossé toute la nuit sur les corrections du manuscrit de mon prochain bouquin, Descente : c’était une soirée formidable.

Les jours suivants, j’ai regardé toutes sortes de films, qui se sont pour certains révélés merdiques à un point absurde, mention spéciale à Ma Loute, sorte d’Everest dans sa catégorie, d’ailleurs je n’ai pas réussi à le franchir, après quoi j’ai bu de la bière et réfléchi à 2016, à 2017, à la mort, à la vie, à ce que j’allais bien pouvoir écrire ce coup-ci pour vous divertir, vous faire réfléchir. Peut-être pas vous faire grimper sur une chaise comme dans Le Cercle des Poètes Disparus mais au moins vous faire bouger d’un ou deux centimètres, peu importe la direction. J’ai toujours bien aimé la théorie du pas de côté développée par L’An 01, pas vous ?

À la fin (de la bière, de mes réflexions) je me suis dit que j’allais vous raconter pourquoi j’étais devenu écrivain. Je n’ai pas choisi d’être écrivain par amour particulier de la littérature, même si cet amour a fini par venir, mais parce que c’est la seule activité qu’il est possible de pratiquer chez soi, durant toute une vie, sans jamais sortir, sans que jamais personne ne s’y intéresse, et pourtant c’est tout de même une activité. Écrire n’est pas juste rester allongé sur son lit et attendre la mort en fixant son plafond, c’est ça aussi bien sûr, mais en plus on fait quelque chose, on accumule des phrases, l’oisiveté totale est teintée de quelques gestes. J’ai choisi d’être écrivain parce que c’est la meilleure façon possible, quand on a trop peur pour vivre et trop peur pour mourir, de ne pas faire partie du monde mais de faire quand même partie de quelque chose.

ÊTRE CLOCHARD EST UN BON PLAN DE CARRIÈRE

Quand j’avais dix-sept ans, j’écrivais plus ou moins tous les jours, enfin, disons chaque fois que ma dépression et ma flemme m’en laissaient le loisir, mais je ne me voyais pas du tout comme un écrivain, ni même comme un futur écrivain. Tout ce qui m’intéressait à l’époque, c’était quitter le système scolaire, éviter le système salarial – je ne voulais pas sauter de Charybde en Scylla, quoi – et me tirer loin de chez mes parents. Vu qu’il fallait que j’attende encore huit ans avant de pouvoir toucher le RMI, j’ai pris mon mal en patience, terminé le lycée, étudié un peu à la fac. Puis j’ai perdu patience et me suis tiré faire clochard à Toulouse. Je ne voulais vraiment pas avoir de patron, d’horaire ou de compte à rendre à qui que se soit. Clochard, relativement à ces critères-là, apparaît comme un bon choix de carrière. C’est bien longtemps après, il s’était écoulé environ dix ans depuis ma période toulousaine, que j’ai pigé que la littérature était le seul métier où ces conditions idéales sont réunies. Alors, vu que j’écrivais, que j’aimais ça de plus en plus, que je commençais à devenir pas trop mauvais, je me suis dit : pourquoi ne pas devenir écrivain ? Au sens professionnel du terme, je veux dire : gagner des ronds en faisant ce travail, payer mes factures avec mes phrases. Ça a pris du temps, je ne vous le cache pas. En fait ça fait deux ans que j’en vis à peu près, avec des hauts et beaucoup de bas, mais j’y suis enfin. Sur ma page Facebook y a marqué « prolétaire de la littérature » et c’est exactement comme ça que je me considère.

Néanmoins, je suis un prolétaire à la cool. J’ai la belle vie. Je me lève à l’heure que je veux, je travaille une heure dans la journée si ça me chante, ou quinze, ou vingt si j’ai envie, je bouffe quand j’ai faim ; mon amoureuse me le faisait remarquer hier aprèm : « c’est cool, de pouvoir faire l’amour quand on veut ! » Bin, ouais, c’est cool de faire l’amour à seize heures pendant qu’à la cuisine le repas de midi chauffe tranquillement (bon, cette fois-là, il a cramé – on s’en est remis, rassurez-vous), c’est chouette de vivre à son rythme, je vais pas me plaindre. Et c’est formidable, d’être payé pour réfléchir à des trucs, inventer des histoires et fabriquer des émotions.

SAINT-RÉMI, PRIEZ POUR NOUS

Vous savez quoi ? Sans le RSA, et avant ça sans le RMI, cette brillante carrière n’aurait pas été possible pour moi. Peut-être que ça n’aurait pas été une grande perte, j’en sais rien, peut-être qu’un écrivain de seconde zone en moins, ça n’aurait pas gêné grand-monde ? Peut-être qu’être obligé de bosser à l’usine aurait décuplé ma gnaque, mon envie d’y arriver, mon talent ? On ne saura jamais, j’irai pas à l’usine.

