Le point sur la bourse au mérite qui vient d’être rétablie en Auvergne-Rhône-Alpes

Le 11 avril 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Lui-même titulaire d’un baccalauréat mention « Bien », Laurent Wauquiez n’aurait pas eu droit à la bourse qu’il a décidé de rétablir en faveur des élèves les plus méritants. En effet, celle-ci est destinée à tous les nouveaux bacheliers de la région obtenant la mention « Très Bien », sans condition de ressources.

Sous Charlemagne déjà, l’enseignement était en principe gratuit. Mais c’est au cours du XIXe siècle que l’on observe une évolution progressive vers la réelle gratuité. Auparavant, il revenait aux conseils municipaux de fixer le montant de la rétribution scolaire payée par les famille et de dresser la liste des familles qui en étaient exemptées. Les lois Jules Ferry votées en 1881-1882, instaurent l’école gratuite, l’instruction obligatoire et l’enseignement public laïque. Le secondaire restera toutefois payant jusqu’en 1933. Mais jamais il n’a été question de bourses au mérite pour les élèves. Seul le professorat secondaire et supérieur était presque gratuit grâce à ce type de bourses dans les années 1890.

C’est uniquement en 2009 qu’une bourse au mérite est mise en place pour les lycéens obtenant le bac avec la mention « très Bien ». Seulement 4 ans plus tard, et un changement de majorité survenu entre-temps, décision est prise par le ministère de l’Enseignement Supérieur de supprimer cette mesure. La mise en application a été effective à la rentrée 2014. Et ce malgré le tollé général du côté des étudiants et de la part de nombreuses associations. Le Gouvernement a avancé l’augmentation du nombre de mentions pour justifier cette suppression et expliqué vouloir privilégier les boursiers sur des critères sociaux. Face à la protestation, le Gouvernement a finalement reculé et rétabli cette bourse en 2015… mais divisée de moitié.

Le mérite, une valeur qui divise

Existerait-il un certain malaise entre la gauche et la valeur « mérite » ? Il semble bien que oui. Le mérite serait en définitive une « repoussante » idée de droite. Mais les choses ne sont pas si simples car la droite traditionaliste semble elle-même divisée sur le sujet. Le premier courant, qui privilégie l’excellence, assimile l’égalité des chances à la reconnaissance du mérite. Le président Pompidou, passé des classes d’un village du fin fond du Cantal à Normale Sup est un exemple typique de promotion sociale par l’instruction publique. Le second courant, technocratique, entend assurer la promotion scolaire du peuple à travers l’enseignement technique.

La nouvelle mesure prise par la Région va concerner tous les lycéens inscrits en formation initiale dans un établissement d’enseignement secondaire d’Auvergne Rhône-Alpes (centre de formation des apprentis, lycée public, ou privé sous contrat d’association avec l’État), dépendant du Ministère de l’Éducation Nationale ou du Ministère de l’Agriculture. Cette bourse au mérite régionale de 500 euros viendra se rajouter à la bourse nationale. Laurent Wauquiez, président du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, a déclaré que « face à une décision profondément injuste de la Ministre de l’Éducation nationale, il était très important de valoriser et récompenser les efforts accomplis par nos jeunes lycéens et de les accompagner dans les meilleures conditions dans leur parcours d’étude. » Cette mesure pourrait concerner jusqu’à 6 000 lycéens, ce qui représente donc une enveloppe globale de 3 millions d’euros.

Louis-Ferdinand Céline, le film : l’avis du biographe François Gibault

Le 08 avril 2016, par Marie Cartigny

Louis-Ferdinand Céline, sous-titré « Deux clowns pour une catastrophe » est un drame français réalisé par Emmanuel Bourdieu, sorti en mars 2016. Comme souvent, lorsqu’il s’agit de cet écrivain, les réactions sont à la fois passionnées et conflictuelles. Nous avons pu recueillir l’avis de François Gibault, biographe et exécuteur testamentaire de Céline.

Marie de Luze : François Gibault, merci d’accorder cette interview à PressNut.com. Quel regard portez-vous sur le film ?

