Lyon / Villeurbanne – Solidarité : Semaine du Don en Nature

Le 20 mars 2017, par Marie Cartigny

Depuis huit ans, l’association l’Agence du Don en Nature œuvre de manière innovante en faveur de la lutte contre l’exclusion. En 2016, elle a collecté trois millions de produits neufs non alimentaires auprès d’un réseau de 130 entreprises partenaires. Ces dons ont ensuite été commandés en ligne par 750 associations et redistribués à 900 000 personnes en situation de précarité. Alors que 66% des Français sont prêts à offrir un produit neuf non alimentaire lors de leurs achats sur Internet, selon une étude OpinionWay, l’Agence du Don en Nature souhaite sensibiliser le grand public aux dons de produits de première nécessité à travers l’opération « 1 like = 1 don » sur les pages Facebook de six entreprises partenaires et à travers des manifestations sur l’ensemble du territoire, lors de la Semaine du Don en Nature du 20 au 25 mars 2017.

Agir contre l’exclusion par le don de produits

Alors que 83% des Français se déclarent généreux, ils sont 74% à soutenir une association ou un projet. Parmi les actions soutenues, le don de produits aux associations est pratiqué par 52% des personnes interrogées suivies par des dons financiers (47%), le bénévolat (39%) et le crowdfunding (12%). Cette étude révèle également l’appétence des Français à de nouvelles formes de solidarité. En effet, 66% des personnes interrogées se disent prêtes à faire un don de produits de consommation courante lors de leurs achats sur Internet et un Français sur cinq est même prêt à le faire de manière certaine.

Une Association innovante

L’Agence du Don en Nature a placé le numérique au cœur de son modèle. Souhaitant aujourd’hui sensibiliser le grand public aux dons de produits non alimentaires, elle organise avec le concours des laboratoires Bioderma, d’Electrolux, professionnel des laboratoires Pierre Fabre – Klorane, de Gemo, Mustela et SEB, l’opération « 1 like = 1 don » sur Facebook du 20 au 25 mars 2017. Le grand public est ainsi invité à se rendre sur les pages des partenaires et à aimer le visuel de l’association afin qu’un produit lui soit redistribué. Cette opération s’inscrit dans les opérations de sensibilisation aux dons de produits en ligne menées par l’Agence du Don en Nature depuis un an comme le développement du panier partage. Testé sur Amazon en mars 2016, il est actif sur Greenweez (groupe Carrefour), numéro 1 des courses bio sur Internet, depuis septembre 2016. Le panier partage permet d’ajouter à son panier d’achat un produit de première nécessité et de l’offrir à l’Agence du Don en Nature.

Les événements à venir

Parmi les manifestations, l’association organise mardi 21 mars à Lyon à 10 h 00 (Centre d’hébergement – 69 rue de Cuire), un atelier « renouer avec l’estime de soi » en partenariat avec L’Oréal et l’association Alynéa. Et à Vénissieux à 18 h 30 au Centre d’entraide Pain de Sarepta (11 Avenue de la République) sera organisée une conférence sur le don en nature et présentation du bilan d’activité de l’Agence du Don en Nature, en présence de Christian Ringuet, Président de l’Agence du Don en Nature et avec le témoignage d’entreprises et d’associations partenaires.

Pour plus d’informations, veuillez cliquer ici.

L’Hôpital Privé Jean Mermoz de Lyon et l’Ostéobanque d’Auvergne sensibilisent au don de tissus dans le traitement des accidents de ski

Le 24 février 2017, par Marie Cartigny

Alors que la saison de ski bat son plein, avec la zone A qui débute ses vacances d’hiver, gare aux accidents ! En effet chaque année, on en dénombre pas moins de 150 000, que ce soit pour les skieurs amateurs ou professionnels… Et dans ce dernier cas, les accidents peuvent être spectaculaires, comme le prouve la chute du skieur français Valentin Giraud Moine, qui a subi une luxation des 2 genoux le mois dernier. Pris en charge conjointement, dans le cadre d’un partenariat public-privé, par l’Hôpital Privé Jean Mermoz de Lyon (groupe Ramsay Générale de Santé) et le CHU Clermont-Ferrand, le skieur a pu bénéficier d’une greffe de tissus. L’occasion de rappeler l’importance du don de tissus qui reste encore trop confidentiel en France aujourd’hui.