Alors, tous ceux qui sont contre les parasites, tous ceux qui estiment filer trop de pognon en échange de rien à des branleurs dans mon genre, musiciens inconnus qui ne jouent que dans des squats, artistes dont on ne voit pas les œuvres ailleurs que dans des fanzines à quatre sous, écrivains dont les manuscrits servent à Gallimard pour se torcher le cul, à tous ceux qui trouvent qu’en France il y a trop de couillons qui se pensent créatifs et croient que nécessaire est leur création, allez au bout de votre idée et votez pour ceux dont vous serez certains qu’ils nous couperont les vivres une fois pour toute, qu’ils transformeront tous ces parasites, tous ces aspirants qui n’y arriveront jamais, en employés de Mac Do enfin utiles à quelque chose. Mais n’oubliez pas un truc : dans un système où les suceurs de sang dans notre genre n’existent pas, eh bien la littérature, la peinture, la musique, redeviennent des activités réservées à une poignée de nantis, de bourgeois ; la création redevient un passe-temps pour riches. À vous de voir ce qui est le mieux : laisser la possibilité de devenir artistes, via la CAF et autres aides, aux enfants des classes moyennes et des classes laborieuses quitte à supporter une bonne proportion de couilles-molles sans talent, ou bien verrouiller ces activités, comme avant le vingtième siècle, et les laisser entre les mains des riches et rien que des riches.

UN SEUL TEXTE DE DAVID COULON VAUT MIEUX QUE TOUT PHILIPPE DJIAN

Et tant que j’y suis : vous avez aussi le choix entre continuer d’aller voir des films produits par des millionnaires, réalisés par des millionnaires, joués par des millionnaires et qui vont rapporter à tous ces millionnaires des millions de millions supplémentaires, et continuer d’acheter les disques des gros plein de lard de la chanson française, et continuer de lire les têtes de con, pardon, de gondoles de la grosse distribution éditoriale (pas de nom, sinon mon rédac’chef va encore me dire que je fais exploser le nombre de signe qui m’est permis), ou alors vous pouvez bouger vos culs, vous secouer un peu la curiosité, et essayer de voir quel genre de création vous financez en payant la CSG.

J’aimerais bien que votre résolution, pour 2017, ça soit d’aller assister à des concerts au Raymond Bar, à la Gueule Noire, au Grnd Zéro, au 17, à Relax et ailleurs ; que ça soit d’acheter Banzaï, Violences, Le Bateau et autres revues qui défrichent, qui cherchent, qui secouent les cocotiers bordant les sentiers battus ; que ça soit d’écouter les disques de Horse Gives Birth To Fly, Jean-François Plomb, Merde Fantôme, Trottoir, Isophrénia et autres musiciens qui ne joueront jamais pour l’Eurovision et ne passeront jamais sur France Inter ; que ça soit d’aller ouvrir les bouquins que publient Trash Éditions, Gros Textes, Les Crocs Électriques, Rivière Blanche, Al Dante, OVNI, United Dead Artists, Le Dernier Cri et j’en passe.

Puisqu’en payant la CSG et la TVA vous contribuez, au moins en partie, à ce que toute cette immense, inépuisable, florissante, fertile culture existe et qu’elle soit variée comme vous n’avez pas idée, j’aimerais bien qu’en 2017, anonymes mécènes, aimables producteurs sans visages, vous alliez voir ce qu’on en fait, de ce pognon. Parce qu’on en publie, des disques, des bouquins, des revues, des films, des bédés, assez pour remplir toutes vos maisons et pour tous les goûts ! On en organise, des expos et des performances, on en fait exister, des salles de concerts et des médiathèques alternatives, des festivals, on en fait tourner, des maisons d’édition underground, je vous jure ! Vous passeriez l’année entière à ne faire que ça, venir nous découvrir, que vous n’en débusqueriez pas la moitié !

Venez.

Une chronique de la rédaction d’AuvergneRhôneAlpes.info – Christophe Siébert

Le sport reste une des premières résolutions de la région Auvergne Rhône Alpes !

Le 03 janvier 2017, par Marie Cartigny

Le sport reste une des premières résolutions de la région Auvergne Rhône Alpes ! Nouveauté 2017 : cette année ce baromètre est disponible au national et également au régional de façon à pouvoir être encore plus précis et mieux connaître la région Auvergne Rhône Alpes. Pour l’année 2017 qui s’ouvre, la Fédération Française d’Éducation Physique et de Gymnastique Volontaire (FFEPGV) révèle ainsi que les Français tendent à se tourner vers des valeurs essentielles, articulées autour du développement personnel, du partage et du lien avec leurs amis et leur famille.

Le sport, toujours dans le trio de tête des priorités des Français en 2017 !

Pour l’année qui s’ouvre, l’activité sportive reste dans le peloton de tête des résolutions des Français, et arrive en 3ème place (30%). On remarque cependant des disparités en fonction du sexe et de l’âge. Plus on est jeune, et plus la résolution de faire du sport apparaît comme importante. C’est d’autant plus vrai si on est un homme. En région Auvergne Rhône-Alpes, le fait de passer plus de temps en famille ou entre amis est prioritaire (39%), arrivent ensuite le fait de se réserver de vrais moments de détente (36%) et le fait de faire du sport (27%).
En région Auvergne Rhône-Alpes, les différences entre hommes et femmes sont très notoires :

– La gent masculine investit plus que jamais le fait de faire du sport en 2017 (46%)

– Les femmes, elles, priorisent énormément le fait de se réserver de vrais moments de détente (50%)

Les Français seraient-ils en forme ?

Dans un contexte sociétal particulièrement pesant, l’état de forme physique et moral des Français, reste positif : 41% des personnes interrogées s’estiment en bonne forme et 32% en très bonne forme. Soit 73% des Français qui envisagent leur bonne forme physique et morale selon des curseurs optimistes.

En moyenne, les Français s’attribuent une note de 6,6/10 concernant leur état de forme physique et moral. Les habitants de la région Auvergne Rhône Alpes sont un peu en dessous de la moyenne nationale, ils s’attribuent en effet une note de 6,5/10.

