Étudier à Clermont-Ferrand : les avantages selon Lola – L’Etudiant Educpros

Le 08 septembre 2017, par Editor Bot

L'Etudiant Educpros
Étudier à Clermont-Ferrand : les avantages selon Lola
L'Etudiant Educpros
Aux journées portes ouvertes de l'université de Clermont-Ferrand, Lola apprend qu'un étudiant en droit sur deux réussit sa première année. Elle se renseigne et constate que ce taux est bien supérieur à celui de la plupart des établissements qu'elle …
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Patrick Martin, patron du Medef Auvergne-Rhône-Alpes, en lice pour … – Lyon Mag

Le 31 août 2017, par Editor Bot

Lyon Mag
Patrick Martin, patron du Medef Auvergne-Rhône-Alpes, en lice pour …
Lyon Mag
Et si la mise à l'honneur de la région Auvergne-Rhône-Alpes à l'Universités d'été du Medef n'était pas qu'un hasard ? C'est que laisse penser une interview de Patrick Martin, président du syndicat des patrons dans la région, parue ce mardi dans L'Opinion.
La région Auvergne-Rhône-Alpes veut former 2 000 techniciens …DegroupNews
Auvergne Rhône Alpes investit 4 millions d'euros pour le handicapActiv Radio
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Qui est Loïc Graber, le nouvel adjoint à la culture de Lyon ? – LyonCapitale.fr

Le 20 juillet 2017, par Editor Bot

LyonCapitale.fr
Qui est Loïc Graber, le nouvel adjoint à la culture de Lyon ?
LyonCapitale.fr
Entre Myriam Picot, Jerome Maleski ou Emmanuel Hamelin, plusieurs noms avaient été évoqués pour succéder au poste du désormais maire, Georges Képénékian. Finalement, le public découvre Loïc Graber, 42 ans qui devient le nouvel adjoint à la culture …

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Lyon: Olivier Ginon, l’autodidacte aux 250 événements par an – L’Express

Le 18 juillet 2017, par Editor Bot

L'Express
Lyon: Olivier Ginon, l'autodidacte aux 250 événements par an
L'Express
Le frère ennemi de Jean-Jacques Aulas dans la capitale des Gaules a étendu son empire sur la France et l'international. Sa société, GL Events, pèse près d'un milliard d'euros. L'histoire est connue. En 1978, l'élève turbulent et fêtard à la scolarité …

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En Auvergne, Nan Aurousseau, l’ancien braqueur devenu auteur de … – La Montagne

Le 13 mars 2017, par Editor Bot

La Montagne
En Auvergne, Nan Aurousseau, l'ancien braqueur devenu auteur de …
La Montagne
La vie de Nan Aurousseau s'est écrite quelques années en prison. Sorti de la délinquance grâce à l'écriture, l'écrivain et cinéaste, passé de Paris à l'Allier, est auteur de polars. Il publie l'histoire d'un serial killer. La prison, c'est de la …
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Nathalie K et son boudoir du style, un showroom girly au cœur de Lyon

Le coaching depuis plusieurs années a le vent en poupe, coaching sportif, coaching pour la cuisine, coaching pour maigrir… Tout est conçu autour du bien-être de la personne. Peut-être est-ce le miroir d’une société individualiste ? Pour autant le constat est là, même si le prix d’un coach est assez onéreux, la demande est présente et certaines personnes ont vu l’opportunité de se reconvertir professionnellement en véritable « coach ». C’est le cas de Nathalie Khatir, qui à 33 ans, est conseillère en style, conseillère en image et également maquilleuse dans le centre de Lyon. Après un cursus universitaire dans la communication d’entreprise, elle s’est donc spécialisée dans la communication de l’image de soi et de la personne.

Nathalie Khatir est une femme très féminine qui a le conseil juste dans la peau. Ses amies, l’ont compris et lui demandent de les conseiller au cours de journées shopping dans Lyon. Ainsi, Nathalie se forge un œil de sphinx et repère très vite, en fonction, de la physionomie ou de la morphologie d’une personne, ce qui va et ce qui ne va pas. « Je me suis toujours intéressée de très près à la mode, aux tendances, à la beauté aussi : toutes les astuces et les nouveautés », souligne-t-elle.

Quand PressNut News questionne Nathalie K sur sa profession et la différence qu’elle fait entre une conseillère en image et une blogueuse de mode, celle-ci répond du tac au tac qu’une blogueuse de mode n’est pas au contact des particuliers, elle véhicule une image. Elle, de son côté, a vraiment le contact avec les femmes de tout âge et il y a un échange autour de leurs besoins, de leurs objectifs, leurs complexes. « Il y a un coté  ‘psychologie’ dans ce travail », précise-t-elle.

