Nouvelle vie – Nouveau départ à Clermont-Ferrand

Le 16 mars 2017, par Eric Loszycer

Une réclame pour un nouveau prêt bancaire ou une agence d’intérim ? Et bien non, pas cette fois-ci. Imaginez plutôt que tous vos objets condamnés à passer par la case poubelle parce que défectueux revivent comme par enchantement. Un petit miracle qui en plus ferait de vous un petit écolo sans le moindre effort. Elle est pas belle la vie ? Explications.

Cette résurrection toute laïque s’appelle Je Recycle Parc.
Il s’agit d’une association qui porte un projet de « ressourcerie ». Derrière cette dénomination un peu étrange se cache l’objectif de recycler nos vieux biens de consommation afin de leur rendre leur lustre d’antan.

Dans la boutique du 32 avenue Édouard Michelin à Clermont-Ferrand, 6 salariés et une quinzaine de bénévoles s’activent à réparer des objets défectueux pour les revendre à des tarifs solidaires. Le but n’est pas de faire un bénéfice le plus élevé possible mais de favoriser le réemploi. Fringues, mobiliers, les budgets les plus modestes peuvent trouver leur bonheur. Par exemple en ce moment, la boutique vend des cafetières à 2 euros ou des grille-pains à 5.

Damien Langlois, l’administrateur de Je Recycle Parc que nous avons interviewé précise que cette activité économique citoyenne oriente sa démarche en 4 actions : « Premièrement on fait de la collecte de déchets de particuliers, deuxièmement on répare, troisième étape on fait du réemploi de déchets à travers la boutique solidaire et enfin on fait des actions de sensibilisation à l’environnement.
La pollution qui ne cesse de gagner du terrain trouve là un adversaire de taille. En effet, le réemploi des objets favorise la diminution drastique des émissions carbone.

Cette ressourcerie du quartier de la gare revendique une dimension sociale très affirmée. Elle travaille en étroite collaboration avec le Conseil départemental du Puy-de-Dôme. Elle organise des ateliers. Des groupes de personnes suivies par les services sociaux participent à des activités de réparation et d’entretien. Une action que Damien Langlois, qualifie de « re-sociabilisation ». Il ajoute que la boutique « œuvre aussi avec des organismes de formation dont elle accueille les stagiaires sur des thématiques d’économie solidaire ».
Il faut dire qu’avec la mise en place de normes européennes et l’évolution des mentalités, le réemploi s’inscrit très bien dans l’économie de demain qu’est l’économie circulaire.

La dimension culturelle n’est pas oubliée. Des expositions auront lieu dans la boutique Je Recycle Parc. La semaine du 20 mars, plus d’une quinzaine de créateurs clermontois prendront des objets dans la boutique, les transformeront et en feront de nouvelles créations. Vous l’aurez compris, avec de l’imagination tout est réalisable.

Allez donc y faire un tour. La boutique est ouverte du mardi au samedi de 14h à 19h. Particuliers et professionnels y sont les bienvenus.

Plus de renseignements ici.

Lancement de la start-up Yoyo : pour plus de recyclage et moins de pollution à Lyon 9ème

Le 02 février 2017, par Marie Cartigny

8 millions de tonnes de plastiques sont déversées chaque année dans les océans, l’urgence est donc d’agir contre la pollution des plastiques en ville. Le mouvement du Yoyo dont le fer de lance est « zéro déchet et tout le monde y gagne » a démarré à Bordeaux en décembre 2016 dans l’hyper-centre et à Lyon dans les quartiers socialement difficiles de la Duchère et de Saint-Rambert. A présent, la jeune start-up se lance dans le 9ème arrondissement de Lyon, avec l’aide de nombreux partenaires.

Yoyo : mode d’emploi

En seulement quelques clics, un internaute peut s’inscrire comme trieur sur la plateforme Yoyo. Il choisit un référent trieur – le Coach – qui habite à côté de son domicile.

Le Coach prend contact avec le nouveau trieur. S’ensuit une rencontre avec celui-ci qui le sensibilise aux consignes de tri et lui fournit des sacs de tri étanches et numérotés qui lui serviront à trier le plastique PET qu’il consomme, à son rythme (bouteilles d’eau, de jus, de soda…).