150 000 accidents de ski chaque année [1]

Chaque année, on comptabilise 150 000 accidents de skis. Parmi ceux-ci, la moitié touche des membres inférieurs. 29 % sont des entorses du genou, 15 % sont des ruptures du ligament croisé antérieur et 8,5 % concernent d’autres lésions du genou. Si les ruptures des ligaments croisées antérieurs, bien que spectaculaires, peuvent être traitées via des greffes prises sur les patients eux-mêmes, dans certains cas d’accidents sportifs plus graves (ou d’accidents de la route), cela ne suffit pas.

C’est l’exemple du skieur professionnel Valentin Giraud Moine, qui a connu le mois dernier une luxation bilatérale des genoux, avec 3 ligaments touchés sur un genou et 4 sur l’autre, rendant impossible une simple autogreffe sans fragiliser l’ensemble des genoux. Accueilli en urgence à l’Hôpital Privé Jean Mermoz de Lyon, il a pu être pris en charge de façon efficace dans le cadre d’un partenariat public-privé, grâce à une greffe de tissu permise par la banque de tissus du CHU Clermont-Ferrand.

Le don de tissu, encore trop confidentiel mais primordial

Si la France commence à s’intéresser au don d’organes, avec 5 746 greffes d’organes réalisées en 2015 [2] et la Loi sur le consentement présumé entrée en vigueur au 1er janvier 2017, le don de tissus reste quant à lui encore beaucoup trop confidentiel, avec seulement une soixantaine de prélèvements effectués en 2015.

Or, le don de tissus – os, tendons, artères, ménisques, ligaments, valves cardiaques, etc. – est tout aussi important que le don d’organes. Il permet de traiter les tumeurs osseuses ou accidents de la route avec perte de substance osseuse, ainsi que les accidents sportifs sévères touchant les tendons, ligaments ou ménisques…

[1] Association Médecins de Montagne, 2015-2016

[2] Agence de la biomédecine

Lyon : La Tony Parker Academy fait entrer L’ASVEL et le basket français dans une nouvelle dimension

Le 23 février 2017, par Eric Loszycer

« Come to our academy and get a job », voilà comment Tony Parker a lancé son institution qui doit former à Lyon, l’élite du basket.

Il aurait également pu pasticher la célèbre formule de l’Oncle Sam : « I want you for the TP Academy ». Le quadruple champion NBA accueillera les premières graines de champion en septembre 2018. La Tony Parker Academy est un concept sorti tout droit de l’imagination du meneur des San Antonio Spurs.

L’objectif est de former des basketteurs de niveau international et de préserver l’avenir de ceux qui n’arriveront pas à devenir des sportifs professionnels. Cette nouvelle institution prend ses quartiers du côté de Gerland à Lyon. Surtout elle s’inscrit dans un partenariat avec l’ASVEL, le club de basket 18 fois champion de France situé à Villeurbanne.

9 académiciens sur 10 ne passent pas professionnels

Le déclic a eu lieu les nombreuses fois où Tony Parker a constaté que ses collègues sportifs moins talentueux ou victimes de blessures tombaient vite dans la misère faute de clubs et d’alternatives. Et l’ex-capitaine de l’équipe de France ne se voile pas la face. Il reconnaît volontiers que sans doute 9 académiciens sur 10 ne passeront pas professionnels à la fin du cursus. Pour permettre à ces sportifs de rebondir, Tony Parker a fait entrer le groupe Adéquat dans cette formation. Spécialisé dans le recrutement et l’intérim, cette entreprise va accompagner les sportifs dans leur insertion sur le marché du travail. Un contrat de naming a même été signé.