François Gibault : pour résumer, je pense que dans ce film Céline n’est pas Céline et que Lucette est encore moins Lucette. Le plus réussi des trois c’est l’américain Milton Hindus, assez bien, assez juste. Céline est vociférant sans arrêt, il éclate de rire, il n’arrête pas de gesticuler, ce n’est pas du tout comme ça qu’était le personnage.

Marie de Luze : oui, pourtant, nous avons des images d’archives de Louis-Ferdinand Céline qui donnent une toute autre vision.

François Gibault : en effet. Il n’y a qu’à voir les prises de vues à Meudon des dernières années de l’écrivain. Il parle lentement. Dans le film, ce n’est pas le rire de Céline non plus. Le rire de Céline, c’était un rire entre les dents, un espèce de rire méchant, un rire à la Voltaire si vous voulez. Mais jamais Céline n’était en train de pousser des hurlements ou de gesticuler. On en a fait un espèce de fou vociférant alors que Céline était bien plus fin et bien plus fort.

Marie de Luze : que pensez-vous du jeu de Denis Lavant qui interprète Louis-Ferdinand Céline ?

François Gibault : je regrette car c’est un acteur excellent. Je le connais. Il ressemble à Céline en plus. Mais il a été mal dirigé. Ça, c’est évident. C’est une caricature de Céline.

« Je n’ai pas voulu montrer le film à la veuve de Céline »

Marie de Luze : qu’en est-il du personnage de la femme de Céline, Lucette Destouches ?

François Gibault : oh, et bien, dans le film, elle ressemble à Simone de Beauvoir. Elle n’a jamais été coiffée en noir comme ça avec un turban. Elle est habillée comme une ex-bonne-soeur. C’est un personnage froid. Pas du tout Lucette telle que nous avons pu la voir sur les photos prises à Korsør lors de l’exil au Danemark. Elle était habillée très librement avec des robes souples et elle ne se coiffait pas, là-bas, elle est toujours restée ébouriffée. Et si elle se coiffait, c’était pour mettre un chignon, pas un turban. Le personnage de Lucette est à contre-emploi.

Marie de Luze : en dehors de ces incohérences au niveau de certains personnages, que pensez-vous plus globalement du film ?

François Gibault : le film n’est pas mauvais. Les dialogues sont fort intéressants et les prises de vues très belles. Le décor est juste. Mais les deux personnages principaux sont ratés.

Marie de Luze : historiquement, la confrontation entre Céline et Milton Hindus est-elle exacte ?

François Gibault : c’est vrai que Hindus a aidé Céline qui lui avait demandé de venir lui rendre visite au Danemark. Au début, il avait une espèce d’enthousiasme pour ce jeune professeur. Mais Hindus n’avait pas vécu la guerre. C’est un choc entre deux personnalités, l’une qui a énormément vécu, connu beaucoup de choses et un jeune américain qui était en dehors de la guerre et qui arrive avec toutes ses illusions. De ce point de vue, le film est assez vrai. Je pense que c’est comme ça que ça s’est passé.

Marie de Luze : avez-vous montré le film à Lucette Destouches ?

François Gibault : non, non, je n’ai pas voulu bien sûr. J’ai un DVD chez moi, mais je n’ai pas voulu lui montrer. Ça la rendrait hors d’elle.

Marie de Luze : quelles nouvelles pouvez-vous nous donner de Lucette Destouches ?

François Gibault : elle est dans une forme assez bonne pour son âge. Elle a toute sa mémoire, toute son intelligence. Elle a gardé le sens de l’humour et à près de 104 ans, c’est exceptionnel !

A propos de François Gibault

François Gibault est l’auteur d’une biographie en trois volumes de Louis-Ferdinand Céline parue aux éditions Mercure de France. Sans doute la biographie la plus complète sur cet écrivain. François Gibault est également l’exécuteur testamentaire de Louis-Ferdinand Céline et l’avocat de sa femme, Lucette Destouches.

Où voir « Louis-Ferdinand Céline » (deux clowns pour une catastrophe) dans notre région ?

En région Auvergne Rhône-Alpes, le film est assez mal distribué. Il peut être visionné à Lyon au cinéma Opéra dans le 1er arrondissement. A Clermont-Ferrand, la prochaine séance est prévue le 11 avril au cinéma Le Rio, 178, rue Sous-les-Vignes.