Nathalie K n’a pas vraiment de modèle dans le milieu de la mode, elle s’inspire vraiment de tout ce qui se fait : « Je m’imprègne, je m’inspire de la mode de la rue parce que mes clientes ne se retrouvent pas forcément à travers une célébrité ». Ses clientes font l’objet d’une étude de style : ce sont plusieurs visuels qui constituent un ‘look book’. Et Nathalie est clairement pour le mélange des styles : « je leur dis que dans tous les cas, elles ne vont pas aller s’enfermer dans un style. Nous avons forcément plusieurs styles, à mon sens, qui nous correspondent et qui varient en fonction des jours. Il y a des jours où l’on a envie un style un peu plus sportswear par exemple, le lendemain nous avons envie d’un côté un peu plus glamour. Cela va dépendre également des événements, des occasions. Il n’y a pas de style type défini. C’est vraiment en fonction de chaque femme et l’on a différents styles. Le but pour moi est de mixer différents styles justement avec la touche au niveau des accessoires. »

Le  Shopping Privé des Lyonnaises, le nouveau rendez-vous Style et Beauté incontournable

Le shopping privé des Lyonnaises est un concept que Nathalie K a lancé à partir des retours de ses clientes sur les mauvais côtés du shopping : «  Pour elles, c’était devenu un calvaire. Dès qu’elles entraient dans une boutique, elles se sentaient perdues. Cela dépend aussi de l’enseigne, parce que forcément quand on va chez Zara, les vendeuses sont débordées et ne peuvent pas conseiller. Et du coup, il y avait un dégoût, elles ne prenaient plus de plaisir. Après quoi, cela devenait un cercle vicieux aussi. Pas de shopping signifiait rien à se mettre le matin et du coup mes clientes perdaient confiance en elle. Alors, je me suis dit : pourquoi ne ferai-je pas moi-même ma propre sélection auprès de différentes marques ? Je propose donc un événement privé dans lequel je suis là pour conseiller chaque personne, les aiguiller sur des idées de look. »

Ce shopping privé se passe en général tous les samedis après-midi, au boudoir du style, un showroom avec un côté très privé et intimiste. Nathalie K organise des événements pendant lesquels des séances de maquillage peuvent être faites. Le shopping privé est découpé en deux moments forts : la première partie sera axée sur l’essayage, le conseil. Nathalie K présente chaque pièce, ses clientes font leurs essayages et Nathalie K est là justement pour les conseiller. Ensuite, il y a une partie beauté pendant laquelle Nathalie K aborde, par exemple, la manière de bien maquiller ses lèvres, comment les mettre en valeur.

A l’approche des fêtes de fin d’année, PressNut News a forcément interrogé cette spécialiste de la mode sur les vêtements à porter. Cette dernière nous a conseillé des petites robes noires dans différentes morphologies évidemment avec un effet de pailleté, du sequin et nous a livré son secret pour égayer le noir : jouer énormément sur les accessoires (les escarpins, les bijoux, les foulards).

 

Sébastien Bouillet : un artisan lyonnais lauréat national Stars & Métiers 2016

Le 18 novembre 2016, par Marie Cartigny

Sébastien Bouillet, artisan chocolatier-pâtissier à Lyon, est lauréat national du prix Stars & Métiers, organisé par les chambres de métiers et de l’artisanat et les Banques Populaires. Ce pâtissier fou de chocolat a repris l’entreprise familiale en 2002. A force d’innovations, il en a fait un fleuron de l’artisanat français connaissant un succès commercial et médiatique jusqu’au Japon ! Il recevra son prix le 13 décembre prochain à la Salle Gaveau, à Paris, lors d’une soirée « événement » qui célèbrera également le dixième anniversaire du prix.

Sébastien Bouillet, artisan à Lyon, champion national de la dynamique commerciale

C’est par son dynamisme commercial et sa capacité d’innovation que Sébastien Bouillet a retenu l’attention du jury Stars & Métiers.Quand il reprend l’entreprise familiale en 2002, il insuffle sa « patte » au sein de l’établissement : il renouvelle la gamme et multiplie les recettes originales – dont le fameux macaron Maca’Lyon au caramel beurre salé enrobé de chocolat -, se lance dans les grands travaux et fait de la maison-mère une boutique sensorielle, véritable hymne au chocolat et à la pâtisserie.