Une somme de plusieurs dizaines de millions d’euros pour parrainer cette académie

Le président délégué de l’ASVEL Gaëtan Müller évoque à demi-mot une somme de plusieurs dizaines de millions d’euros pour parrainer cette académie. La formation a d’ailleurs été rebaptisée « la Tony Parker Adéquat Academy ».

Philippe Guichard, président du Directoire du groupe Adéquat précise même qu’à ce niveau ce type d’association est une première mondiale. Niveau infrastructure : le pôle sportif comprendra trois terrains de basket, une résidence étudiante de 400 chambres sur un campus de 14.000m2. Si pour la première année, l’académie accueillera 20 élèves aussi bien des filles que des garçons, elle en prévoit 100 l’année suivante. Pour les apprentis les plus modestes, 25% d’entre eux pourront bénéficier d’une bourse au mérite. 1500 stagiaires pourront aussi y tester leurs aptitudes lors de camps de vacances.

Éric Loszycer

Lyon : la banquette de son combi Volkswagen est prise d’assaut !

Le 13 février 2017, par Marie Cartigny

Une expérience vintage proposée par Kriss

Tout le monde en voiture et c’est parti pour une escapade à Lyon, à bord d’un combi Volkswagen des années 1950 ! Nostalgie des années seventies quand tu nous tiens : né en 1950, le combi a incarné des années durant la liberté, le Flower Power, l’île de White, et les aventures au bord des plages, la guitare à la main. Avant d’être un symbole de la génération hippie, il a été aussi le compagnon indéfectible des artisans et des transports en tous genres, dans sa version pick up ou fourgon.

Christophe Royet alias Kriss, le fondateur, vous propose de vous faire découvrir la ville de Lyon. Sillonner l’ancienne capitale des Gaules au rythme d’un Combi. Ce véhicule atypique renaît de ses cendres puisque le 20 Décembre 2013, le groupe Volkswagen a décidé d’arrêter la production du Kombi au Brésil. Une page se tourne… mais pas complètement ! En effet, pour immortaliser un moment de découverte dans Lyon, ville des Lumières, Christophe a l’idée géniale de transformer l’un de ses combis en selfie-bus…

My Little Kombi : une ville, un concept et des dizaines de possibilités

My Litte Kombi, c’est aussi le savoir-faire et le savoir-être d’un lyonnais de souche, porteur d’une véritable culture et d’un amour de sa ville. Christophe Royet, créateur du projet, a pour cela suivi une formation lui délivrant la licence « capacité professionnelle de transport de personne », et le tout dans un esprit seventies qui attire à la fois les sourires et la curiosité des passants, l’identité et la richesse de la ville de Lyon, le croisement de deux mondes pour satisfaire les particuliers comme les professionnels.

Alors que Lyon est la deuxième destination française du tourisme d’affaires, My Little Kombi offre des prestations très adéquates pour le tourisme des entreprises avec des solutions pour tous les déplacements professionnels, l’événementiel, les salons et les congrès.

Pour contacter Christophe et avoir la chance de s’assoir à l’arrière, c’est ici.

Rhône : Établissement Français du Sang cherche donneurs

Le 09 février 2017, par Eric Loszycer

Aujourd’hui les besoins en sang et en plaquettes sont très loin d’être comblés. Le docteur Vincent Bost, responsable des prélèvements du Rhône dresse un constat alarmant.

De combien de poches de sang en réserve avez vous besoin ?

Docteur Vincent Bost : Pour la région Rhône-Alpes-Auvergne, nous avons besoin de 1400 dons par jour. Beaucoup de donneurs sortent de nos fichiers pour des raisons médicales, il faut donc un gros renouvellement.

Quelle est la durée de conservation des produits sanguins ?