La bande annonce du film :

Louis-Ferdinand Céline dans la vraie vie :

Le saint-nectaire s’invite dans les studios de France Culture

Le 07 avril 2016, par Marie Cartigny

Cécile Coulon, jeune et talentueuse romancière originaire de Clermont-Ferrand, ne peut écrire qu’avec de la musique, son « deuxième stylo » et, si possible, en mangeant du saint-nectaire. Son passage sur l’antenne de France Culture le 21 mars 2016 démarre par une dégustation de saint-nectaire. Belle entrée en matière pour parler de ce fromage d’Auvergne.

Personne n’a plus appelé son fils Nectaire depuis des lustres ! Et pourtant, ce saint existe bel et bien. Converti au christianisme, baptisé par l’apôtre Saint-Pierre, il ne s’appelle plus Ypace mais Nectaire. Il fut ordonné prêtre et participa avec Baudime et Auditeur à l’évangélisation de la Limagne d’Issoire aux Monts Dore, à la fin du IIIème siècle. De cette époque, il reste un joyau roman : l’église de Saint-Nectaire, dans le village éponyme. Le bourg qui compte aujourd’hui 728 habitants est (osons le mot) mondialement connu pour ses producteurs de fromages.

Avant d’élucider le mystère de la provenance de ce fromage d’Auvergne Rhône-Alpes, laissons nous saliver et parler fabrication ! Pour faire un bon saint-nectaire, il faut 13 à 14 litres de lait cru, transformé immédiatement après chaque traite. Il faut également 4 à plus de 8 semaines d’affinage sur de la paille de seigle, avec des frottages réguliers à l’eau salée. Une fois que la croûte a pris sa couleur gris orangé, le fromage est prêt à être dégusté par Cécile Coulon sur France Culture. Mais aussi ailleurs puisque le saint-nectaire est la première AOC fermière de France en volume.

Pas bon le savaron…

Où peut-on trouver les vaches laitières ? Exclusivement sur la zone d’appellation, à savoir à cheval sur les départements du Puy-de-Dôme et du Cantal. L’aire d’appellation du saint-nectaire, la plus petite d’Europe avec seulement 1 800 km2, se situe sur les terres des Monts Dore à une altitude comprise entre 800 et 1 500 mètres. Attention à ne pas confondre le saint-nectaire avec le savaron qui n’est qu’une pâle copie inventée par l’administration française en 1945 pour tromper son monde.

Mais revenons aux origines du Saint-Nectaire qui, historiquement, se situent au 17ème siècle : après la signature du traité de paix entre la France et l’Espagne, le Maréchal Henri II de Sennecterre, est fait Gouverneur de Metz et Vic de l’Evêché de Verdun. En 1666, Louis XIV érige la baronnerie de la Ferté Saint-Nectaire en Duché-Prairie. Henry II de Sennecterre se consacrera alors à la promotion du fromage qui porta, dès lors, le nom de cette illustre famille auvergnate.

Écoutez Cécile Coulon sur France Culture :

Auvergne Rhône-Alpes : fusion des Régions et éruption du tourisme ?

Le 05 avril 2016, par Marie Cartigny

Le rassemblement des régions Auvergne et Rhône-Alpes a eu pour conséquence l’émergence d’une nouvelle entité administrative. Il se trouve que ce nouvel ensemble est devenu de fait la deuxième région touristique de la première destination mondiale.

Lyon, seconde capitale économique après Paris est une destination attractive pour les étrangers. En témoigne la Fête des Lumières qui a accueilli lors de sa 16ème édition, en 2014, plus de 3 millions de personnes venues du monde entier. On imagine les rues étroites de Lyon grouillantes et embellies par les jeux de lumières… On imagine seulement, car la fête prévue pour 2015 a été reportée au mois de décembre 2016 en raison des attentats survenus le 13 novembre dernier à Paris. La Ville de Lyon a souhaité ainsi faire acte de résistance et de solidarité.