· Les 15/24 ans, tous sexes confondus, sont plus que jamais en forme avec une note de 7,2/10 concernant leur état de forme physique et moral ;

· Les séniors ne sont pas en reste, les 60 ans et plus, tous sexes confondus, s’attribuent une note de 6,8 concernant leur état de forme physique et moral ;

· Pour les femmes entre 25 et 59 ans, le panorama est beaucoup plus contrasté : elles s’attribuent une note moyenne de 6,2.

Françoise Sauvageot, Présidente de la FFEPGV souligne « Le Baromètre Sport-Santé est l’occasion chaque année de conforter notre mission d’intérêt général construite sur une activité physique et sportive pour le plus grand nombre. Nous avons décidé cette année d’approfondir nos connaissances en réalisant 12 éclairages régionaux. Avec comme objectif principal de mieux comprendre les attentes locales pour proposer des activités adaptées aux besoins et aux modes de vie des habitants de ces régions. Un outil pertinent pour notre fédération qui permet ainsi à ses comités départementaux et régionaux, et ses plus de 6 000 clubs d’agir au plus proche des Français. »

RDV le 3 janvier avec 9h50 le matin Auvergne Rhône-Alpes !

Le 02 janvier 2017, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

La matinale de France 3  Auvergne Rhône-Alpes fait peau neuve : nouveau titre, nouveau décor, nouvel habillage. 9H50 le matin Auvergne Rhône-Alpes, un rendez-vous en direct, pour 52 minutes de bonne humeur ! Dès le 3 janvier, Alain Fauritte vous donne rendez-vous les lundis, mardis, jeudis et vendredis sur France 3 Auvergne Rhône-Alpes.

Chaque jour 9h50 le matin c’est de l’info, du service, des bons plans de l’actualité et surtout de la bonne humeur… sans oublier :

– les directs en extérieur avec Valérie Chasteland, Dolorès Mazzola et Jérôme Doumeng
– les invités d’Alain Fauritte en plateau
– les rendez-vous Vie Pratique et Découverte des chroniqueurs

Au programme pour démarrer 2017

Mardi 3 Janvier :

Comment retrouver légèreté et bonne humeur après les fêtes ?
La SCOP Ardelaine en Ardèche
Histoire du Maire d’Orcines dont l’habitude est d’offrir un bavoir brodé par sa femme aux nouveaux nés de sa commune
Découverte de l’association Inouïe distribution

Jeudi 5 Janvier :

Coup de projecteur sur la Miecyclette
L’expérience du sensationnel avec l’association RadCow
L’énergie solaire de NID énergie
À poil les chefs ! et son calendrier…
Qu’est-ce que le fly yoga ?

Vendredi 6 Janvier :

Rencontre avec François D’Haene
La fabrication des accordéons Cavagnolo
Le Mokiroule, une librairie ambulante jeunesse
Coup de projecteur sur la galette des rois
Reportage sur les « walkings desks » ou la nouveauté au travail

La grande famille des Côtes du Rhône s’agrandit

Le 16 décembre 2016, par Marie Cartigny

Trois nouvelles appellations rejoignent la grande famille des Côtes du Rhône : Côtes du Rhône Villages Sainte-Cécile, Côtes du Rhône Villages Suze-la-Rousse et Côtes du Rhône Villages Vaison la Romaine (anciennement Côtes du Rhône Villages sans noms géographiques). Les nouveaux venus accèdent ainsi au rang de Côtes du Rhône Villages avec noms géographiques dès la récolte 2016. Ils pourront commercialiser leurs nouvelles cuvées dès 2017, vinifiées en rouge uniquement.

AOC côtes du Rhône Villages Sainte-Cécile

L’appellation CDRV Sainte-Cécile compte trois caves coopératives et quinze caves particulières, toutes engagées dans une démarche de qualité, débutée il y a de nombreuses années. « C’est une grande victoire ! La démarche est engagée depuis 1997 ! » se félicite Marc Besnardeau (Domaine des Grands Bois), porte-parole de l’appellation CDRV Sainte-Cécile.

Comme pour les autres appellations du sud des Côtes du Rhône, l’appellation CDRV Sainte-Cécile est marquée par la prédominance du cépage Grenache (68% des superficies plantées), puis viennent la Syrah (14%), le Mourvèdre (8%), le Carignan et le Cinsault. L’appellation, située sur 5 communes, présente des terroirs variés : le nord de l’aire d’appellation se compose d’un sol argilo-limoneux, le sud, de galets roulés calcaires sur sol argilo-sableux.

« D’une robe vive et soutenue, aux nuances grenat et violine, les vins présentent des arômes de fruits rouges intenses. La bouche est structurée avec une attaque fraîche et fruitée, une finale aux notes d’épices et aux tanins soyeux. Ils accompagneront agréablement le petit gibier à plumes, les viandes grillées ainsi que toute la cuisine provençale » poursuit-il.

AOC Côtes du Rhône Villages Suze-la-Rousse

Déjà connue mondialement pour son Université des vins, l’appellation CDRV Suze-la-Rousse bénéficie du climat et du charme de la Drôme provençale, entourée de lavandes et de chênes truffiers. Les sols, très diversifiés peuvent être à la fois caillouteux, mêlant des galets roulés, ou argilo-calcaires où les cépages principaux Grenache (60%), Syrah (20%) et Carignan (12%) s’épanouissent pleinement.