Dr V.B : On parle de trois produits essentiellement. Le premier ce sont les globules rouges, il s’agit de sang total et la durée de conservation est de 42 jours. On récupère aussi des plaquettes plus fragiles dont la durée de conservation n’est que de 5 jours et le plasma se conserve environ un an congelé.

Est-ce qu’il y a des groupes sanguins dont la pénurie est plus grande ?

Dr V.B : Je dirai plutôt qu’il y a des groupes sanguins qui sont plus facilement distribuables. C’est le AB+ qui est le plus utile pour la transfusion de plasma pour des raisons de complémentarité entre les globules, les antigènes et les anticorps présents chez chaque donneur.

Pouvez-vous rappeler à quoi servent les plaquettes ?

Dr V.B : Les plaquettes interviennent comme un élément qui va permettre de juguler une hémorragie dans le sens de réparer les plaies des vaisseaux. De temps en temps, il ne suffit pas de remplir en remettant du volume avec des globules rouges ou du plasma qui sont les transporteurs d’oxygène. Il faut aussi des plaquettes pour stopper l’écoulement de sang.

La période des vacances de février est-elle une période où les besoins en don du sang augmentent ?

Dr V.B : Avec les vacances, les gens donnent moins. De plus avec la grippe ou la gastro-entérite, le nombre de donneurs se réduit et la pénurie est plus grande. Notre objectif est de fidéliser les donneurs afin qu’ils viennent régulièrement.

Quelles indications donnez-vous avant une prise de sang ?

Dr V.B : Il ne faut venir que lorsque l’on se sent en pleine forme. Le point principal c’est l’hydratation. On enlève un volume sanguin ou plasmatique. Mieux on compense après la prise de sang et meilleur est la tolérance. Les gens n’ont pas souvent la notion des volumes d’hydratation qui sont nécessaires pour compenser une poche de sang qui fait aux alentours d’un demi litre.

Propos recueillis par Éric Loszycer

Si les lecteurs d’AuvergneRhôneAlpes.info veulent donner leur sang, ils peuvent se rendre dans l’établissement français du sang de leur région. Celui du Rhône se situe 3 cours Charlemagne à Lyon. La précaution est de venir bien hydratée. La Maison du don est ouverte du lundi au vendredi de 8h à 19h et le samedi de 9h à 13h.

Lancement de la start-up Yoyo : pour plus de recyclage et moins de pollution à Lyon 9ème

Le 02 février 2017, par Marie Cartigny

8 millions de tonnes de plastiques sont déversées chaque année dans les océans, l’urgence est donc d’agir contre la pollution des plastiques en ville. Le mouvement du Yoyo dont le fer de lance est « zéro déchet et tout le monde y gagne » a démarré à Bordeaux en décembre 2016 dans l’hyper-centre et à Lyon dans les quartiers socialement difficiles de la Duchère et de Saint-Rambert. A présent, la jeune start-up se lance dans le 9ème arrondissement de Lyon, avec l’aide de nombreux partenaires.

Yoyo : mode d’emploi

En seulement quelques clics, un internaute peut s’inscrire comme trieur sur la plateforme Yoyo. Il choisit un référent trieur – le Coach – qui habite à côté de son domicile.

Le Coach prend contact avec le nouveau trieur. S’ensuit une rencontre avec celui-ci qui le sensibilise aux consignes de tri et lui fournit des sacs de tri étanches et numérotés qui lui serviront à trier le plastique PET qu’il consomme, à son rythme (bouteilles d’eau, de jus, de soda…).

Le trieur remplir ses sacs Yoyo et une fois pleins, va les déposer chez son Coach près de chez lui. Ce dernier les enregistre et le compte du trieur est crédité en points.

Les sacs sont ensuite récupérés par la logistique et sont directement recyclés en boucle courte (sans passer par un centre de tri).

Les points obtenus en triant peuvent être échangés sur la plateforme www.yoyofrance.com contre des récompenses proposées par les villes et entreprises partenaires : les bailleurs sociaux (Lyon Métropole Habitat, Grand Lyon Habitat, SACVL…), la Métropole de Lyon, le Cinéma Pathé Vaise, l’Olympique Lyonnais et la Maison de la Danse.

