Budget de la Région Auvergne Rhône-Alpes : Debat fuit le débat !

Le 18 avril 2016, par Thomas Fauveau

Le jeu de mots est un peu facile, j’en conviens volontiers. Il n’en reste pas moins qu’il illustre bien le niveau auquel se situe le débat politique, particulièrement délétère dans notre région. Jeudi 14 avril 2016, une partie seulement des élus a voté le premier budget de la nouvelle mandature. Les élus du PS et du FN ont en effet décidé de boycotter la session.

Ambiance tendue lors de l’assemblée plénière qui s’est tenue au Conseil régional jeudi dernier. Jean-François Debat, le chef de file du parti socialiste, a décidé de se retirer de l’hémicycle, entrainant avec lui ses camarades. Dans un bel élan de solidarité, les élus du FN lui ont emboité le pas. Nous avons donc pu assister à un cortège d’élus FNPS quittant, ulcérés, l’assemblée. Gageons qu’ils n’en renonceront pas pour autant à leurs indemnités. Dans une conférence de presse improvisée, Jean-François Debat a déclaré : « Laurent Wauquiez ne se place pas au niveau des responsabilités qui lui ont été confiées et on ne veut pas participer à cette mascarade ». Ce à quoi le même Laurent Wauquiez a rétorqué : « vous préférez fuir le débat ».

Quelle est la raison de cet embrouillamini ? Il semble bien que ce soit l’attitude de Laurent Wauquiez qui pose problème, plutôt que le budget en lui même. Qualifié à la fois de « prince », de « populiste » et « d’autocrate », le président de Région en prend pour son grade. Juste avant le vote, Jean-François Debat a publié sur son blog un « bilan des 100 jours » de la mandature de Laurent Wauquiez, dans lequel il dénonce le clientélisme, le copinage et les effets de « com ». Rien de bien nouveau, en somme, si ce n’est ce que les politiques se reprochent habituellement les uns les autres à mesure qu’ils s’échangent les majorités. La Région, elle, continue sa « com » et annonce un beau budget, tout bien ficelé, tout bon, tout chaud.

Le poète a toujours raison

De leur côté, les élus du Rassemblement citoyen écologique et solidaire, ont sorti la sulfateuse. Dans un long communiqué de presse, ils dressent de Laurent Wauquiez le portrait d’un homme « brutal et dangereux ». Rien que ça ! Mais ils dénoncent surtout « des choix budgétaires destructeurs ». Si tout est discutable, comme toujours en politique, il semble bien que la décision d’allouer 4,7 millions d’argent public à Pierre & Vacances pour la construction d’un Center Parc leur reste en travers de la gorge. Et convenons que cela pose questions ! En quoi cette usine à touristes est-elle en adéquation avec la politique touristique affichée par Laurent Wauquiez ? La « pleine nature » sous une bulle climatisée, cherchez l’erreur !

Quel est le fond du problème ? Et bien, la vraie question, c’est sans doute celle de la faiblesse du pouvoir actuellement en place au niveau national. La faiblesse d’un gouvernement qui se retrouve obligé de négocier la Loi Travail avec des étudiants qui n’ont jamais travaillé. La faiblesse d’un gouvernement en train de danser le rigodon. Un pas en avant, deux en arrière ! Laurent Wauquiez cherche peut-être tout simplement à prendre la posture inverse, à se positionner en homme fort et providentiel. Il n’en reste pas moins que le système semble à bout. Le mouvement Nuit Debout est un signal fort. D’aucuns diront à Jean-Louis Murat de s’occuper de ses chansons, mais il a déclaré dans une récente interview : « La politique ne m’intéresse pas. Sauf pour en dire du mal. C’est le fumier de la démocratie. Les générations futures, si elles veulent s’en sortir, devront inventer autre chose. Le suffrage universel, ça ne marche plus. » Le poète aurait-il toujours raison ?

Le point sur la bourse au mérite qui vient d’être rétablie en Auvergne-Rhône-Alpes

Le 11 avril 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Lui-même titulaire d’un baccalauréat mention « Bien », Laurent Wauquiez n’aurait pas eu droit à la bourse qu’il a décidé de rétablir en faveur des élèves les plus méritants. En effet, celle-ci est destinée à tous les nouveaux bacheliers de la région obtenant la mention « Très Bien », sans condition de ressources.

Sous Charlemagne déjà, l’enseignement était en principe gratuit. Mais c’est au cours du XIXe siècle que l’on observe une évolution progressive vers la réelle gratuité. Auparavant, il revenait aux conseils municipaux de fixer le montant de la rétribution scolaire payée par les famille et de dresser la liste des familles qui en étaient exemptées. Les lois Jules Ferry votées en 1881-1882, instaurent l’école gratuite, l’instruction obligatoire et l’enseignement public laïque. Le secondaire restera toutefois payant jusqu’en 1933. Mais jamais il n’a été question de bourses au mérite pour les élèves. Seul le professorat secondaire et supérieur était presque gratuit grâce à ce type de bourses dans les années 1890.