Les deux caves coopératives et la vingtaine de caves particulières de l’appellation CDRV Suze-la-Rousse produisent des vins très colorés et aromatiques, qui accompagneront généreusement les plats méditerranéens, comme le tajine d’agneau.

Vincent Boyer (Domaine de la Bastide), porte-parole de l’appellation CDRV Suze-la-Rousse témoigne que  » chaque passage en catégorie supérieure demande beaucoup de temps, d’énergie et de courage, car il est nécessaire d’augmenter la qualité. Cela passe par un grand nombre d’exigences, un défi relevé ! « 

AOC Côtes du Rhône Villages Vaison-la-Romaine

Pour André Macabet, porte-parole de l’appellation CDRV Vaison la Romaine, « c’est la récompense de plusieurs années de montée en gamme, et la reconnaissance d’un travail d’équipe et d’un savoir-faire ! »

L’appellation se situe sur le massif géologique de Rasteau, Cairanne et Roaix, jusqu’aux portes de Valréas, entourée d’oliviers. Ainsi, toute l’appellation est cultivée en coteaux, (en moyenne entre 240m et 280m d’altitude), le sol argilo-calcaire est composé de grès et de cailloux essentiellement. « C’est la base argileuse du sol qui donne toute la fraicheur aux vins, la maturité y est plus lente, et cela décuple les arômes ! Les vins sont fins, élégants et fruités, ils se marient parfaitement avec les viandes grillées et subliment les fromages ! C’est le plaisir à l’état pur !» s’enthousiasme-t-il.

Les six caves coopératives et la douzaine de caves particulières revendiquent l’utilisation des cépages traditionnels des Côtes du Rhône méridionales : le Grenache (70%) et la Syrah (30%), très aromatique, qui révèle tout son potentiel dans ce secteur frais ; sans oublier le Mourvèdre.

2016 nuit gravement à la santé

Le 15 décembre 2016, par Christophe Siébert

Moi je suis fasciné, je le dis. Tout ce que la civilisation a produit. C’est impressionnant de richesse, et par contrecoup, la pauvreté de l’existence est impressionnante aussi. (…) Par pauvreté de l’existence, je veux dire le point auquel on s’emmerde. C’est extraordinaire, le point où on s’emmerde.

(Jean-Patrick Manchette, L’Affaire N’Gustro)

Il paraît qu’en fin d’année on fait des bilans. Pour ma part, j’aurais vu mourir un libraire et naître une maison d’édition, j’aurais enterré un manuscrit et j’en aurais mené un autre à terme. Une année équilibrée, en somme, sur le plan métaphysique. Et pour ce qui est du monde ? Là, par contre, je le trouve plutôt mitigé, le bilan. Ce que je retiendrai de 2016, et c’était vrai en partie lors des années précédentes mais ça a pris un tour nouveau, atteint un point critique, c’est cette immense obsession de la mort et du ricanement, et leur victoire qui me semble totale.

Un bon procédé, pour illustrer une idée, consiste à trouver un exemple résumant les choses, tenant lieu à la fois de métonymie et d’allégorie, et je crois que j’ai ce qu’il faut. Les nouveaux paquets neutres incarnent assez bien notre attitude et la manière contemporaine de voir le monde, dans ce pays. L’image qui me vient, quand je pense à la France, c’est un type assez âgé, dont toutes les dents sont pourries, et dont le principal loisir, le seul amusement, consiste à chercher dans le dedans de sa gueule, armé d’un cure-dents, les zones les plus abîmées, les plus douloureuses. Et puis, une fois qu’il les a trouvées, à les trifouiller le plus profond possible, le plus au cœur du nerf, jusqu’à avoir la main qui tremble, les larmes aux yeux, du sang plein la bouche – et à se réjouir de ça. Pour rien au monde il n’irait chez le dentiste, ce type un peu âgé, tant son masochisme est la seule chose qui lui reste, son dernier haillon. Pourquoi, comment sommes-nous devenus ainsi ? Je n’en sais rien. Mais c’est pourtant ce que nous sommes, ça j’en suis sûr, je vois cette attitude à l’œuvre chaque jour. Cette chose que nous appelons ironie, sarcasme, persiflage, ce comportement que nous croyons avoir hérité de Rabelais, de Molière, du professeur Choron, de Reiser, de Siné, mais qui n’en est que le fantôme, qui n’est que la joie méchante de rater. La rage, oui, celle-là même qui animait ceux que je viens de citer mais nous, nous en sommes au dernier stade : celui où les membres tremblent de manière incontrôlée, où l’écume mousse entre les lèvres, où l’animal, dans sa confusion grandissante, se sachant condamné, mord tout ce qui passe à sa portée, y compris lui-même.

LA ROUTE A ÉTÉ COURTE DE THÉLÈME À GROSLAND

Les paquets neutres, oui, comme un condensé de tout ça, comme un hiéroglyphe qui dit tout ce qu’il y a à savoir de notre pays et de nous qui l’habitons, à commencer par sa première contradiction : neutre, vraiment ? Qui serait assez naïf, ou assez dingo, pour croire qu’en ce monde, quelque chose qui a un rapport avec la communication ou avec le fric pourrait être neutre ?