Le trieur remplir ses sacs Yoyo et une fois pleins, va les déposer chez son Coach près de chez lui. Ce dernier les enregistre et le compte du trieur est crédité en points.

Les sacs sont ensuite récupérés par la logistique et sont directement recyclés en boucle courte (sans passer par un centre de tri).

Les points obtenus en triant peuvent être échangés sur la plateforme www.yoyofrance.com contre des récompenses proposées par les villes et entreprises partenaires : les bailleurs sociaux (Lyon Métropole Habitat, Grand Lyon Habitat, SACVL…), la Métropole de Lyon, le Cinéma Pathé Vaise, l’Olympique Lyonnais et la Maison de la Danse.

Les objectifs en 2017

– 5 millions de bouteilles plastiques récupérées ;
– 40 000 trieurs ;
– 10 villes Yoyo ;
– 3500 m2 de fonte de glace arctique évitée.

Selon Eric Brac de La Perrière, président et fondateur de la plate-forme, « Yoyo réconcilie le plaisir d’agir pour l’intérêt général et celui d’être reconnu pour cette bonne action. Il rend caduc l’opposition engagement collectif et retour individuel. Grâce à cette plate-forme, on se fait du bien tout en développant le recyclage. C’est ce qu’il faut retenir, car à la fin, on veut tous lutter contre la pollution. »

Avec RISO, les bonnes pratiques éco-responsables se partagent à Lyon

Le 06 janvier 2017, par Marie Cartigny

Reconnu dans le monde de l’impression pour ses innovations technologiques au service de l’environnement, RISO FRANCE prend de la hauteur et convie les entreprises au sommet de la Tour Oxygène à l’occasion du RISO Eco’Pass. C’est le 17 Janvier 2017, de 8h à 20h au Skyroom ONLY LYON, Tour Oxygène, 10-12 Boulevard Marius Vivier Merle à Lyon qu’aura lieu cet événement. Générant un chiffre d’affaire de plus de 60 millions d’euros, RISO FRANCE est un acteur majeur du rayonnement économique international de la région Auvergne-Rhône-Alpes. 

ONLY LYON valorise ses pépites locales pour faire rayonner la capitale des Gaules à l’international. C’est dans cette logique qu’est né, depuis janvier 2015, ce partenariat avec RISO FRANCE.

Un parcours initiatique à l’écologie

L’espace d’une journée, RISO FRANCE, en partenariat avec ONLY LYON, propose un parcours initiatique à l’écologie afin de partager ses bonnes pratiques en matière de développement durable. Trois ateliers participatifs seront proposés autour des thèmes suivants:

– L’énergie à travers le défi du Batak afin de sensibiliser à l’art d’allier vitesse et économie d’énergie.
– La pollution au travail via une démonstration des bénéfices de l’impression à froid, garantie d’un environnement sans émission d’ozone.
– La gestion des consommables avec la présence d’ELISE, partenaire de RISO FRANCE depuis le mois de septembre 2016, qui présentera son dispositif de recyclage pour les papiers de bureau.

A l’issu du parcours, les participants recevront un « diplôme de bonnes pratiques écologiques ». Fort de ses participations à la COP 21 à Paris en 2015 et cette année à la COP 22 à Marrakech, RISO FRANCE souhaite ainsi sensibiliser et partager ses convictions auprès des entreprises de plus en plus concernées par le développement durable.

RISO FRANCE poursuit donc son développement sur tous les marchés où le papier est essentiel en proposant des solutions toujours plus écologiques et plus économiques pour répondre aux exigences de performance des organisations », revendique Fabrice Sposito, Directeur Général de RISO FRANCE

RISO FRANCE, un partenaire stratégique pour ONLY LYON

La filiale France du groupe japonais RISO a rejoint la démarche ONLY LYON, qui accueille donc un partenaire privé aux nombreuses possibilités de collaboration à l’international. Un partenaire qui compte à Lyon et dans le monde.
Implantée à Lyon depuis plus de 20 ans, RISO FRANCE est la plus importante filiale du groupe RISO, présent dans plus de 150 pays. L’ensemble des salariés de ce siège France basé à Lyon bénéficie pleinement à la fois de la dynamique économique de Lyon et de leur groupe japonais, qui connaît un très fort développement depuis sa création en 1946.
Pour Fabrice Sposito, Directeur Général de RISO FRANCE, « l’attractivité de Lyon n’est plus à démontrer pour nous, et RISO FRANCE contribue quotidiennement à son rayonnement… jusqu’au Japon. C’est pourquoi nous sommes heureux et fiers de rejoindre le réseau des partenaires d’ONLY LYON afin de contribuer à la promotion dudynamisme économique Lyonnais au niveau international. »