Porté par le succès commercial et médiatique, il ouvre une seconde vitrine dans le Carré d’or de Lyon et enchaîne avec « Chokola » : une boutique aménagée dans l’esprit d’un loft
new-yorkais, où il expose des rayonnages entiers de tablettes de chocolat exotiques (Pérou, Équateur…) à la manière d’une librairie. Alors qu’il vient à peine d’inaugurer sa dernière boutique aux Halles Paul Bocuse de Lyon, il mise sur l’ouverture d’un nouveau laboratoire de 1200m² dans l’Ain et de quatre nouvelles boutiques cette année, dont deux au Japon. L’irrésistible ascension de Sébastien Bouillet se poursuit !

De la Croix-Rousse au Japon, un chocolatier à l’ambition internationale

Tel un héros bien connu, Sébastien Bouillet est « né dans la marmite » de chocolat : il passe son enfance à jouer dans la pâtisserie de ses parents à Lyon, quartier de la Croix-
Rousse. A seize ans, il part faire son apprentissage à Val-d’Isère chez Patrick Chevallot : « J’ai découvert un univers très créatif, artistique, mais aussi le goût du travail bien fait ». Il passe ensuite trois ans à Aix-en-Provence chez Philippe Segond, devient responsable de pâtisserie au sein d’une maison-traiteur à Enghein-les-Bains, puis rencontre Gérard Mulot, dont il devient le second pendant deux ans avant de rentrer à Lyon.Dans les années qui suivent, son amour pour l’Asie se conjugue avec son ambition internationale: adoubé par le « Pays du Soleil-Levant », il y développe la marque Bouillet au travers de corners éphémères pour la Saint-Valentin et de boutiques dans les plus prestigieux centres commerciaux de Tokyo. Ses «rouges à lèvres», de petits bâtonnets chocolatés aux parfums de mûre, thé vert et piment d’Espelette, enchâssés dans des écrins d’argent, rencontrent un véritable succès.

Mais la vision du pâtissier-stratège ne s’arrête pas là : de retour en France, il ouvre une « gâteau-école» dédiée aux séminaires d’entreprise et inaugure une boutique nommée « Goûter », dont les gâteaux d’antan font le bonheur des Lyonnais.

Lyon : pourquoi ne pas tester la médecine chinoise ?

Le 21 octobre 2016, par Marie Cartigny

C’est auprès de Natacha Badrov que PressNut News a voulu se renseigner sur la médecine chinoise. D’abord parce qu’elle a fait ses études à Lyon en 2005 à la FLECT, la seule école de formation en médecine traditionnelle chinoise en France agréée par la World Federation of Acupuncture-Moxibustion Societies (W.F.A.S), organisme reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé. Et également parce qu’elle a une approche intéressante de la médecine chinoise. Remontons, avec vous, à l’origine de l’acupuncture , créée par des moines taoïstes méditant toute leur vie dans les montagnes, il y a des milliers d’années, grâce à cette thérapeute lyonnaise.

Praticienne en Acupuncture, Shiatsu et Chi Nei Tsang, l’approche de Natacha Badrov est la prise en charge globale de la personne : « Nous savons tous que nos problèmes de santé affectent le plus souvent notre psychisme et, de leurs côtés, nos émotions, nos sentiments et certaines de nos attitudes envers la vie génèrent à leur tour des maux physiques. Il s’agit de faire le lien entre le psychique et le physique et donc d’avoir une approche holistique. »

Cette approche holistique n’est pas sans rappeler les principes du Taoïsme auxquels a été formée Natacha Badrov par le moine Man Yan Hor, expert en méditation chinoise (Chi Kong : « Chemise de Fer », « Orbite Microcosmique », « Sourire Intérieur de l’Énergie Curative », « Tao Yin ») et précurseur d’un autre style d’acupuncture. Par ailleurs, c’est auprès de lui que la thérapeute en médecine chinoise a pu perfectionner sa formation en Chi Nei Tsang, qui signifie littéralement « travailler l’énergie des organes internes » ou « transformation de l’énergie des organes internes ». Le Chi Nei Tsang est une approche holistique du massage originaire de la vieille Chine Taoïste. Il consiste en un massage à la fois doux et profond du nombril et des organes du ventre. Il constitue un moyen puissant pour dissoudre les énergies négatives qui se sont accumulées au fil des années dans les différents organes du corps. Ces mauvaises énergies peuvent se manifester dans le corps sous forme de pathologies qui peuvent toucher le physique, le mental et l’émotionnel. De par son approche holistique, le Chi Nei Tsang va à la source des problèmes, y compris en apportant des réponses aux maladies psychosomatiques.