Et l’Auvergne dans tout ça ? Est-ce un nouvel eldorado pour le patrimoine français ? L’ancienne région Rhône-Alpes saura t-elle réussir la fusion et tirer parti des terres auvergnates, terres d’aventure et de patrimoine ? L’ancien Conseil régional d’Auvergne avait pour slogan sur son site : « La région juste et grande ». Les responsables du tourisme auvergnats ont même réussi à attirer les rédacteurs du célèbre guide touristique australien « Lonely Planet » pour leur faire visiter l’un des plus beaux villages de France, Montpeyroux. Ce guide de voyage a ainsi hissé l’Auvergne au 6ème rang mondial des régions incontournables à visiter !

Jugez par vous même de l’extrême extase dans laquelle le « Lonely Planet » fût plongé en lisant cet extrait : « L’Auvergne, sixième région du classement, est un joyau méconnu, avec ses vallées glaciaires et ses sommets volcaniques. Elle se réinvente pour mieux accueillir les voyageurs (activités de plein air, ambitieux projets artistiques…), le tout sans céder une once à son charme rural. »

Un nouvel eldorado touristique ?

Conscient de cette attractivité, Laurent Wauquiez, président de la nouvelle Région Auvergne Rhône-Alpes, s’est engagé, aux côtés de la mégalopole lyonnaise, à dynamiser l’ensemble du parc touristique en Auvergne. Ceci génère déjà des emplois grâce, notamment, au thermalisme auvergnat. Avec 20 milliards d’euros de consommation touristique, 138 000 emplois directs et 180 millions de nuitées, Auvergne Rhône-Alpes est la deuxième région touristique de la première destination mondiale.

Le tout est de trouver une cohésion à ce nouvel ensemble. Ainsi, des thématiques d’excellence telles que la pleine nature, le thermalisme et la pleine santé ou encore les stations de montagne constitueront le cadre d’intervention privilégié de la Région en matière d’investissements. Une réflexion sur l’accompagnement en faveur des hébergements sera menée dans les semaines à venir.

En parallèle, la fusion des deux Comités Régionaux de Tourisme (CRT) Auvergne et Rhône-Alpes est prévue pour mi-2016. Ce rapprochement permettra de disposer d’une plateforme performante au service des destinations infra régionales, dont l’Auvergne qui bénéficiera toujours d’une promotion ad hoc. Le projet finalisé en faveur de l’économie touristique régionale sera ensuite présenté aux partenaires concernés début septembre pour une entrée en vigueur le 1er Janvier 2017.

Reste que je ne peux n’empêcher de me souvenir de ces paroles de ma chère grand-mère : « Marie, ne dites jamais à quel point l’Auvergne est belle, sinon tout le monde va vouloir venir. »

Le mouvement « Nuit Debout » s’implante à Lyon

Le 05 avril 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Avis aux insomniaques révolutionnaires ! Après Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse c’est au tour de Lyon d’appeler à la mobilisation ce mardi 5 avril 2016 pour un rassemblement à partir de 18h00 sur la place Mazagran.

Le collectif « Nuit Debout », né à Paris dans le sillage de la contestation de la Loi El Khomri (ou ce qu’il en reste), semble vouloir essaimer dans tout l’hexagone. Composé de citoyens engagés, d’intermittents, de syndicalistes, d’étudiants et parfois même de lycéens, ce rassemblement informel souhaite prendre de l’ampleur au point de, pourquoi pas, venir s’inscrire dans la continuité de mouvements nés dans différents pays européens comme « Occupy » ou encore « les indignés de la Puerta del Sol » apparu en 2011 à Madrid.

Pour le moment les revendications sont floues. Elles dépassent en tout cas largement les oppositions à la loi travail pourtant à l’origine de la contestation. Chose intéressante, le revenu universel fait partie de ces revendications. Très à la mode en ce moment, le sujet fait largement débat au sein de l’Europe. Certains pays comme la Finlande l’on même déjà programmé pour novembre 2016, date à laquelle chaque citoyen recevra la somme de 800 € par mois. Les Pays-Bas vont le tester dans plusieurs villes et la Suisse se prononcera dans le courant de cette année.

Férinel, tous propriétaires à la montagne !