C’est uniquement en 2009 qu’une bourse au mérite est mise en place pour les lycéens obtenant le bac avec la mention « très Bien ». Seulement 4 ans plus tard, et un changement de majorité survenu entre-temps, décision est prise par le ministère de l’Enseignement Supérieur de supprimer cette mesure. La mise en application a été effective à la rentrée 2014. Et ce malgré le tollé général du côté des étudiants et de la part de nombreuses associations. Le Gouvernement a avancé l’augmentation du nombre de mentions pour justifier cette suppression et expliqué vouloir privilégier les boursiers sur des critères sociaux. Face à la protestation, le Gouvernement a finalement reculé et rétabli cette bourse en 2015… mais divisée de moitié.

Le mérite, une valeur qui divise

Existerait-il un certain malaise entre la gauche et la valeur « mérite » ? Il semble bien que oui. Le mérite serait en définitive une « repoussante » idée de droite. Mais les choses ne sont pas si simples car la droite traditionaliste semble elle-même divisée sur le sujet. Le premier courant, qui privilégie l’excellence, assimile l’égalité des chances à la reconnaissance du mérite. Le président Pompidou, passé des classes d’un village du fin fond du Cantal à Normale Sup est un exemple typique de promotion sociale par l’instruction publique. Le second courant, technocratique, entend assurer la promotion scolaire du peuple à travers l’enseignement technique.

La nouvelle mesure prise par la Région va concerner tous les lycéens inscrits en formation initiale dans un établissement d’enseignement secondaire d’Auvergne Rhône-Alpes (centre de formation des apprentis, lycée public, ou privé sous contrat d’association avec l’État), dépendant du Ministère de l’Éducation Nationale ou du Ministère de l’Agriculture. Cette bourse au mérite régionale de 500 euros viendra se rajouter à la bourse nationale. Laurent Wauquiez, président du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, a déclaré que « face à une décision profondément injuste de la Ministre de l’Éducation nationale, il était très important de valoriser et récompenser les efforts accomplis par nos jeunes lycéens et de les accompagner dans les meilleures conditions dans leur parcours d’étude. » Cette mesure pourrait concerner jusqu’à 6 000 lycéens, ce qui représente donc une enveloppe globale de 3 millions d’euros.

Le mouvement « Nuit Debout » s’implante à Lyon

Le 05 avril 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Avis aux insomniaques révolutionnaires ! Après Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse c’est au tour de Lyon d’appeler à la mobilisation ce mardi 5 avril 2016 pour un rassemblement à partir de 18h00 sur la place Mazagran.

Le collectif « Nuit Debout », né à Paris dans le sillage de la contestation de la Loi El Khomri (ou ce qu’il en reste), semble vouloir essaimer dans tout l’hexagone. Composé de citoyens engagés, d’intermittents, de syndicalistes, d’étudiants et parfois même de lycéens, ce rassemblement informel souhaite prendre de l’ampleur au point de, pourquoi pas, venir s’inscrire dans la continuité de mouvements nés dans différents pays européens comme « Occupy » ou encore « les indignés de la Puerta del Sol » apparu en 2011 à Madrid.

Pour le moment les revendications sont floues. Elles dépassent en tout cas largement les oppositions à la loi travail pourtant à l’origine de la contestation. Chose intéressante, le revenu universel fait partie de ces revendications. Très à la mode en ce moment, le sujet fait largement débat au sein de l’Europe. Certains pays comme la Finlande l’on même déjà programmé pour novembre 2016, date à laquelle chaque citoyen recevra la somme de 800 € par mois. Les Pays-Bas vont le tester dans plusieurs villes et la Suisse se prononcera dans le courant de cette année.

Férinel, tous propriétaires à la montagne !

Parmi les autres revendications du collectif « Nuit Debout » figurent le droit au logement, la démocratie directe ou encore le plafonnement des hauts-revenus. Le mouvement s’appuie largement sur les idées du collectif « Convergence des Luttes », né de la dynamique du documentaire satirique « Merci Patron ! » réalisé par François Ruffin. Dans ce film, Bernard Arnault, ancien promoteur immobilier Férinel reconverti dans le luxe, se voit subtilement délesté de 40 000 € par un couple du nord au chômage. Là réside sans doute toute la symbolique des tensions sociales actuelles.

Quoi qu’il en soit, les réseaux sociaux s’agitent fortement. On ne compte plus les pages Facebook, Twitter, Tumblr et même les chaînes YouTube dédiées au mouvement. Dans notre région, Le compte Twitter @NuitDeboutLyon compte déjà 856 abonnés et tweet à tout va.