Les objectifs en 2017

– 5 millions de bouteilles plastiques récupérées ;
– 40 000 trieurs ;
– 10 villes Yoyo ;
– 3500 m2 de fonte de glace arctique évitée.

Selon Eric Brac de La Perrière, président et fondateur de la plate-forme, « Yoyo réconcilie le plaisir d’agir pour l’intérêt général et celui d’être reconnu pour cette bonne action. Il rend caduc l’opposition engagement collectif et retour individuel. Grâce à cette plate-forme, on se fait du bien tout en développant le recyclage. C’est ce qu’il faut retenir, car à la fin, on veut tous lutter contre la pollution. »

Les nouveautés sur Mahana Lyon 2017

Le 30 janvier 2017, par Marie Cartigny

Du 10 au 12 février 2017, Mahana Lyon donnera le coup d’envoi à la préparation des vacances de printemps et d’été en réunissant les principaux acteurs du tourisme à la Halle Tony Garnier. Tour-opérateurs, distributeurs, offices de tourisme, hébergeurs, transporteurs ou prestataires de service… auront pour mission de proposer aux visiteurs un panel de destinations et d’activités adaptées et de les conseiller pour parfaire la conception de leur séjour.

Pour accompagner les visiteurs dans leurs recherches, Mahana Lyon présentera de nouveaux espaces thématiques. Ainsi, les Séjours linguistiques réuniront des offres dédiées aux jeunes mais aussi aux adultes qui souhaitent parfaire leur connaissance des langues.

Mahana Lyon a créé cette année Le Kiosque des conseillers. Cette offre gracieuse proposera aux visiteurs, dont le budget voyage est supérieur à 3000 €, des rendez-vous sur le salon avec des experts qui les informeront et les guideront dans leur choix. Les rendez-vous pourront être pris en amont sur le site internet du salon.

Entièrement renouvelé, l’Espace Tendance et Innovations présentera des entreprises dont les services originaux accompagneront les voyageurs avant et pendant leur séjour.

Pour le côté festif, en plus du Forum où se succéderont des nombreuses animations, le salon fera un focus quotidien sur une destination : 1 Jour / 1 Destination. D’ores et déjà, peuvent être annoncés Cuba, le samedi 11 février, et les États-Unis, le dimanche 12 février. Une belle occasion pour découvrir la culture, les folklores et la gastronomie de ces pays.

Mahana Lyon accueillera de nouvelles destinations, à l’instar de Cuba, des Bahamas et de l’Iran. Les États-Unis accueilleront sur leur stand commun de nouveaux partenaires (offices de tourisme, agences de voyages…). Pour découvrir l’Afrique, les visiteurs rencontreront des agences réceptives spécialistes de ces destinations qui rejoignent Mahana Lyon cette année (Kilidove Tours and Safaris et Coach African Spots).

Ils découvriront aussi des réseaux d’hôtellerie de plein-air en France (Camping Cap’a et Ciela Village).

Pour plus de renseignements sur ce Salon du Tourisme, veuillez trouver le programme ici

Gros plan sur un jeune scénariste-réalisateur lyonnais : Étienne Husson

Le 24 janvier 2017, par Marie Cartigny

A quelques jours du Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand qui se déroulera du 3 au 11 février 2017 et où seront diffusés les 50 films présélectionnés pour le Grand Prix du Jury au Festival International, nous sommes allés à la rencontre d’un jeune réalisateur lyonnais, qui avec son équipe a tourné un court-métrage de 140 secondes : « Je suis la loi du marché », le 4 novembre 2016, pour participer au Festival Nikon film.

