La Martinique à l’honneur à Lyon le vendredi 9 décembre 2016

Le 08 décembre 2016, par Marie Cartigny

Le Train des Outre-Mer est une exposition qui sillonne déjà la France à travers 12 villes-étapes pour aller à la rencontre du grand public. Ce Train sera ouvert gratuitement au public vendredi 9 décembre en gare de Lyon Perrache de 10H30 à 18H30, voie A.

Les territoires d’Outre-Mer sont un exemple du vivre ensemble pour l’humanité et pour l’hexagone lui-même. Il est devenu primordial de changer les regards en éduquant autrement aux outremers par la mise en place d’un véritable dialogue des territoires en vue de donner de nouvelles perspectives d’avenir à toute une population.

Ce train est une exposition pour valoriser les territoires d’Outre-Mer et partager leur culture, leur histoire, leurs richesses et leurs patrimoines.

La visite du Train Expo donnera l’occasion à chacun de découvrir l’histoire commune de ces territoires puis, par océan, les visiteurs pourront voyager sur les espaces des territoires : Tahiti et ses Îles – Wallis et Futuna – la Nouvelle Calédonie – la Réunion – Mayotte – les Terres Australes et Antarctiques Françaises – la Guadeloupe (Cap excellence) – la Martinique – la Guyane et sur les espaces de leurs partenaires : AirTahitiNui – Air Austral – Ponant – Banane de Guadeloupe et Martinique – Philibon – le CNES, SUEZ, Top Outre-Mer et Espace outremer.

L’Outre-mer est une fierté française dont on ne saurait ignorer les spécificités locales au 21ème siècle

La France d’Outre-mer ce sont des territoires de la République française situés en dehors du continent européen. Aujourd’hui, on parle de DROM-COM : Département Région d’Outre-mer et Collectivité d’Outremer.

En 2016, les territoires d’Outre-mer représentent une population de 2,7 millions d’habitants. Depuis plusieurs générations des familles entières s’envolent pour l’hexagone
laissant une partie d’eux même sur la terre de leurs ancêtres. De ces mouvements de population naissent de nombreux échanges entre tous les originaires d’outremer : les ultramarins.

Afin de mieux connaître les Outre-mer, ce Train Expo explique ce que cela représente à travers des repères historiques et géographiques. Ces territoires partagent depuis de nombreuses années une histoire commune avec la France hexagonale, ils partagent également des héritages culturels qui leur proviennent des quatre coins de la planète. Les dimensions culturelles et environnementales de ces territoires constituent à notre époque une richesse à préserver et à transmettre aux générations futures.

Lyon: Raccourcie et ultra sécurisée, la Fête des lumières sera-t-elle moins attractive?

Le 05 décembre 2016, par Editor Bot

Si vous allez vous balader en Presqu’ile à la nuit tombée les soirs de la Fête des lumières, il est fort probable que vous deviez jouer des coudes, comme d’habitude, pour accéder aux illuminations phares. Mais cette édition, programmée du 8 au 10 décembre inclus, devrait toutefois être marquée par une baisse prévisible de la fréquentation touristique par rapport à 2014, dernière année de référence.

Mort de Fidel Castro : « L’histoire de cet homme n’est pas encore écrite »

Le 01 décembre 2016, par Thomas Fauveau

Les obsèques de Fidel Castro ont eu lieu le 29 novembre 2016 à La Havane. Un homme adulé par certains autant que détesté. La rédaction d’AuvergneRhôneAlpes.info a souhaité mieux connaître ce personnage majeur. Nous sommes allés à la rencontre de Guy Azaïs, ancien diplomate aujourd’hui à la retraite en Auvergne. Guy Azaïs qui a été premier secrétaire de l’ambassade de France à Cuba, ambassadeur de France au Bénin, en Colombie et en Angola est un témoin privilégié de l’épopée Castriste. Entretien.

La rédaction : Vous avez été premier secrétaire à l’Ambassade France à Cuba, c’est bien cela ?