« Le paquet neutre se définit par une absence de tout accessoire publicitaire rappelant l’univers de la marque : couleurs, images de marques, textes promotionnels.
« Tous les paquets de cigarette et de tabac à rouler seront d’une couleur standardisée, quelle que soit la marque.
« De nouveaux avertissements visuels et élargis à 65% du paquet (…) seront apposés, en haut du paquet.
« Le nom de la marque et du descriptif seront imprimés en caractères uniformisés et dans une couleur standardisée. »
(Source)

C’est plutôt cocasse, de qualifier de neutre un packaging qui a pour fonction de dissuader l’achat de l’objet qu’il emballe. En tout cas, au hasard des rues que j’ai foulées en France, en Belgique et en Suisse pendant la tournée Jeanne Van Calck, je suis tombé sur toutes sortes de paquets qui m’ont donné l’envie d’entamer une collection. Pour l’instant, mes deux préférés sont celui orné d’un pied complètement bouffé par la gangrène (il faut le voir pour le croire : imaginez qu’un des protagonistes de La nuit des morts vivants ait décidé de fumer trois ou quatre cartouches en moins de vingt-quatre heures), et celui que décore une photo de cendrier dont les cendres qu’il contient ont la forme d’un fœtus. Lecteurs, lectrices, si vous voulez me faire plaisir, envoyez-moi les vôtres !* (Vides, s’il vous plaît : je suis non-fumeur)

Glissons rapidement, pour en finir avec cet aparté qui n’est pas tout à fait le sujet de cette chronique, sur le fait que le tabac, si on met en balance les dépenses de santé publique, le manque à gagner dû aux morts qui se soustraient prématurément à l’impôt, l’argent que rapportent les taxes et les économies réalisées sur les retraites non-versées aux fumeurs décédés, est une source de revenus pour l’État. Un milliard à peu près, selon BFM, ce qui fait de l’État la seule entité (à ma connaissance) à militer contre l’exercice d’un commerce dont elle tire profit.

UN MONDE OÙ LA MORT RICANANTE A GAGNÉ

Moi, ces paquets neutres, les photographies gores ou simplement sordides qui les accompagnent, le marronnasse qui a été choisi, je les trouve révélateurs de notre déséquilibre. Quand j’observe mes contemporains, quand j’examine leurs actes, leurs discours, leur manière d’appréhender les tragédies de leur époque (ou le mouvement de l’Histoire, comme vous préférez), j’ai le sentiment d’avoir affaire à des gens qui face à la mort, à laquelle ils pensent en permanence, sont tiraillés entre le désir puissant et la peur extrême, et que ce tiraillement se traduit par un cynisme extraordinairement déprimé. La France était le pays de l’humour : elle est devenue celui du rire jaune. Et je ne m’exclue pas de la farandole névrosée, moi qui manifeste mon envie de collectionner ces paquets promettant la mort à ceux qui les achètent, moi qui compare l’argent que coûtent les fumeurs, l’argent qu’ils rapportent, et qui ricane en constatant combien la mort est un bon business.

Nous sommes des gens bizarres. Chaque fois que ça empire quelque chose en nous se réjouit, quelque chose jouit à chaque lézarde, à chaque menace que ça dégringole pour de bon sur nos crânes. Nous jouissons d’avoir le président le plus impopulaire du siècle. Nous jouissons de l’impuissance de l’État face au terrorisme, face à la crapulerie de la haute-finance, face à sa propre corruption, face à l’imbécillité de certains d’entre nous. Nous jouissons de notre propre impuissance, petits Nérons que nous sommes tous devenus, et qui pendant que brûle Rome, cherchent la meilleure punchline, celle qui sera le plus retwitée. De l’affreuse, de la terrible stupidité de certains d’entre nous, nous tirons un plaisir indicible, sale ; le paquet neutre, ce concentré d’ironie morbide, est un parfait résumé de ça. Un produit mortel, que nous consommons par plaisir, vendu très cher par des gens conscients de nous tuer, et que l’État autorise et empêche dans le même mouvement, cet État que nous voyons tout à la fois comme notre patron, notre employé, notre représentant et notre ennemi. Qui dit mieux ? Quel objet pourrait-on trouver pour incarner aussi bien nos contradictions, nos incohérences, le plaisir que nous éprouvons à aller mal et à en être lucides ?

LA VIE EST UNE FARCE MAIS JAMAIS UNE BLAGUE

Il paraît qu’en fin d’année, on prend des résolutions. Pour ma part, je vais tenter de résister un peu mieux, un peu plus, à l’ironie, à la malice, au persiflage, tous ces anticorps qui, naguère salutaires, sont devenus cancers à force qu’on les laisse prendre possession de tout. Je vais essayer de me souvenir, à chaque seconde si je peux, que la mort, la littérature, l’amour, sont des choses sérieuses, que la vie est souvent comique mais qu’elle n’est jamais, jamais, au second degré.

Et ma collection de paquets de cigarettes macabres, j’en ferai non pas un objet dérisoire, ni un outil de dérision, mais un memento mori, bordel de merde.

Joyeux Noël à tous.

*Christophe Siébert, 5 rue Sainte-Rose, 63000 Clermont-Ferrand. D’avance, merci. J’exposerai sans doute sur ma page Facebook les plus dégueulasses.

Une chronique de la rédaction d’AuvergneRhôneAlpes.info – Christophe Siébert

Réveillons de la Solidarité dans l’Allier

Le 14 décembre 2016, par Marie Cartigny

Quand la solitude des soirs de fête vient s’ajouter à l’isolement quotidien, cela devient insupportable. Or, 5 millions de personnes sont seules en France selon le rapport 2016 de la Fondation de France 1, soit 10% des Français. A ceux-là s’ajoutent les 22% de Français qui n’ont accès qu’à un seul réseau sociabilité et qui se trouvent dans une situation d’exclusion potentielle sans en avoir toujours conscience.