Parmi les autres revendications du collectif « Nuit Debout » figurent le droit au logement, la démocratie directe ou encore le plafonnement des hauts-revenus. Le mouvement s’appuie largement sur les idées du collectif « Convergence des Luttes », né de la dynamique du documentaire satirique « Merci Patron ! » réalisé par François Ruffin. Dans ce film, Bernard Arnault, ancien promoteur immobilier Férinel reconverti dans le luxe, se voit subtilement délesté de 40 000 € par un couple du nord au chômage. Là réside sans doute toute la symbolique des tensions sociales actuelles.

Quoi qu’il en soit, les réseaux sociaux s’agitent fortement. On ne compte plus les pages Facebook, Twitter, Tumblr et même les chaînes YouTube dédiées au mouvement. Dans notre région, Le compte Twitter @NuitDeboutLyon compte déjà 856 abonnés et tweet à tout va.

(Vidéo) Hollywood prépare un remake du film « Papillon »

La Région Auvergne Rhône-Alpes compte nombre d’illustres personnages. L’ardéchois Henri Charrière en fait partie. Ce bagnard, sans doute l’un des plus célèbres, a conté ses aventures dans le best-seller « Papillon » vendu à plus de 13 millions d’exemplaires. Une adaptation cinématographique de 1973 réunissait à l’écran Steve McQueen et Dustin Hoffman. Aujourd’hui, un remake est en préparation à Hollywood. PressNut a rencontré Vincent Didier, le biographe d’Henri Charrière.

Leonardo DiCaprio à l’affiche ?

D’après nos informations, c’est la maison de production Red Granite Pictures qui a racheté en Suisse les droits pour tourner un remake du film de 1973. Les deux associés de Red Granite Pictures, Riza Aziz et Joey McFarland, ont déjà produit « Le loup de Wall-Street » avec dans le rôle principal Leonardo DiCaprio. Le remake de « Papillon » sera réalisé par le Danois Michael Noer, d’après un scénario signé Aaron Guzikowski. Les acteurs pressentis pour reprendre le rôle tenu par Steve McQueen dans le film original sont Brad Pitt, Leonardo DiCaprio et Johnny Depp. Le producteur Joey McFarland a laissé entendre qu’il aurait une préférence pour voir le personnage d’Henri Charrière interprété par Leonardo DiCaprio. Reste à savoir si l’agenda de l’acteur le permettra.

La légende de « Papillon »

Henri Charrière embarque le 29 septembre 1933 à bord du bateau-cage le La Martinière, direction Cayenne. Il a été condamné aux travaux forcés à perpétuité pour un meurtre qu’il niera toujours avoir commis. Le doute subsiste encore aujourd’hui sur cette affaire.

Henri Charrière n’a qu’une idée en tête : la cavale. Il réussit à s’évader une première fois le 5 septembre 1934 et après un périple de plusieurs mois sur l’océan, il s’échoue en compagnie d’un camarade sur les côtes colombiennes. Malheureusement, la Colombie et la France possèdent des accords d’extradition et c’est le retour vers le bagne le 30 mai 1935 où il est condamné à la réclusion dans les cellules de l’île Saint-Joseph. C’est sans doute là, au fond de cette minuscule case dans laquelle il croupira durant deux ans, qu’il faut chercher l’origine de la prolixité (certains diront la mythomanie) d’Henri Charrière. Cerné par la solitude, l’obscurité et le silence, il s’évadera par la pensée, il repensera à son enfance, voyagera, vivra des aventures. Et ces aventures sont celles qu’il racontera plus tard dans son livre, « Papillon ou le chemin de la pourriture ».

Sorti de la réclusion et après encore huit ans passés au bagne, notamment sur l’île du Diable rendue célèbre par Dreyfus, cette fois c’est la bonne : Henri Charrière s’évade et après une escale de plusieurs mois en Guyane anglaise, il rejoint Caracas en 1946. Il a 40 ans, un lourd passé derrière lui, mais il est enfin libre et il décide de refaire sa vie et de devenir un citoyen respectable.