Des perspectives communes

RISO FRANCE est le 13ème partenaire privé à investir dans la démarche ONLY LYON. Pour Lionel Flasseur, Directeur du Programme ONLY LYON, « RISO FRANCE est une nouvelle illustration des ressources incroyables dont nous pouvons bénéficier à Lyon. Bien que discrète dans sa communication jusqu’alors, RISO FRANCE est une PME dynamique et performante, qui a fait le choix de Lyon depuis longtemps pour son siège France. Nous nous réjouissons de pouvoir collaborer avec les équipes de Fabrice Sposito et du groupe RISO car nous avons déjà en vue de nombreuses opportunités communes au service de la promotion de Lyon, notamment au Japon, l’un des marchés prioritaires pour Lyon ».

EcoDDS pose ses bidons, bouteilles et pots de peinture géants dans les grandes agglomérations

Le 28 septembre 2016, par Marie Cartigny

EcoDDS a lancé depuis le 20 septembre une grande opération dans toute la France, pour sensibiliser au tri des déchets chimiques ménagers. Plus d’une dizaine de dates ont été programmées pour aller à la rencontre du grand public – petits et grands – et lui demander d’acquérir les bons gestes pour limiter l’impact des déchets chimiques sur notre santé et notre environnement. Entre le 20 septembre à Marseille, le 23 à Lyon et le 12 octobre à Tours, des pots géants de peinture usagés ou des bouteilles géantes de white-spirit, ont été ou seront placés dans des lieux clés des grandes villes capables de les accueillir pendant 48h.

Ces événements ont été mis en place de septembre à octobre dans différentes villes : déjà pendant 48h, des structures gonflables géantes représentant des contenants de produits chimiques (pots de peinture, bidons) ont fait leur apparition Place Carnot, à Lyon les 23 et 24 septembre 2016. Chaque structure gonflable portait un message, sur un ton direct et amusant, pour inciter à apporter ses déchets chimiques en déchetterie. L’objectif était de générer une puissante réaction de la part des Lyonnais quant au contraste déchets/beauté du lieu. Des hôtesses présentes toute la journée ont rappelé les bons gestes pour se débarrasser de ce type de déchets et ont distribué des brochures avec les adresses des déchetteries les plus proches.

D’autres dates : Paris le 30 septembre et le 1er octobre, La Villette, espace Kiosque à musique, Tours les 11 et 12 octobre, Place Jean Jaurès

Pierre Charlemagne, Directeur Général d’EcoDDS précise : « Les beaux jours sont une saison importante pour les bricoleurs. Notre opération s’inscrit en conclusion de ceux-ci, non pour marquer la fin de l’été mais plutôt pour rappeler qu’il ne faut pas se débarrasser de ses fonds de produits n’importe où ni n’importe comment et surtout ne pas les mélanger. La poubelle d’ordures ménagères classique et à bannir. Nous souhaitons favoriser le dépôt en déchetteries par des opérations ludiques comme celles-ci en rappelant des messages simples mais importants pour la protection de notre environnement. »

Qu’ils soient vides, souillés ou avec un reste de contenu, les déchets chimiques ménagers ne devraient pas se retrouver dans la poubelle ni les canalisations. Il est conseillé de les apporter en déchetterie ou dans des points de collecte ponctuelle, si possible dans leur emballage d’origine. Ils nécessitent de ce fait une prise en charge spécifique et sécurisée. Jeter les produits chimiques usagés dans les poubelles « classiques » présente plusieurs inconvénients : ils polluent les autres déchets qui pourraient être revalorisés, détériorent l’environnement sur le long terme et présentent un risque pour la santé.