Guy Azaïs : J’ai été nommé en 1976 à la Havane comme numéro 2 de l’ambassade de France. J’ai très vite senti que le régime cubain était au fond la traduction, la pointe extrême d’un long conflit entre la latinité et le monde anglo-saxon. A mon arrivée, Cuba était au pinacle de son influence dans le monde et à l’époque le téléscripteur du Quai d’Orsay envoyait presque tous les jours des informations sur le régime de Fidel Castro. L’ambassade était particulière car nous n’avions pas de contacts avec le monde politique de Cuba. Nous suivions ce qu’ils faisaient en Afrique, ce qui était le principal centre de nos intérêts. Mais le contact avec les cubains était difficile. J’ai rencontré plusieurs fois Carlos Rafael Rodriguez qui était le directeur des relations internationales au Comité Central et c’était un événement, quelque chose de considérable.

La rédaction : Ce sont les soviétiques qui ont financé la Révolution cubaine ?

Guy Azaïs : Non. C’est au Mexique que Fidel Castro a rencontré Che guevara et c’est dans ce pays qu’a fomenté la révolution cubaine, avec l’aide et le financement des américains. La CIA qui en avait assez du régime corrompu de Battista a financé la révolution de Fidel Castro. Donc, tout naturellement, le premier voyage que Castro a fait après sa prise du pouvoir était aux Etats-Unis. Il a rencontré non pas Eisenhower mais Nixon qui a très peu apprécié le programme collectiviste de Fidel Castro. Les relations se sont envenimées entre Cuba et les États-Unis. Khrouchtchev a profité de la situation pour placer ses pions à moins de 20 minutes d’avion des côtes américaines. Cependant, les relations entre Cuba et l’URSS n’ont pas toujours été au beau fixe. Cuba a aussi frayé avec la Chine et de nombreux pays du tiers-monde. Fidel Castro s’est éloigné un moment de l’URSS avant de prêter à nouveau allégeance aux soviétiques en 1968 lors d’un grand discours à La Havane approuvant l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie.

La rédaction : En quoi consistait votre mission lorsque vous étiez en poste à Cuba ?

Guy Azaïs : Notre mission à La Havane consistait à observer la révolution cubaine. c’était un régime extrêmement policier avec des comités de défense de la révolution qui noyautaient la population. Une population sanctionnée en cas d’écarts par la suppression des tickets de rationnement . Ces tickets de rationnement sont d’ailleurs encore en vigueur aujourd’hui. Notre attention portait principalement sur ce que faisait le régime cubain en Afrique, car nous y avions des intérêts.

Nous étions dans la Jeep de Fidel. Il était très charmeur

La rédaction : vous avez rencontré Fidel Castro ?

Guy Azaïs : J’ai rencontré Fidel Castro, mais plutôt de façon anecdotique car j’ai accompagné Dominique Baudis, alors journaliste de FR3, à une invitation à suivre Fidel dans les provinces. Nous étions dans la Jeep de Fidel. Il était très charmeur. Avec sa barbe, il avait dans sa personnalité quelque chose presque de biblique. Il émanait de lui quelque chose de tout à fait exceptionnel. Fidel Castro était un romantique exalté et un homme d’une présence charismatique considérable.

La rédaction : Pourquoi a-t-il cherché à exporter la révolution cubaine en Angola plutôt qu’en Amérique Latine ?

Guy Azaïs : En fait cela a démarré par le Congo Belge où s’est rendu Che Guevara dans les années 1960.

La rédaction : Che Guevara était envoyé par Fidel Castro ?

Guy Azaïs : Il est compliqué d’évaluer leurs rapports. Ils étaient très jaloux l’un de l’autre. Quoi qu’il en soit, Che Guevara a échoué au Congo Belge. Du reste, je suis persuadé que Fidel Castro s’est débarrassé de Guevara. Lorsque Che Guevara a été envoyé en Amérique Latine pour faire la révolution en Bolivie, il a été découvert comme par hasard par la police bolivienne et nous avons toujours pensé que Fidel Castro, par l’intermédiaire du PC bolivien, l’avait livré aux autorités. De même que nombre de proches de Fidel Castro ont disparu dans des conditions troubles : Huber Matos, Osmany Cienfuegos…

La rédaction : Que s’est il passé en Angola ?