Un Noël digne de ce nom, c’est d’abord un Noël digne tout court

Le plus souvent, il s’agit de personnes précaires ou en grande difficulté. C’est pour elles que la Fondation de France a créé les Réveillons de la Solidarité : des fêtes solidaires et participatives qui leur permettent de partager un moment de convivialité à la fin de l’année.

Près de 200 réveillons solidaires partout en France

Parmi les actions soutenues par la Fondation de France pour lutter contre l’isolement, près de 200 Réveillons de la Solidarité sont organisés partout en France, dont 22 sur le territoire de la Fondation de France Centre-Est. Les Réveillons que nous finançons ont tous en commun :

– d’être organisés par des associations de quartier qui accompagnent tout au long de l’année des personnes seules et/ou en difficulté

– d’associer les personnes à l’organisation de la soirée, la préparation de la fête, des animations …

– d’être ouverts à d’autres publics : les voisins, les commerçants, les familles du quartier… pour favoriser les rencontres et les échanges entre des personnes qui peuvent se côtoyer au quotidien sans jamais se rencontrer. Au-delà de cette soirée, les réveillons créent ainsi des liens qui pourront s’inscrire dans la durée.

Un réveillon de la Solidarité organisé dans l’Allier …

Samedi 31 décembre
– Lurcy Levis (03) – Les Décidées sur leur 31, saison II
Implantée au sein d’un territoire rural très isolé, l’association Les Décidées a vocation à développer des projets participatifs et solidaires favorisant l’insertion sociale des femmes et des familles. Face au constat qu’un grand nombre d’habitants passaient leur nuit de la Saint Sylvestre seuls, sans famille, proches ou amis, des adhérents et bénévoles de l’association se mobilisent pour la deuxième année consécutive afin d’organiser un repas de fête le 31 décembre au soir. Au cœur de la démarche d’insertion et de valorisation des personnes en difficulté de l’association, ce projet collaboratif est source de fierté pour ses organisateurs, mais aussi de mixité sociale et culturelle.

…Et ailleurs en Rhône-Alpes

Vendredi 31 décembre – Belleville (69) – Rêve éveillons ensemble !
Pour lutter contre le sentiment d’isolement de ses résidents au moment des fêtes de fin d’année, la résidence sociale «
Foyer Les Remparts » organise un réveillon du nouvel an pour 130 participants au sein de la salle communale «Le Caveau».

Dimanche 1er décembre – Lyon (69) – Fêtons l’An 2017, de 17 à 97 ans !
Pour permettre aux personnes isolées de profiter des fêtes de fin d’année, les coordinatrices des actions de lien social (Pause Amitié et l’Accorderie) de la régie de quartiers EUREQUA LYON 8 organisent un repas de fête à la Mairie du 8 ème.

Dimanche 18 décembre – Lyon (69) –La soupe aux cailloux
En partenariat avec l’association Forum Réfugiés et le Centre de transit Charial, l’Espace 6 MJC organise un réveillon solidaire, fondé sur la volonté de favoriser la cohésion et lien social parmi les habitants du 6ème arrondissement de Lyon.

Nathalie K et son boudoir du style, un showroom girly au cœur de Lyon

Le coaching depuis plusieurs années a le vent en poupe, coaching sportif, coaching pour la cuisine, coaching pour maigrir… Tout est conçu autour du bien-être de la personne. Peut-être est-ce le miroir d’une société individualiste ? Pour autant le constat est là, même si le prix d’un coach est assez onéreux, la demande est présente et certaines personnes ont vu l’opportunité de se reconvertir professionnellement en véritable « coach ». C’est le cas de Nathalie Khatir, qui à 33 ans, est conseillère en style, conseillère en image et également maquilleuse dans le centre de Lyon. Après un cursus universitaire dans la communication d’entreprise, elle s’est donc spécialisée dans la communication de l’image de soi et de la personne.

Nathalie Khatir est une femme très féminine qui a le conseil juste dans la peau. Ses amies, l’ont compris et lui demandent de les conseiller au cours de journées shopping dans Lyon. Ainsi, Nathalie se forge un œil de sphinx et repère très vite, en fonction, de la physionomie ou de la morphologie d’une personne, ce qui va et ce qui ne va pas. « Je me suis toujours intéressée de très près à la mode, aux tendances, à la beauté aussi : toutes les astuces et les nouveautés », souligne-t-elle.

Quand PressNut News questionne Nathalie K sur sa profession et la différence qu’elle fait entre une conseillère en image et une blogueuse de mode, celle-ci répond du tac au tac qu’une blogueuse de mode n’est pas au contact des particuliers, elle véhicule une image. Elle, de son côté, a vraiment le contact avec les femmes de tout âge et il y a un échange autour de leurs besoins, de leurs objectifs, leurs complexes. « Il y a un coté  ‘psychologie’ dans ce travail », précise-t-elle.