Des structures gonflables géantes représentant des contenants de produits chimiques (pots de peinture, bidons) feront leur apparition dans des lieux synonymes de nature ou de beauté, tels que les parcs, les jardins, les fronts de mers, les cours de musée, etc. Chaque structure porte un message : « Pas besoin de tourner autour du pot, pour les déchets chimiques direction la déchetterie », « Il faut déposer ses déchets chimiques en déchetterie sinon c’est bidon », « Pas besoin d’avoir de la bouteille pour déposer ses déchets chimiques en déchetterie ». L’objectif est de générer une puissante réaction de la part des Français quant au contraste déchets/nature et d’encourager les gestes éco-citoyens.

Plus d’informations : www.ecodds.com

Les bocaux Le Parfait attirent les bobos

Le 10 juin 2016, par Marie Cartigny

A l’heure où Monsanto est à nouveau mis sous les feux des projecteurs, Médiapart titre un de ses articles « Enfin Monsanto va être poursuivi pour crimes contre l’humanité ». A l’heure où le Professeur Henri Joyeux traite Ducan de « du con », sur une chaîne à grande audience, tout en faisant la promotion de son nouveau livre : « Changer votre alimentation », la célèbre marque Le Parfait file depuis 20 ans le grand amour avec tous les néo-bobos et bobos d’aujourd’hui. Point de départ d’une success-story à la française, oups à l’auvergnate…

« Il y a 15 ans, on prenait un petit peu pour des sauvages ceux qui disaient non à la mal bouffe », s’exclame Christian Pradel, directeur commercial et marketing France pour la marque Le Parfait. Il faut dire que le succès d’une année dépend en grande partie du temps. La vente de bocaux est le meilleur baromètre pour décrypter les meilleures saisons. « Nous avons plus que doublé le chiffre d’affaires des bocaux en plus de 20 ans. Nous avons eu un accident ou deux, mais la courbe moyenne est toujours en progression », explique Christian Pradel. Quand il parle d’accident, il s’agit bien sûr d’un caprice de la nature telle que la terrible canicule de 2003. Parce que cette année là, à partir du mois d’août, les jardins n’ont plus été arrosés, toutes les tomates (entre autre) étaient grillées. Il manquait donc des matières premières à mettre dans les bocaux.

Christian Pradel s’amuse à dire qu’il fait un métier de paysan : « Nous vendons des bocaux bien entendu mais nous vendons d’abord un service. Le service c’est la capacité à chacun de faire ses propres conserves. Autrement dit, si vous n’avez pas de fruits et légumes, si vous avez une grippe aviaire, une fièvre porcine, si vous n’avez pas la matière première pour faire des conserves, Le Parfait fait une mauvaise année. » Pour autant, la marque vend chaque année 20 millions de bocaux.

Un conditionnement vieux comme le monde et moderne à la fois

La tendance est au verre parce que c’est beau et que cela décore bien une cuisine mais pas seulement. L’engouement pour le verre tient également du fait que ce produit regroupe plusieurs aspects écologiques non négligeables : le verre est sûrement le matériau le plus sain et le plus naturel au monde. C’est aussi le plus vieil emballage du monde avec la porcelaine à l’époque et depuis toujours, le verre a existé pour contenir les aliments et les liquides. Le verre est recyclable à 100% et à l’infini, rien ne se perd. « Vous prenez 1 kg de verre, vous le faites fondre, vous aurez à nouveau 1 kg de verre. Cela demande malgré tout l’énergie qu’il faut pour le faire fondre. », explique Christian Pradel. Le verre conserve le goût des produits : le verre est parfaitement neutre au goût et d’un point de vue chimique c’est donc le meilleur emballage comparativement au métal ou au plastique qui n’est pas étanche.