En à peine 3 mois et 13 cahiers d’écoliers, il écrit son livre. Reste à trouver un éditeur. Ce sera chose faite lorsque le manuscrit tombera dans les mains de Robert Laffont qui déclarera : « Si ce livre ne devient pas un best-seller, je ne m’appelle plus Robert Laffont ». La suite est connue. Le succès du livre est fulgurant puisqu’il atteint déjà un million d’exemplaires trois mois seulement après sa parution. C’est la vraie renaissance pour Henri Charrière. La chrysalide s’est bien transformée en papillon. Il va parcourir le monde, donner des centaines d’interviews. Sans que jamais le succès ne lui monte à la tête. Il restera toujours fidèle à sa femme Rita. Quatre ans après la sortie de « Papillon », Henri Charrière est un homme célèbre. Mais il décède seulement quelques mois plus tard, le 29 juillet 1973. Henri Charrière est enterré au petit cimetière de Lanas, en Ardèche, au côté de sa mère.

Vincent Didier, gardien de la mémoire

Vincent Didier est l’auteur de « Papillon libéré », une biographie complète d’Henri Charrière éditée en novembre 2006 par la Fontaine de Siloé. Cette Maison d’édition régionale basée à Montmélian est spécialisée dans les livres d’histoire. L’ouvrage de Vincent Didier a été préfacé par Robert Laffont en personne, l’éditeur d’Henri Charrière. Il a reçu le Prix Villard du Conseil Général de l’Ardèche en 2007.

Vincent Didier est par ailleurs le dépositaire des archives privées d’Henri Charrière et de son épouse Rita. La photo de Papillon qui illustre cet article a été prise en 1973 à Caracas et n’avait jamais été publiée jusqu’à présent.

Papillon Libéré – La Fontaine de Siloé – ISBN 2842063449 et 9782842063443

 

La Région fait de l’apprentissage sa priorité et maintient son soutien aux CFA, au plus près de leurs besoins

Le 02 avril 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Stéphanie Pernod-Beaudon, Vice-présidente à la Région Auvergne Rhône-Alpes, déléguée à la formation professionnelle et à l’apprentissage, s’est rendue depuis janvier à la rencontre de plusieurs centres de formations d’apprentis (CFA) sur le territoire, et souhaite réaffirmer le soutien de la Région à l’apprentissage, « voie royale » vers l’emploi. « Il est primordial que nous fassions d’Auvergne Rhône-Alpes une région leader en matière d’apprentissage » insiste-t-elle.

La Région Auvergne Rhône-Alpes entretient un dialogue fort et de qualité avec chaque CFA afin de connaître au plus précis les spécificités et la qualité pédagogiques, ainsi que la situation financière de chacun des établissements du territoire. La réforme de la taxe professionnelle de 2014 a eu pour effet d’augmenter les ressources autres que régionales de certains CFA. En 2015, les 60 CFA du territoire rhônalpin ont ainsi perçu plus de 10 M€ supplémentaires de taxe d’apprentissage et l’évolution de l’activité économique et de la masse salariale permet d’estimer une collecte de taxe d’apprentissage globalement aussi bonne en 2016.

Par cette connaissance pointue des établissements, de leur environnement et de leurs particularités, la Région Auvergne Rhône-Alpes est en mesure d’apporter à chaque CFA un soutien financier correspondant à ses besoins de fonctionnement et à la réalisation de ses projets. Cela permet également, dans un rôle de péréquation, de soutenir plus fortement les CFA qui attirent structurellement moins de taxe d’apprentissage que ceux qui en ont des recettes importantes.

Un fort investissement dans les CFA

Cette connaissance de la performance des CFA grâce à des indicateurs qualitatifs et quantitatifs permet à la Région de gérer de manière efficiente le soutien à l’apprentissage : elle renforce son attention concernant la qualité de la formation et le suivi des apprentis, et conditionne une partie des financements à l’atteinte des objectifs régionaux en la matière.

Les marges de manœuvre ainsi dégagées vont permettre à la Région Auvergne Rhône-Alpes d’accroitre son effort en faveur de l’investissement dans les CFA et pour le développement de l’apprentissage (préapprentissage, problématique du transport, hébergement et restauration des apprentis, promotion de l’apprentissage…)

« La Région Auvergne Rhône-Alpes s’appuie sur l’effet levier de la réforme de la taxe d’apprentissage : les CFA renforcent leur autonomie grâce à la perception de recettes autres que régionales et la Région renforce son action de péréquation entre les CFA et garantit son effort pour le développement de l’apprentissage sur des actions qualitatives et d’avenir. » résume Stéphanie Pernod-Beaudon. « Notre soutien à l’apprentissage reste indéfectible. »

Les vins d’Auvergne Rhône-Alpes présents sur les étapes du Tour de France 2016 dans notre Région

Le 02 avril 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Profitant de la présentation du Critérium du Dauphiné à l’Hôtel de Région ce jeudi 31 mars, Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, a organisé une rencontre entre Christian Prudhomme, le Directeur du Tour de France, et des représentants du Comité Vins Rhône-Alpes, afin de discuter des modalités de la présence de nos viticulteurs et de leurs produits sur le Tour de France.