Nathalie K n’a pas vraiment de modèle dans le milieu de la mode, elle s’inspire vraiment de tout ce qui se fait : « Je m’imprègne, je m’inspire de la mode de la rue parce que mes clientes ne se retrouvent pas forcément à travers une célébrité ». Ses clientes font l’objet d’une étude de style : ce sont plusieurs visuels qui constituent un ‘look book’. Et Nathalie est clairement pour le mélange des styles : « je leur dis que dans tous les cas, elles ne vont pas aller s’enfermer dans un style. Nous avons forcément plusieurs styles, à mon sens, qui nous correspondent et qui varient en fonction des jours. Il y a des jours où l’on a envie un style un peu plus sportswear par exemple, le lendemain nous avons envie d’un côté un peu plus glamour. Cela va dépendre également des événements, des occasions. Il n’y a pas de style type défini. C’est vraiment en fonction de chaque femme et l’on a différents styles. Le but pour moi est de mixer différents styles justement avec la touche au niveau des accessoires. »

Le  Shopping Privé des Lyonnaises, le nouveau rendez-vous Style et Beauté incontournable

Le shopping privé des Lyonnaises est un concept que Nathalie K a lancé à partir des retours de ses clientes sur les mauvais côtés du shopping : «  Pour elles, c’était devenu un calvaire. Dès qu’elles entraient dans une boutique, elles se sentaient perdues. Cela dépend aussi de l’enseigne, parce que forcément quand on va chez Zara, les vendeuses sont débordées et ne peuvent pas conseiller. Et du coup, il y avait un dégoût, elles ne prenaient plus de plaisir. Après quoi, cela devenait un cercle vicieux aussi. Pas de shopping signifiait rien à se mettre le matin et du coup mes clientes perdaient confiance en elle. Alors, je me suis dit : pourquoi ne ferai-je pas moi-même ma propre sélection auprès de différentes marques ? Je propose donc un événement privé dans lequel je suis là pour conseiller chaque personne, les aiguiller sur des idées de look. »

Ce shopping privé se passe en général tous les samedis après-midi, au boudoir du style, un showroom avec un côté très privé et intimiste. Nathalie K organise des événements pendant lesquels des séances de maquillage peuvent être faites. Le shopping privé est découpé en deux moments forts : la première partie sera axée sur l’essayage, le conseil. Nathalie K présente chaque pièce, ses clientes font leurs essayages et Nathalie K est là justement pour les conseiller. Ensuite, il y a une partie beauté pendant laquelle Nathalie K aborde, par exemple, la manière de bien maquiller ses lèvres, comment les mettre en valeur.

A l’approche des fêtes de fin d’année, PressNut News a forcément interrogé cette spécialiste de la mode sur les vêtements à porter. Cette dernière nous a conseillé des petites robes noires dans différentes morphologies évidemment avec un effet de pailleté, du sequin et nous a livré son secret pour égayer le noir : jouer énormément sur les accessoires (les escarpins, les bijoux, les foulards).

 

Photographie : la Mythologie Moderne d’Hiki Komori

Le 09 décembre 2016, par Thomas Fauveau

Graphiste autodidacte, passionné par des artistes tels que Dave McKean ou encore Joel-Peter Witkin, le « photographiste » Hiki Komori nous avait déjà gratifié en 2014 d’une magnifique série photos basée sur la technique de la double exposition. Il revient aujourd’hui avec son nouveau projet intitulé « La Mythologie Moderne ». Rencontre.

Pourquoi hiki komori ?

Bien avant que son travail artistique ne connaisse un certain retentissement, Kevin Lanteri, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est trouvé confronté à ce que l’on nomme pudiquement les « aléas de l’existence ». Il avait presque tout perdu : son job, sa femme, son appartement. « Je venais de changer de vie et de m’installer à Clermont-Ferrand. Je ne sortais plus du tout de chez moi et je m’étais coupé du monde extérieur. Certains japonais vivent de cette façon et son atteints d’un ‘mal ‘ que l’on nomme hikikomori. Ce phénomène est d’ailleurs en train de toucher la France. » Aujourd’hui Kevin Lanteri n’est plus un hikikomori puisque sa première série de photographie l’a fait sortir de son isolement, mais il a conservé ce nom d’artiste. Il n’est pas que « photographiste » puisqu’il officie parallèlement en tant que développeur informatique.

Premier succès

La technique de la double exposition existe depuis l’invention de la photographie. Il s’agit de prendre un cliché et de lui en superposer un second. Le numérique a profondément transformé cette technique et permet des résultats tout à fait exceptionnels : «  Je voulais pouvoir faire des photos partout et improviser ces doubles expositions rapidement. J’ai développé une application qui me le permettait sans toutefois m’apporter totale satisfaction. C’est alors que j’ai détourné pour mon usage une autre application un peu similaire qui venait de sortir sur l’Apps Store. L’intégralité de cette première série a été faite sur iPhone, au fil de mes rencontres et de mes voyages. » Et le succès a été au rendez-vous puisque Hiki Komori a eu droit à des articles dans les magazines Fubiz ou encore Better Photography. Entretenant d’abord le mystère autour de sa véritable identité, Kevin Lanteri s’est amusé de voir bruisser le petit milieu de la photographie qui attribuait ses clichés à un artiste Japonais ayant émigré en France ou encore à un Japonais installé en Italie dont le vrai nom serait Clermont-Ferrand. La confusion était totale, pour la plus grande satisfaction de l’auteur.