J’ai pris le soin, en bonne bobo que je suis, d’énumérer tous les avantages à se mettre à la cuisine bio… Le bocal, c’est une conservation inerte : ça n’a pas besoin d’énergie. Le bocal est presque indestructible : on se le repasse de génération en génération. Autre intérêt : c’est que le bocal conserve les aliments sans énergie, outre l’énergie de la cuisine. C’est anti-gaspillage : vous avez un cerisier de saison ; or 90% des cerises ce sont les oiseaux qui les mangent et si vous savez faire des confitures, vous vous donnez la peine de les ramasser et vous pouvez faire vos propres conserves – cela peut être au sirop, à l’alcool, en marmelade etc… Et donc vous ne perdez pas, vous faites un produit pour le conserver et le consommer ou pour l’offrir ou pour le donner. C’est aussi un côté acheté main : c’est au cœur de la saison, que vous avez les produits les moins chers. Par exemple, à la fin de la saison, les cageots d’abricots ne coûtent presque plus rien, c’est à ce moment là que vous les achetez et que vous faites vos propres conserves. Cela permet de faire des économies si on est malin, si on sait acheter au bon moment et que l’on conserve.

Christian Pradel est confiant quant à l’avenir de la marque : « j’ai juste à faire prendre conscience aux gens de tout l’intérêt que l’on a à reprendre en main son alimentation, à faire soi-même ses conserves, redonner le goût au parents de faire eux-même leurs compotes, leurs purées et leurs soupes. Dans un bocal, il n’y a pas trop de sel, pas trop de sucre, il n’y a pas de conservateur, pas d’exhausteur de goût. Juste ce que nous y mettons à l’intérieur : du naturel. »

Valdi : une réponse forte au recyclage des piles au cœur de la France

Le 31 mai 2016, par Rédaction AuvergneRhôneAlpes.info

Créé il y a 190 ans, le site de Commentry en Allier était tout d’abord dédié à la verrerie puis à l’aciérie avant de se spécialiser dans les aciers rapides durant les années 1950 avec Erasteel. Fort de cette haute technicité, le site de Commentry vit actuellement une étape majeure de son évolution en accueillant Valdi qui vient compléter ses activités. Le recyclage des piles, catalyseurs pétroliers et oxydes métalliques permettra au site d’avoir sur place une partie de ses matières premières pour la fabrication de ses aciers rapides. Dès 2017, Commentry aura la plus forte capacité de traitement en Europe reposant sur la pyrométallurgie (à savoir la fusion des piles, à haute température), seule technologie qui assure 100 % de valorisation des métaux issus des piles usagées.

Le recyclage des piles : une chance pour l’Allier, un enjeu en France

Actuellement, environ 38 % des piles intègrent le circuit du recyclage. 30 % sont mises de côté dans les foyers et le reste est encore mis en décharge. Atteindre 45 % de collecte des piles commercialisées en Europe, tel est l’enjeu actuellement posé par la directive européenne transposée en France en 2009.

Pour Emmanuel Toussaint Dauvergne, directeur général de SCRELEC, un des 2 éco-organismes chargé de la collecte des piles, « Valdi est un site pilote. Le recyclage des piles en France doit être majoré, plutôt que de faire partir les piles en Espagne. Valdi, par son expertise et son ingénierie, permettra de recycler français, dans de grands volumes ». Une préoccupation partagée par les SICTOMs présents lors de la visite : « Il est important pour nous que les déchets soient traités dans l’Allier : cela permet de réduire les temps de transport. Et plus largement, c’est bénéfique pour tous avec la création d’emplois : on est en plein dans l’économie circulaire » explique Sylvain Petit-Jean du SICTOM Sud Allier.

Valdi : un apport éco-responsable et social

Sur les 20 hectares du site, quasiment tous les espaces sont réaménagés, transformés pour accueillir des équipements dédiés au recyclage des piles. Dès son étude par les équipes d’Erasteel, l’ensemble des composantes environnementales a été pris en compte. 40 % du budget total des travaux est consacré à la maîtrise et à la réduction des impacts liés au bruit, aux poussières ou pouvant toucher l’eau.

A titre d’exemple, le bassin de rétention des eaux, en amont de la station d’épuration qui traitera l’ensemble des eaux du site, est dimensionné avec de grandes marges de sécurité pour permettre de réguler la sortie des eaux en milieu naturel, de s’adapter aux niveaux d’étiage de la rivière et donc de préserver son éco- système. « Pour un tel site, au cœur du recyclage et de l’économie circulaire, bénéficiant de l’expertise du groupe ERAMET, il nous semblait nécessaire d’aller plus loin, au-delà des obligations réglementaires » indique Raphaël Baret, chef de projet en charge de l’implantation de Valdi à Commentry.

Un article AuvergneRhoneAlpes.info