Guy Azaïs : Après la révolution des œillets au Portugal, Castro a compris qu’il aurait une carte à jouer. Les colonies portugaises en Afrique était le Mozambique, la Guinée-Bissau et l’Angola qui intéressait profondément Cuba. C’est un pays riche, peu peuplé et avec une position géostratégique intéressante. Cuba a soutenu le MPLA, le mouvement marxiste. En provoquant une indépendance de l’Angola, ce pays a été pris dans un cycle de guerre civile. Les cubains sont intervenus avec le soutien des soviétiques. 40 000 cubains sont allés se battre en Angola. Une fois la victoire acquise, Fidel Castro a rapatrié ses hommes.

La rédaction : Et en Amérique Latine, Fidel a t-il tenté d’exporter sa révolution ?

Guy Azaïs : La Bolivie lui paraissait être un pays clé, mais il a échoué. En revanche, il a partiellement réussi en Colombie. Les FARC qui sont une émanation de la révolution Cubaine ont failli mettre à genoux la Colombie.

La rédaction : Selon vous quel est le bilan de l’ère Fidel Castro ? Il a été adulé par certains, décrié par d’autres qui l’accusaient de vivre comme un nabab. Quel est le sentiment qui prédomine chez vous qui avez connu ce personnage majeur ?

Guy Azaïs : C’était un homme né dans un pays trop petit pour lui. Il a rêvé d’être une sorte de Bolivar, libérateur de toute l’Amérique Latine, comme Bolivar l’avait été au XIXe siècle. Mais il a mal mesuré que les américains ne pouvaient tolérer de le voir essayer de manœuvrer dans ce qu’ils considèrent être comme leur chasse gardée. L’homme était impressionnant, entouré d’un mystère épais, nous ne savions jamais vraiment où il était. C’est un homme peu recommandable au regard de nos canons mais il a profondément marqué l’histoire récente et il a réussi à sortir son pays de l’orbite américaine. Le contraste saisissant lors de l’annonce de la mort de Fidel Castro fut la joie des exilés du côté de la Floride et la tristesse organisée du côté de la Havane. Bien sûr Fidel Castro a redonné la fierté à son pays, même s’il l’a mené à la baguette. Ses réalisations dans le domaine de la santé, de l’éducation sont incontestables, ça a été fait au prix d’une tyrannie épouvantable, d’exécutions d’opposants politiques. Il est très difficile de juger un homme de cette ampleur. L’histoire de Fidel Castro n’est pas encore écrite…

La ville de Sauxillanges en plein remue-méninges

Le 15 novembre 2016, par Marie Cartigny

Depuis mai 2016, quatre architectes ont transformé l’ancien garage Renault du bourg de Sauxillanges en QG (La Mécanique du Bourg) pour tenter de résoudre, au plus près des habitants, avec leurs propres « caisses à outils », les problématiques liées au bâti, à l’espace public, à la vie sociale et culturelle. Émeline Romanat, architecte-médiatrice au sein de L’association, bureau d’étude associatif, créé il y a un peu plus d’un an à l’occasion de l’appel d’offre sur le bourg d’Ambert, a répondu aux questions de PressNut News.

Vous êtes en résidence depuis mai 2016 à Sauxillanges, quel a été votre premier sentiment sur la ville et ses habitants ?

Très positif. Nous avons été très bien accueilli à la fois par l’équipe municipale en place et les premiers habitants que nous avons rencontrés. Nous avons senti que la ville regorge de « personnes ressources » et qu’il y a plein de projets soit en sommeil, soit en cours. Des projets qui sont assez prometteurs comme le Jardin pédagogique qui vient de démarrer mais aussi il y a tout un groupe de militants autour de l’AMAP et de la Doume, la monnaie locale. C’est un groupe très actif que nous avons rencontré assez rapidement. L’AMAP, ce sont des paniers de produits locaux qui sont distribués une fois toutes les deux semaines au dortoir des moines. Les AMAP sont des ensembles de producteurs qui viennent faire de la vente directe locale.

Votre atout au sein de l’Association est de fédérer des énergies, quelles sont vos actions pour ce faire ?

Nous avons tout un tas d’actions. Déjà le fait d’être en résidence. Pour nous, c’est un peu l’outil central, c’est-à-dire qu’une semaine par mois, nous occupons les lieux. Nous sommes en immersion ce qui nous permet de rencontrer des gens de manière fortuite en allant au marché, en allant faire nos courses. Donc, déjà c’est une chose qui est très importante pour nous. Cela nous permet d’être repérées.