A l’occasion de cette rencontre, née de l’incompréhension du partenariat conclu entre ASO et les vins chiliens, Laurent Wauquiez a appuyé la proposition avancée par le Comité Vins Rhône-Alpes, visant à mettre en avant, au départ de toutes les villes étapes, l’œnothèque Auvergne Rhône-Alpes représentant tous les vignobles de la région, sur la base d’un fil rouge « paysages et oenotourisme », avec une animation dégustation organisée par les vignerons locaux (interprofessions et/ou syndicats d’appellation).

Un élément patrimonial fort

Cela permettra de valoriser la grande richesse et la diversité de nos vins régionaux en insistant sur l’offre oenotouristique variée. Une proposition qui a aussi le mérite de rappeler qu’on peut communiquer intelligemment sur le vin, qui est un élément patrimonial fort, tout comme nos paysages qui sont l’âme de notre région, sans entraîner les gens dans la consommation excessive d’alcool. Une animation spécifique distincte sera en outre organisée par Inter Rhône sur l’étape de Bourg-Saint-Andéol qui promet d’être un temps fort de l’édition 2016 de la Grande Boucle.

Christian Prudhomme a réaffirmé les engagements pris au Salon de l’Agriculture devant les représentants de la filière viticole, à savoir d’offrir la possibilité, dans le respect de la législation française, de mettre en avant les vins français dans l’ensemble des espaces réceptifs du Tour de France.

Des échanges particulièrement intéressants et constructifs pour Laurent Wauquiez qui a fait part de sa satisfaction de « pouvoir profiter de l’exceptionnelle vitrine que constitue le Tour de France pour valoriser et sublimer nos vins d’Auvergne Rhône-Alpes, qui, tout comme la Grande Boucle, font l’âme et l’identité de notre région et de notre pays ».

Un séminaire de formation à la médecine thermale en Auvergne

Le 02 avril 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Les 6 et 7 avril prochains, aura lieu pour la première fois un séminaire de formation à la médecine thermale dans les stations de Vichy, Châtel-­Guyon et Royat.

Un Diplôme Inter-­Universitaire de médecine thermale

Ce séminaire coordonné par les Professeurs Hérisson, Bignon et Coudeyre fait partie intégrante du DIU (Diplôme Inter-­‐Universitaire) « Pratique médicale en station thermale » proposé dans le cadre de la formation à la médecine thermale.

Ce Diplôme Inter-­Universitaire mis en place par l’Université de Médecine de Montpellier est réalisé en collaboration avec les Universités de Toulouse 3, Nancy 1 et Grenoble 1. Il s’adresse avant tout aux internes de médecine générale et autres spécialités en dernière année de DES et aux titulaires du diplôme de docteur en médecine. Le Professeur Hérisson du CHU de Montpellier en est l’enseignement responsable.

Les objectifs de la formation sont d’acquérir une formation de base permettant l’exercice médical en station thermale, de connaître les bases de la thérapeutique thermale, ses indications, ses contre-­indications, son évaluation et ses résultats ainsi que de développer une capacité à prescrire et à surveiller un programme de soins en cure thermale.

Pour la première fois, un séminaire de médecine thermale en Auvergne

Cette formation comprend des séminaires dans les stations thermales et pour la première fois, à l’initiative du Pr Yves-­‐Jean Bignon du Centre Jean Perrin de Clermont-­Ferrand, un séminaire de formation aura lieu en Auvergne les 6 et 7 avril. Ce séminaire est également ouvert aux médecins thermaux de la région Auvergne qui souhaitent y participer.

Le programme complet du séminaire est consultable en cliquant ici