La Région fait de l’apprentissage sa priorité et maintient son soutien aux CFA, au plus près de leurs besoins

Le 02 avril 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Stéphanie Pernod-Beaudon, Vice-présidente à la Région Auvergne Rhône-Alpes, déléguée à la formation professionnelle et à l’apprentissage, s’est rendue depuis janvier à la rencontre de plusieurs centres de formations d’apprentis (CFA) sur le territoire, et souhaite réaffirmer le soutien de la Région à l’apprentissage, « voie royale » vers l’emploi. « Il est primordial que nous fassions d’Auvergne Rhône-Alpes une région leader en matière d’apprentissage » insiste-t-elle.

La Région Auvergne Rhône-Alpes entretient un dialogue fort et de qualité avec chaque CFA afin de connaître au plus précis les spécificités et la qualité pédagogiques, ainsi que la situation financière de chacun des établissements du territoire. La réforme de la taxe professionnelle de 2014 a eu pour effet d’augmenter les ressources autres que régionales de certains CFA. En 2015, les 60 CFA du territoire rhônalpin ont ainsi perçu plus de 10 M€ supplémentaires de taxe d’apprentissage et l’évolution de l’activité économique et de la masse salariale permet d’estimer une collecte de taxe d’apprentissage globalement aussi bonne en 2016.

Par cette connaissance pointue des établissements, de leur environnement et de leurs particularités, la Région Auvergne Rhône-Alpes est en mesure d’apporter à chaque CFA un soutien financier correspondant à ses besoins de fonctionnement et à la réalisation de ses projets. Cela permet également, dans un rôle de péréquation, de soutenir plus fortement les CFA qui attirent structurellement moins de taxe d’apprentissage que ceux qui en ont des recettes importantes.

Un fort investissement dans les CFA

Cette connaissance de la performance des CFA grâce à des indicateurs qualitatifs et quantitatifs permet à la Région de gérer de manière efficiente le soutien à l’apprentissage : elle renforce son attention concernant la qualité de la formation et le suivi des apprentis, et conditionne une partie des financements à l’atteinte des objectifs régionaux en la matière.

Les marges de manœuvre ainsi dégagées vont permettre à la Région Auvergne Rhône-Alpes d’accroitre son effort en faveur de l’investissement dans les CFA et pour le développement de l’apprentissage (préapprentissage, problématique du transport, hébergement et restauration des apprentis, promotion de l’apprentissage…)

« La Région Auvergne Rhône-Alpes s’appuie sur l’effet levier de la réforme de la taxe d’apprentissage : les CFA renforcent leur autonomie grâce à la perception de recettes autres que régionales et la Région renforce son action de péréquation entre les CFA et garantit son effort pour le développement de l’apprentissage sur des actions qualitatives et d’avenir. » résume Stéphanie Pernod-Beaudon. « Notre soutien à l’apprentissage reste indéfectible. »

Les vins d’Auvergne Rhône-Alpes présents sur les étapes du Tour de France 2016 dans notre Région

Le 02 avril 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Profitant de la présentation du Critérium du Dauphiné à l’Hôtel de Région ce jeudi 31 mars, Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, a organisé une rencontre entre Christian Prudhomme, le Directeur du Tour de France, et des représentants du Comité Vins Rhône-Alpes, afin de discuter des modalités de la présence de nos viticulteurs et de leurs produits sur le Tour de France.

A l’occasion de cette rencontre, née de l’incompréhension du partenariat conclu entre ASO et les vins chiliens, Laurent Wauquiez a appuyé la proposition avancée par le Comité Vins Rhône-Alpes, visant à mettre en avant, au départ de toutes les villes étapes, l’œnothèque Auvergne Rhône-Alpes représentant tous les vignobles de la région, sur la base d’un fil rouge « paysages et oenotourisme », avec une animation dégustation organisée par les vignerons locaux (interprofessions et/ou syndicats d’appellation).

Un élément patrimonial fort

Cela permettra de valoriser la grande richesse et la diversité de nos vins régionaux en insistant sur l’offre oenotouristique variée. Une proposition qui a aussi le mérite de rappeler qu’on peut communiquer intelligemment sur le vin, qui est un élément patrimonial fort, tout comme nos paysages qui sont l’âme de notre région, sans entraîner les gens dans la consommation excessive d’alcool. Une animation spécifique distincte sera en outre organisée par Inter Rhône sur l’étape de Bourg-Saint-Andéol qui promet d’être un temps fort de l’édition 2016 de la Grande Boucle.

Christian Prudhomme a réaffirmé les engagements pris au Salon de l’Agriculture devant les représentants de la filière viticole, à savoir d’offrir la possibilité, dans le respect de la législation française, de mettre en avant les vins français dans l’ensemble des espaces réceptifs du Tour de France.

Des échanges particulièrement intéressants et constructifs pour Laurent Wauquiez qui a fait part de sa satisfaction de « pouvoir profiter de l’exceptionnelle vitrine que constitue le Tour de France pour valoriser et sublimer nos vins d’Auvergne Rhône-Alpes, qui, tout comme la Grande Boucle, font l’âme et l’identité de notre région et de notre pays ».