Le local, cet ancien garage, c’est une forme de QG où nous proposons une certaine pédagogie. Cette présence régulière crée des habitudes, une fois sur l’autre les villageois viennent nous revoir. Ils savent que nous sommes là toutes les dernières semaines en fin de mois. Il s’agit donc vraiment d’un travail au long cours avec une confiance qui se crée au fur et à mesure et qui se consolide tout au long de l’étude. Ensuite, nous fédérons les énergies, nous développons tout un tas d’outils autour cette dynamique. Cela représente un important travail de communication. Du coup, comme nous nous sommes installés dans un garage, nous ce que nous aimons faire c’est raconter toute une histoire autour de ça. Par exemple, nous avons renommé le lieu en arrivant : « La Mécanique du Bourg ». Dès lors, dans nos communications, nous travaillons beaucoup autour de cette métaphore de la mécanique, nous proposons aux gens de voir ce qui se passe sous le capot de la ville. Nous recréons un univers : nous sommes en bleu de travail et les habitants nous appellent « les mécaniciennes ».

Fédérer des énergies va passer par des réunions que nous organisons : en fait, au fur et à mesure que l’étude avance, une partie de notre travail consiste aussi à repérer des porteurs de projets et essayer de voir comment les accompagner au mieux et comment faire en sorte qu’ils trouvent leur place dans un projet d’ensemble. Par exemple, ces personnes qui font parties de l’AMAP et de la Doume nous ont sollicitées assez tôt en nous disant qu’ils avaient, suite à la fermeture de la supérette en centre-ville, pour projet de réfléchir soit à créer un magasin de producteurs, soit un magasin géré par des consommateurs. En tout cas quelque chose qui propose à la vente des produits en vrac, des produits locaux et donc quelque chose qui n’existe pas encore à Sauxillanges.

Nous essayons de capter ce qui se passe dans l’air et de réunir les différents interlocuteurs porteurs de projets autour d’une table afin de voir comment passer à l’action. En huit mois, nous ne pourrons pas tout faire mais au moins nous pourrons amorcer des actions et planter des graines.

Vous faites appel à des intervenants extérieurs également ?

Par exemple, nous avons un partenariat avec le DASA, le Développement Animation Sud Auvergne, une association amie à qui nous avons demandé de faire délocaliser une action qui existe déjà. DASA est basé à Brioude et ils font de l’accompagnement aux porteurs de projets, c’est vraiment leur métier. Notre association, qui réunit des architectes, a plutôt vocation à s’occuper de l’aménagement de l’espace. Donc là, nous avons proposé à Marie du DASA de faire une permanence quand nous serions présentes. Et comme nous avions déjà identifié les projets en sommeil ou en attente on lui a calé des rendez-vous, sur toute une matinée, elle a ainsi pu rencontrer 5 ou 6 porteurs de projets et elle a enclenché un premier contact. Elle va pouvoir maintenant avancer avec eux et les accompagner plus loin puisqu’elle a les compétences pour parler de toute la partie économique, poser les problèmes et leurs envies et identifier ce dont les gens ont besoin. Elle a vraiment une méthode pour cela et du coup il y a eu une première permanence qui s’est tenue et qui a été très positive.

Et vous en tant qu’architecte, quel est votre diagnostic sur la ville de Sauxillanges ?

Nous avons fait 3 mois d’enquêtes partagées où nous avons embarqué des habitants avec nous pour élaborer un diagnostic et du coup l’étude que nous menons touche un ensemble de sujets très vastes. Le diagnostic est résumé en 6 carnets.

Les problèmes de circulation en ville est le sujet le plus frappant et la première chose dont le public nous parle. Ce qui se passe à Sauxillanges au niveau de la circulation est que le village n’a pas eu de grosses réfections de voiries depuis un certain temps : la voiture prend énormément de place que ce soit au niveau du stationnement ou de la circulation. Le diagnostic que nous en faisons est que certains axes sont très passants où clairement il n’y a pas d’aménagement pour les piétons ni pour les vélos. Il y a du coup des problèmes de sécurité, de bruit qui sont très compliqués.