Natacha Badrov pratique ce soin thérapeutique en même temps que l’Acupuncture ou que le Shiatsu (ou « pression du doigt ») : deux branches de la médecine chinoise auxquelles elle a été formée dès 2005. Ainsi, explique t-elle son parcours : « J’ai commencé à mettre un pied dans la médecine chinoise à travers le Shiatsu. Je me suis formée en Shiatsu pendant 3 ans. Suite à cela, j’ai poursuivi pendant 5 ans des études en médecine chinoise, plus précisément en acupuncture. Le Shiatsu étant une technique issue de la médecine chinoise, se former en acupuncture était une continuité ainsi que la pratique du Tui Na, le massage thérapeutique chinois et la diététique chinoise. »

La complémentarité des différentes techniques issues de la médecine chinoise

Toujours avec le souci d’aborder la médecine dans une approche globale de la personne, Natacha Badrov associe tous ces « outils » ( Shiatsu, Acupuncture, Chi Nei Tsang, méditation…) afin de permettre aux patients de retrouver un bien être physique et psychologique, une meilleure santé, une meilleure connaissance de soi ou tout simplement un mieux-être.

Quand nous regardons un peu de près les méthodes et les bienfaits de chaque soin, nous pouvons retrouver, nous béotiens, beaucoup de choses qui se ressemblent. « Par exemple, explique la thérapeute, dans ma pratique, dans une même séance, je peux utiliser plusieurs soins. Je peux utiliser des ventouses, je peux utiliser quelques techniques manuelles et terminer par de l’Acupuncture. Une séance peut durer entre 45 minutes et une heure et demie. Il y a toujours une phase de discussion pour essayer de comprendre la personne, son histoire, sans faire de psychologie. En Chi Nei Tsang, poursuit Natacha Badrov, une sorte de puissance dans les mains peut être beaucoup plus efficace que les aiguilles d’acupuncteurs. Il y a vraiment un contact direct entre la main qui va soigner et le sujet. Cela peut être le cas en Shiatsu et en Tui Na car le contact est permanent, il n’y a donc plus d’intermédiaire entre le thérapeute et le patient. L’énergie peut passer directement du thérapeute à la personne. Le thérapeute étant lui-même dans une posture d’alignement, conscient de l’énergie du ciel et de la terre, il travaille directement avec ces énergies et il les transmet directement à son patient. Cette technique peut être, par exemple, beaucoup plus rapide et beaucoup plus efficace qu’une séance d’acupuncture. »

Le choix des techniques qui vont être utilisées pour une personne n’est pas mathématique, il est de l’ordre du ressenti. Les trois techniques vont apporter un bonheur physique, psychologique et émotionnel. Pour conclure, Natacha Badrov fait sien ce vieil adage : « Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement.»

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Bruce tout puissant sur la scène auvergnate

Après un passage à Avignon puis à Lyon, Bruce Fauveau joue son spectacle « Bruce Tout-(im)puissant ! » à La Baie des Singes de Cournon-d’Auvergne ce 21 mai 2016. Rencontre avec un artiste qui mise tout sur la gestuelle pour capter son public.

PressNut : Bruce, tu t’es intéressé au théâtre bien avant de faire une école ?

Bruce Fauveau : Oui, à l’époque, je faisais plus du théâtre conventionnel et je m’apercevais que ce n’était pas tout à fait mon truc, notamment le registre dramatique. Il n’y a que plus tard que j’ai compris que ce qui m’intéresse c’est l’humour et plus spécifiquement le solo.

PressNut : Tu es rentré à l’école Jacques Lecoq. Quelle est sa particularité ?

Bruce Fauveau : On y apprend la gestuelle, ce n’est pas trop basé sur la technique. On y apprend à exprimer des choses avec autre chose que la parole.

PressNut : C’est pour ça que tu as choisi cette école ?

Bruce Fauveau : Oui, durant deux ans on ne travaille sur aucun texte. Il n’y a pas de metteur en scène. C’est le corps qui parle. On travaille avec des masques, ce sont des formes qui changent du théâtre classique. En plus, c’est une école internationale et comme j’ai eu une enfance loin de France, cela m’intéressait de retrouver cet aspect là et de pouvoir avoir des contacts un peu partout dans le monde.

PressNut : Tu savais que tu voulais t’orienter vers l’humour ?