Étienne Husson a un parcours un peu particulier. Dès le collège et au lycée, le jeune homme choisit l’option cinéma ; son goût pour le 7ème art est déjà très prononcé. Il approfondit ses connaissances en obtenant une licence en cinéma à Lyon et s’est lancé en tant qu’intervenant dans un centre social où il a proposé d’animer des ateliers cinéma. Cette expérience a été enrichie par un voyage en Algérie pour donner un atelier cinéma. Ce périple lui a certainement donné le goût des sciences sociales et humaines et dès lors il entreprend des études d’anthropologie à la faculté tout en faisant du cinéma en dehors, en montant des projets de courts-métrages, en étant dans des festivals, en étant actif dans le milieu professionnel du cinéma avec l’Association Entre Les Mailles.

« Pour moi, le cinéma est un médium et l’anthropologie est une science sociale, ce qui nous permet de réfléchir et puis apprendre des méthodes pour faire du terrain. »

Ce jeune réalisateur très actif explique son désir de faire de l’anthropologie en ces termes : « L’anthropologie m’a parlé parce que dans le cinéma tout comme dans l’écriture, ce sont les films avec des points de vu subjectifs sur le monde qui m’intéressent et du haut de mes 18 ans, quand j’ai commencé à réaliser, ce que j’écrivais était un peu fade. Il me manquait tout un travail de recherche : quand on parle d’un sujet, il est impératif de bien le connaître. En anthropologie, du point de vu de la méthode, il y a tout un travail de recherche de terrain qui se fait. On reste longtemps sur un terrain et c’est comme ça que j’avais envie de faire de la recherche. J’aime bien l’échange et faire des recherches purement bibliographiques sur un sujet ce n’était pas quelque chose qui m’intéressait. J’avais envie de faire des expériences autour d’un sujet et ensuite retranscrire ces expériences à travers un film. »

 » Je suis la loi du marché »

Le court-métrage « Je suis la loi du marché » raconte l’histoire d’un entretien d’embauche avec une personne noire et un DRH qui lui explique que ce n’est pas possible de l’embaucher parce qu’il ne correspond pas à l’image de l’entreprise en raison de sa couleur de peau. Il y a une discrimination. Après c’est une femme qui arrive et là on sent bien que cela va être aussi discriminatoire sauf que la personne noire avait un peu un profil de premier de la classe, assez sage. Le DRH lui explique que ce n’est pas possible et il ne se rebelle pas, il ne dit rien. A l’opposé, la femme qui rentre dans le bureau a beaucoup plus de tempérament. Elle va prendre le contre pied de ce que dit le DRH à chaque fois et elle va s’en sortir. Elle va obtenir le poste parce qu’elle ne va pas avoir de complexe d’infériorité où le DRH aurait pris la position de force.

Ce qui intéressait Étienne Husson sur ces entretiens d’embauche, est de réfléchir sur le cliché du rapport de force et dans le film le rapport de force s’inverse : comment on transforme ce rapport de dominant/dominé en un rapport plus égal. Il n’y a pas forcément un dominateur et un dominant. Le réalisateur s’exprime sur son court-métrage : « Il y a pas mal de fantasmes en terme d’idées pré-construites autour des entretiens d’embauche et c’est vrai que je voulais faire un court-métrage dessus. Celui-ci est de l’ordre de la comédie grinçante dans le sens où il y a un DRH qui représente Goliath et, en face de lui, il aura une candidate qui représente un peu David. Or, on a du plaisir parce que David gagne contre Goliath, un homme qui n’a pas de souci à être discriminant. Les petits gagnent les méchants avec à côté une morale dans le film qui est que Sabrina, la candidate va utiliser les armes du DRH pour obtenir le poste, pour convaincre. Mais on peut se poser la question suivante : avec quelles armes elle se bat ? À court terme, c’est efficace. Mais à long terme, est-ce que cela ne légitime pas certains clichés ? Et puis finalement, en rentrant dans ce jeu-là, est-ce qu’elle n’est pas en train d’accepter les règles et d’accepter le système ? »

Regardez le court-métrage d’Etienne Husson en cliquant ici