Les 31 Étoiles du design 2017 à la Biennale Internationale Design de Saint-Étienne

Le 07 février 2017, par Marie Cartigny

Le 16 décembre 2016, les Étoiles du design 2017 ont été décernées à 31 réalisations parmi les 137 en compétition cette année. Organisée à la Cité de la Mode et du Design à Paris, la cérémonie a été l’occasion pour les différents acteurs du design français et de l’industrie de se retrouver et d’échanger sur le rôle majeur du design comme source de différenciation et de croissance.

Découvrez vite les Étoiles du design 2017 ainsi que son exposition itinérante à Saint-Étienne du 9 mars au 9 avril 2017 !

Conçue pour voyager en région, cette exposition partira à la rencontre des amateurs de design et d’innovation en 2017. Autant d’occasions de valoriser les innovations et les designers français. La première exposition ayant eu lieu à la Galerie du VIA à Paris du 16 décembre au 24 janvier 2017 poursuit sa route et fera escale à la Biennale Internationale Design de Saint-Étienne du 9 mars au 9 avril 2017. Cette tournée permettra à un plus large public de découvrir le design, ses facettes, ses atouts. Chacune de ces destinations pourra être un moment d’échanges auquel les entreprises et designers pourront participer.

La 10ème Biennale Internationale Design Saint-Étienne : réflexion sur les mutations du travail

La Biennale Internationale Design Saint-Étienne fêtera sa 10e édition pendant un mois, du 9 mars au 9 avril 2017. L’édition 2017 proposera une réflexion sur « Les mutations du travail » :
– Le travail est l’une des préoccupations majeures de notre société, il était jusqu’à présent rémunérateur et statutaire.
– Les formes traditionnelles de salariat semblent évoluer au point de disparaître partiellement ou de se transformer radicalement avec l’apparition d’un tout-numérique.
– La culture-travail est infusée dans toutes les strates de notre société, organisant espaces de vie et relations sociales.

La Biennale 2017 s’installe au cœur de la problématique des mutations du travail. Elle sera l’occasion de dresser un bilan approfondi, d’ouvrir des perspectives alternatives, spéculatives et créatives à travers le regard singulier que porte le design sur ce changement de société. Elle se constituera en vaste champ d’expérimentation sur le territoire de Saint-Étienne, sur lequel l’empreinte industrielle est encore très prégnante : comment un tel territoire peut-il être en synergie avec ces nouvelles formes d’activités et même créer de façon pérenne de nouvelles infrastructures capables d’accueillir ces évolutions ?

Le cinéma itinérant à l’ère du numérique

Le 27 juin 2016, par Marie Cartigny

Nous gardons tous une image un peu folklorique du cinéma dans les zones rurales : une salle des fêtes avec des chaises et des bancs mis en place à l’occasion pour accueillir les villageois, une caméra 35 mm projetant sur une toile blanche des films à succès et les bruits des spectateurs (rires, éternuements…) et ceux des sièges faisant grincer le sol. L’esprit de la fête au village quand les projections sont programmées reste présent même si, depuis 2013, les bobines et les galettes ont été remplacées par des projecteurs numériques derniers cris.

Le cinéma itinérant dans la région lyonnaise existe depuis plus de 30 ans. L’idée est venue de plusieurs passionnés de cinéma qui, devant la difficulté de se déplacer pour aller au cinéma, ont proposé aux habitants grâce à des projecteurs 35 mm, des séances dans les villages tous les 15 jours. Ce circuit comprend 3 cantons : le canton de Saint-Laurent-de-Chamousset, le canton de Chazelles-sur-Lyon, et quelques villages du canton de Saint-Symphorien-sur-Coise.

Le succès croissant de l’association Ciné Monts du Lyonnais depuis 2013 est principalement dû à l’offre CINENUM du Centre National du Cinéma et de l’Image animée (CNC) dont elle a bénéficié. Les caméras numériques 2K, NEC NC 900 C ont remplacé les bobines. Ce succès vient aussi du fait que le cinéma est proposé à un public en milieu rural qui se déplace très difficilement, surtout pour les personnes âgées ou à mobilité réduite parce qu’elles ont peu de moyen. Le cinéma itinérant est peu cher : les places sont à 4€50 pour les adultes et 3€ pour les enfants jusqu’à l’âge de 16 ans.

Le Ciné Monts du Lyonnais a su tirer son épingle du jeu

Cette proposition commerciale peu coûteuse est possible grâce aux 110 bénévoles qui se mobilisent pour accueillir dans leurs villages une programmation cinématographique. Ce bénévolat se fait en partie grâce à un animateur-formateur, salarié de l’Association, Joël Sela. Les bénévoles des différents cantons sont donc formés pour l’accueil, la projection, le rangement et la circulation du matériel d’un point à un autre. Face à cette volonté de promouvoir l’activité culturelle dans les zones rurales, des dotations cantonales sont accordées à l’association. Pour ce qui est des subventions, en dehors du Festival Ciné-Filou qui a lieu pendant les vacances de la Toussaint, le cinéma les a vus fondre au fur et à mesure de son développement.

Cependant, même si les budgets se sont réduits comme peau de chagrin, le Ciné Monts du Lyonnais a su tirer son épingle du jeu grâce au matériel de projection numérique portable. Et oui ! Contrairement, aux salles de cinémas, qui, elles, se sont équipées de projecteurs numériques 4K, plus lourds et statiques, l’association a décidé de fonctionner avec des NEC 900 en 2K. Le Ciné Mont du Lyonnais est devenu également prestataire vidéo extérieur : depuis un an maintenant, des demandes de projections exceptionnelles pour des clients ont démarré. L’association devient ainsi prestataire pour des projections à la demande en fonction de certains événements, dans certains cadres, dans certains lieux autour de Saint-Étienne Métropole qui lui a demandé, l’an dernier dans le cadre du développement durable d’organiser une projection autour du film « Des abeilles et des hommes ». Cette année, l’association a été sollicitée pour renouveler l’opération durant le mois de juin.

Il y a eu également des projections à Lyon l’été dernier pendant lesquelles l’association a été sollicité pour les festivités de « Tout le monde dehors », de juillet à août 2015, pour assurer des projections plein-air sur les places de Lyon. Les films maintenant existant de moins en moins en 35 mm, l’association a ce petit quelque chose en plus à offrir. L’arrivée du numérique dans les villages a eu pour effet d’offrir aux habitants une programmation plus importante et plus large… Bref, que du bonheur pour les pupilles des villageois !