Bruce Fauveau : J’avais déjà suivi des cours de one man show, d’écriture, d’interprétation et d’improvisation. Je me suis aperçu que c’était une piste pour moi. Même si je n’avais pas encore compris que c’est avec le corps que je veux bosser. C’est l’école Lecoq qui a permis de faire le lien entre tout ça.

Des débuts au Québec

PressNut : Quelles ont été tes débuts ?

Bruce Fauveau : Avec mon metteur en scène, rencontré à l’école, nous avons créé un premier spectacle en 2011 et décidé de le jouer au Québec. Les Québecois sont très ouverts à l’humour. Ça a bien fonctionné, je jouais dans un théâtre local et j’ai eu quelques passages télé. Et puis mon visa a expiré. Ce n’est pas simple d’émigrer là-bas en tant qu’artiste. Étant bilingue, j’ai pu jouer aussi mon spectacle au Canada anglophone et après en Angleterre.

PressNut : Tu es revenu en France depuis moins de deux ans donc ?

Bruce Fauveau : Oui, j’ai repris mon spectacle et je viens de démarrer en janvier 2015. J’ai passé quelque temps à Avignon et j’ai rencontré des Lyonnais qui m’ont fait venir à un festival. Dans la foulée j’ai joué à l’Espace Gerson. Un passage télé m’a permis d’obtenir une salle en Auvergne. Voilà, ça se passe pas mal. Je suis un peu le seul dans mon créneau.

PressNut : Est-ce que justement tu t’es inspiré d’anciens humoristes qui ont beaucoup basé leur travail sur le corporel ?

Bruce Fauveau : Michel Courtemanche était vraiment très fort dans ce domaine. Et Jim Carrey, avant de faire du cinéma est aussi une source d’inspiration. Gad Elmaleh dans ses premiers spectacles a été salué pour ses performances de mime. Ce sont des gens que j’admire, bien sûr.

PressNut : Quelle est la réception de ton public à ton spectacle ?

Bruce Fauveau : Ça marche plutôt bien. J’essaie d’offrir quelque chose de différent avec un peu de stand-up et puis j’incarne des objets, des animaux… A chaque début de sketch le public peut s’attendre à tout… Le spectacle en lui-même évolue au fur et à mesure, parfois au gré de l’actualité. Je reste aussi ouvert à tout ce qui peut se passer dans le public. Si un spectacle n’évolue pas, il se renferme un peu sur lui-même…

PressNut : Aujourd’hui tu vas jouer en Auvergne, quelle image as-tu du bougnat, de l’auvergnat moderne si tu devais le caricaturer gentiment ?

Bruce Fauveau : Écoutes, j’entends tellement de belles choses sur cet endroit que je vais  prendre un jour après le spectacle pour aller marcher dans la région. Quant à l’Auvergnat, pour moi, il restera avant tout celui de la chanson de Brassens. Je le sens chaleureux, prêt à découvrir quelque chose de nouveau et à rire…

Bruce Tout-(im)puissant ! par Bruce Fauveau
La Baie des Singes – 21 mai 2016 – 20h35
6 avenue de la République
63800 Cournon d’Auvergne

L’homme qui murmure à l’oreille du cheval d’Auvergne

Le 11 mai 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Laurent Pradier est passionné de chevaux depuis toujours. Lorsqu’il fait l’acquisition du domaine de Moidas sur la commune d’Orbeil, près d’Issoire, une question se pose tout naturellement : comment entretenir les 200 hectares pentus et escarpés autour de la base de loisirs en plein air Crapa’Hutte qu’il gère conjointement avec son activité d’éleveur de chevaux depuis 20 maintenant ? La réponse est dans la question : il s’intéresse aux chevaux de pays et contacte trois éleveurs. Une association de sauvegarde et de relance est créée. Laurent Pradier devient, après un laborieux et trépidant travail de rassemblement des bêtes et de documentation sur celles-ci, le président de l’association nationale du cheval d’ Auvergne. Gros plan sur le sauvetage de cette espèce.