La mythologie moderne

Une exposition a ensuite été proposée à Kevin Lanteri à la Warehouses de New-York. Son responsable semblait intéressé par le thème de la mythologie moderne. Kevin Lanteri a dit banco ! Allons-y pour les nouveaux dieux : « Le responsable de la Warehouses voulait douze planches et en me mettant au travail j’ai souhaité y associer des textes afin de donner une nouvelle dimension à tout ça. J’ai associé des bribes de textes à mes photos et cela donne la série en cours de publication sur laquelle il reste cinq planches à produire. » Kevin Lanteri a utilisé cette fois-ci une technique de collage appelée « mix media ». « L’idée m’est venue de faire ces collages lors d’un voyage à Moscou où j’ai redécouvert les anciens de l’avant-garde Russe tels que Hannah Höch ou encore Alexander Rodchenko. J’ai ramené de ce voyage des sous-tasses représentant des cosmonautes avec des montages très futuristes pour l’époque. C’est pour cela que la première série des quatre éléments de ce nouveau travail comprend des cosmonautes qui représentent pour moi, grace à leur combinaison, la vie dans l’absence de vie. » Les bribes de la mythologie qui nous sont arrivées aujourd’hui l’ont été par les texte et non par l’image. C’est pour cette raison que l’artiste a souhaité rajouter du texte à ses photographies : « Une mythologie sans texte n’aurait pas eu de sens pour moi. J’ai utilisé la théogonie d’Hesiode en adaptant le format à la littérature existante. » Les 16 épisodes de cette mythologie moderne sont en cours de publication sur le site d’Hiki Komori et un livre, en cours de production, sera publié en 2017.

Grenoble : pourquoi ne pas essayer le menu vegan ?

Le 08 décembre 2016, par Thomas Fauveau

Vous vous demandez parfois ce qui se cache dans vos saucisses knackis, vos rillettes ou encore votre boudin noir purée ? Vous en avez assez des produits à base de cochon industriel infâme ? Votre esprit est torturé par les images épouvantables des bêtes agonisantes suspendues à la chaîne de l’abattoir, découpées parfois vivantes et conduites à la mort pour remplir nos rayons de supermarchés en boites de cassoulet, de choucroute ou de tripes insipides ? Dans ce cas, il est peut-être temps de vous tourner vers le menu vegan…

Imaginez un menu exempt de produits animaux

Initiative de l’association de défense des animaux L214, VegOresto référence les restaurants qui proposent chaque jour un menu vegan et lance régulièrement des défis aux chefs. « Imaginez un menu exempt de produits animaux et proposez-le l’espace d’un repas ! » Un challenge accepté par Nathalie Coranti du restaurant Le 292 à Grenoble. Elle proposera un menu complet 100% végétal, de l’amuse bouche au dessert. Le repas de découverte se déroulera ce samedi 10 décembre à 19h30. La soirée est ouverte à tous et à toutes, uniquement sur réservation via le site VegOresto.

une tendance de fond de végétalisation des menus

Alain Passard, Joël Robuchon, Alain Ducasse sont des figures de proue d’un virage dans la haute cuisine : une tendance de fond de végétalisation des menus, orientée vers l’innovation, la responsabilité et l’éthique.

« Aujourd’hui, de nombreux consommateurs diminuent leur consommation de produits animaux et de plus en plus de chefs se familiarisent avec la gastronomie végane. Les défis VegOresto sont des occasions pour les convives et les restaurateurs de tester cette cuisine innovante. Le contenu de nos assiettes de demain sera résolument végétal, commençons à le découvrir dès maintenant ! », se réjouit Bérénice Riaux, porte-parole de VegOresto.

Europe 1 s’installe à Lyon pour la Fête des Lumières

Le 06 décembre 2016, par Marie Cartigny

Europe 1, partenaire de la Fête des Lumières, qui se déroule du 8 au 10 décembre 2016, réalisera quatre émissions depuis Lyon, le vendredi 9 décembre de 9h00 à 18h00. Thomas Joubert, Franck Ferrand, Anne Roumanoff et Alessandra Sublet investiront, à cette occasion, la Capitale des Gaules.

Au programme de cette journée exceptionnelle :

· De 9h00 à 10h30, Thomas Joubert s’installera avec son équipe au Palais de la Mutualité pour proposer en public son Grand direct des médias. Il recevra EnjoyPhoenix, célèbre bloggeuse et Youtubeuse française aux deux millions d’abonnés.

· De 12h00 à 12h30, Anne Roumanoff et sa bande recevront Gérard Collomb, Sénateur-Maire de Lyon dans l’émission Ça a pique mais c’est bon.

· De 14h00 à 15h00, Franck Ferrand s’intéressera à la ville de Lyon à l’époque romaine et, plus particulièrement au développement du christianisme en son sein. Il consacrera son récit aux Martyres de Lyon et s’entretiendra à cette occasion avec l’historien François Richard. L’animateur d’Europe 1 se penchera également sur le patrimoine de la colline de Fourvière.

· Puis de 16h00 à 18h00, Alessandra Sublet, de retour sur ses terres lyonnaises, sera aux commandes de La cour des grands et accueillera à cette occasion la comédienne et humoriste Bérengère Krief également originaire de Lyon. Entourée de Jérémy Michalak, Jean-Louis Debré, Matthieu Noël, Valérie Bègue et Guy Carlier, la sémillante animatrice d’Europe 1 jouera avec l’actualité dans la joie et la bonne humeur.

Pour assister à ces émissions, inscription sur Europe1.fr :

http://clube1.europe1.fr/Europe1-a-la-fete-des-lumieres-de-lyon

Retrouvez ces émissions sur Europe 1.fr et sur Twitter avec les #LGDM #ACDH #CPMCB #LCDG et le #E1FDL