Nous pensons que c’est donc la première action à mener : travailler à apaiser la circulation. Pourquoi ne pas créer une zone 30 sur l’ensemble du centre-ville. La manière que nous avons d’avancer est de proposer plusieurs scénarios. Nous avons donc proposé au niveau de la circulation, un scénario qui provoque un grand chamboulement où la voiture est vraiment très restreinte ou un scénario minimum où l’on fait quelques aménagements sur des endroits qui sont très dangereux, par exemple au niveau du château, à l’entrée de la rue des moines, il y a un resserrement, donc nous interviendrons sur des secteurs clés. Soit un scénario intermédiaire.

Que va-t-il se passer à la fin de votre intervention ?

A la fin de notre intervention, vu que nous abordons beaucoup de sujets et que nous devons proposer à la Commune une feuille de route avec toutes les actions à mettre en place dans les années qui arrivent, il va falloir que nous fassions un espèce de bilan financier et démontrer où mettre le paquet, et prioriser les choses.

Nous sommes dans une phase où nous explorons les possibles. Dans la troisième phase qui aura lieu de novembre à Janvier, nous allons commencer à concrètement mettre en place des actions avec l’équipe communale : qu’est-ce que l’on fait et où nous mettons le paquet ? Il se peut que nous mettions l’accent budgétaire sur la circulation parce qu’effectivement, il s’agit d’un gros problème.

Tous les scénarios que nous avons mis en place, nous les avons faits pour essayer de voir s’il y avait une chose qui ressortait, une direction et à l’heure qu’il est, nous ne pouvons pas dire qu’il y ait un scénario qui ait fédéré tout le monde. Le scénario « Village détendu » où Sauxillanges devient un peu un village dortoir (les habitants ne travaillent dans leur commune / ou travaillent tous hors de leur commune, ils sont très dépendants de la voiture) a retenu l’attention de certains habitants. Notre crainte à L’association est que ce scénario risque d’arriver si aucun projet ambitieux ne voit le jour ; c’est la tendance vers laquelle nous allons s’il n’y a pas d’action communale et citoyenne.

Cependant, le scénario au niveau du patrimoine constitue une véritable carte à jouer à Sauxillanges mais avec un bémol : les habitants ne veulent pas être un village mis sous cloche pour faire plaisir aux touristes.

Loire : La CoPLER et Eco-systèmes récupèrent les jouets d’occasion

Le 14 novembre 2016, par Thomas Fauveau

Du 21 au 25 novembre, durant la semaine de réduction des déchets et quelques jours avant Noël, la Communauté de communes du Pays entre Loire et Rhône (CoPLER) et Eco-systèmes organisent dans le département de la Loire (42) une grande collecte de jouets d’occasion dans le cadre de l’opération « Laisse parler ton Cœur ».

L’objectif de cette opération menée en partenariat avec les collectivités volontaires est de sensibiliser petits et grands au don et au réemploi. Donner un jouet inutilisé plutôt que de le jeter, prolonge sa durée de vie, participe à la réduction des déchets et permet de faire un geste solidaire à l’approche des fêtes de fin d’années !

Un site internet dédié www.laisseparlertoncoeur.org recense toutes les adresses où apporter les jouets jusqu’alors abandonnés dans les coffres et placards, pour leur offrir une seconde vie. Jouets électriques, électroniques, en bois, de construction, de société, peluches, poupées… Tous sont acceptés. 15 points de collecte seront déployés dans les écoles et collèges du département pour déposer ses jouets inutilisés (voir la liste sur le site Internet).

Un Noël solidaire

Les dons seront ensuite confiés à la communauté Emmaüs de Roanne Mably pour être triés, complétés ou réparés, avant d’être nettoyés. Ils seront ensuite vendus à petits prix, assurant les cadeaux de Noël des familles les plus modestes. Les jouets électriques ou électroniques non réemployables seront recyclés dans le strict respect des normes environnementales.

L’opération lancée en 2010, permet chaque année de collecter plusieurs hottes de jouets pour un Noël Solidaire. Elle participe au fort engagement d’Eco-systèmes auprès des acteurs de l’économie sociale et solidaire pour favoriser la réutilisation des appareils.