La quasi disparition du cheval d’Auvergne est intimement liée à l’histoire militaire de notre pays : l’armée au 19ème siècle est devenue une armée d’occupation, une armée coloniale avec l’Afrique du Nord. Ce dont l’armée avait besoin, ce n’était plus d’une cavalerie mais d’occuper un territoire en assurant la logistique. Or, la logistique se fait avec des mulets et non pas avec des chevaux : le mulet a donc remplacé le cheval. Les seuls à avoir gardé quelques étalons sont les haras nationaux qui avaient pour politique de faire ou du lourd ou du léger : « Par exemple dans la plaine du Forez, on s’est mis à faire du Trotter, on a allégé le cheval de pays. Dans le Massif Central, la tendance a été à l’alourdir. Au 20ème siècle , il y a eu la mécanisation de l’agriculture et le seul débouché pour les chevaux, c’était la viande. En 4 générations, nous sommes passés de ce petit cheval qui faisait 500 kg à un cheval qui faisait 800 kg à 1 tonne. », explique Laurent Pradier.

Tout le travail de l’éleveur et de son association a été de se battre, depuis 1996, pour préserver le « Bidet osseux » comme l’écrivait Alexandre Dumas dans ses Trois Mousquetaires. « Ce cheval a été sélectionné pendant des siècles pour être un cheval de travail. Contrairement aux chevaux de compétition, c’est un animal qui s’inscrit dans la durée. Il est petit et trapu, comme tous les chevaux dans les territoires d’altitude. Il est résistant, rustique, il se nourrit de peu et passe l’hiver en montagne avec son double poil, comme à l’état sauvage. Le cheval d’Auvergne est typiquement ce que l’on appelle un cheval de montagne : robe sombre, du crin, double poil, des sabots noirs parce que la corne noire est plus solide que la corne blanche, pas très grand, environ 1m50… »

Reconnaissance de la race du cheval d’Auvergne

Pour relancer la race, Laurent Pradier a commencé avec seulement 32 bêtes. C’était en 1996 et ces quelques têtes étaient tout ce qui restait du cheval d’Auvergne. L’avantage, qui fut aussi un inconvénient, a été que le berceau de race est immense. La distance entre les départements a quelque peu freiné le regroupement. Mais la nature fait bien les choses : tous les gênes de rusticité sont des gênes dominants. A partir des années 1950, les juments ayant été croisées avec des chevaux plus lourds, donnaient de temps en temps naissance à un poulain plutôt de souche Auvergne. Pendant 10 ans, tout le travail de l’association a été de réunir ces chevaux et de « réabsorber » tous ces gênes et de refaire des croisements. Jusqu’à retrouver la race d’origine. Quinze ans après avoir démarré ce sauvetage, et grâce au soutien de la Région, l’association est arrivée à obtenir plusieurs centaines de chevaux. Aujourd’hui, l’association possède 500 animaux et avec les naissances de cette année, elle va approcher les 600 têtes.

En 2010, Laurent Pradier a réussi à faire reconnaître la race du cheval d’Auvergne : « L’association a signé une convention avec les haras nationaux , l’IFCE, et à partir de 2010 nous avons entamé un processus de reconnaissance. C’est en 2013 que la race a été reconnue, sur la foi d’écrits très anciens, tels que les descriptions d’Antoine de Pluvinel, véritable précurseur de l’école d’équitation française au XVIème siècle, et de tableaux d’époque. A présent, les éleveurs ont une petite aide financière pour la garde des étalons et pour les saillies. La gestion des lignées et des reproducteurs est assurée par l’IFCE. Tout est informatisé. L’association a des pleins papiers, c’est-à-dire qu’elle est sûre de la traçabilité des chevaux. »

Suivant l’âge, suivant le travail, un poulain d’Auvergne coûte entre 800 et 1 000€ . Il est possible d’atteindre les 3 000€ pour un cheval bien dressé d’environ 4 ans. L’association participe à des salons et à des concours. Il y a plusieurs types de concours : pour les éleveurs, ce sont des concours de modèles et d’allures, l’intérêt étant de sélectionner les reproducteurs. Ensuite, il y a les concours d’utilisation afin de mettre en valeur le cheval. Enfin, il y a les concours labellisation loisir : quasiment toute la cavalerie du Domaine de Moidas est labellisée loisir. Le cheval d’Auvergne a un caractère qui se prête particulièrement bien à cette activité : il est petit, trapu et n’a peur de rien. Et puis, l’association occupe des salons pour la promotion de la race : le salon de l’agriculture à Paris, le sommet de l’élevage à Cournon d’Auvergne, le salon du cheval à Lyon, Equita’Lyon. La race du cheval d’Auvergne est très dynamique. A tel point que des réflexions sont en cours pour la développer au delà des « frontières » de l’Auvergne. Et notamment en Rhône-Alpes qui ne possède pas de race de cheval typiquement régionale, ni de réelle vitalité d’un point de vue de l’élevage.